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DEEP PURPLE - Perfect Strangers (1984)
Par DARK SCHNEIDER le 12 Février 2014          Consultée 3887 fois

DEEP PURPLE nous avait donc quitté en 1976 à l'issue d'une tournée au final pathétique. Le split était couru d'avance : une partie du public leur avait déjà tourné le dos et les carrières de RAINBOW et GILLAN promettaient du lourd (et l'on ne fut pas déçu). Mais DEEP PURPLE restait un groupe de légende, surtout concernant le line-up Mark 2. Nombreux étaient donc ceux qui rêvaient d'un retour de cette formation, et au diable les incompatibilités d'humeur entre Blackmore et Gillan !

Si Blackmore menait très bien sa barque et venait de sortir un "Bent Out Of Shape" d'excellente facture, il n'en était pas de même pour Gillan qui faisait désormais n'importe quoi (mettre un terme à son excellent groupe solo pour chanter chez BLACK SABBATH, vous le croyez vous ?). Les maisons de disques et autres managers aux dents longues poussèrent les deux têtes de cochons à enterrer la hache de guerre, fleurant le bon coup commercial. Blackmore sentait déjà depuis un bail que l'herbe serait plus verte avec le Pourpre Profond plutôt qu'avec son Arc-en-ciel, l'espoir de gagner quelques brouettes de biftons supplémentaires suffirent à le convaincre de saborder son propre navire, emmenant bien sûr avec lui le père Glover (toujours dans les bons coups celui-là) ! Du côté de Lord et Paice, réduits à jouer les guests de luxe dans leurs groupes respectifs, la partie était gagnée d'avance.
Le DEEP PURPLE de légende fut donc de retour en cette année 1984, clairement LA reformation de la décennie, la plus attendue, un événement immanquable pour n'importe quel fan de Hard. Les espérances étaient énormes vis-à-vis de ce père fondateur, alors que l'époque voyait un déferlement de groupes de Hard, de Heavy, de Speed, tous largement inspirés par le Pourpre.

"Perfect Strangers" est donc la nouvelle offrande de cette légende ressuscitée. Et ça commence fort, très fort, "Knocking At Your Backdoor" est une entame de choix ! Le groupe opte pour une intro qui fait monter la pression, à l'instar de celle de "Speed King" d'illustre mémoire, sauf qu'ici il ne s'agit pas de la guitare en ébullition de Blackmore, mais d'un motif rampant, allant crescendo, avec Jon Lord aux commandes : jusqu'à l'explosion du riff de Blackmore (et voilà, un nouveau grand riff dans son répertoire !). Ça ne pouvait pas commencer d'une meilleure manière : "Knocking At Your Back Door" est un classique instantané aux paroles salaces (du Gillan tout craché), qui remet aussitôt le groupe sur de bonnes rails. On est donc rassuré d'emblée quant à l'intérêt de cette reformation !

"Perfect Strangers" ne contient aucun mauvais morceau, tout au plus on pourra considérer "Nobody's Home" comme étant légèrement en-dessous du reste, avec ce titre qui sent bon les 70's. Une homogénéité que seul "Machine Head" était jusqu'à présent parvenu à atteindre. L'alchimie dans le groupe est de retour, c'est une évidence. Alors certes, le tout sonne moins aventureux, un peu plus formaté, sans doute l'époque qui voulait ça. Mais peut-être est-ce aussi le résultat d'une volonté des Anglais à ne pas demeurer sur la touche dans la course à la violence qui caractérise le Hard et le Heavy de cette décennie ? Les membres du groupe diraient certainement le contraire mais quand on entend la guitare ultra heavy de Blackmore sur le refrain de "Mean Streak" ou l'excellent "Gypsy Kiss" sur lequel Ian Gillan nous sert des couplets rageurs on peut se poser la question.

Et même si la folie 70's n'est plus d'actualité (exit évidemment tout ce qui se rapproche de près ou de loin au Funk), le groupe n'en oublie pas de varier les plaisirs, ce qui l'a toujours caractérisé. Ainsi, la ballade "Wasted Sunset" est une belle réussite : on s'agenouille devant le feeling de Blackmore qui s'exprime mieux que jamais, fort de son expérience au sein de RAINBOW. Le riff obsessionnel de l'autobiographique "Hungry Daze" est tout aussi irrésistible. Et l'on ne saura que trop conseiller la version CD de l'album qui contient le très heavy "Not Responsible" et un superbe instrumental de 10 minutes, "Son Of Alerik", totalement dévoué à Ritchie, sur lequel tout est question de sensibilité.
Bien sûr, impossible de parler de cet album sans évoquer son title track : "Perfect Strangers" s'impose comme un classique incontournable, un riff très lourd, une ambiance orientale qui ne fait pas kitsch (défaut dans lequel sombre régulièrement les groupes de Hard qui s'adonnent à cet exercice), et un Gillan qui survole le tout.

DEEP PURPLE est donc au taquet sur cet album. S'il apparaît évident qu'il s'agit d'une reformation pour le fric, elle est loin d'être vaine artistiquement. Tout le monde y apparaît particulièrement motivé, notamment un Jon Lord qui ne déçoit jamais : sans surprise il est parfait avec son orgue Hammond, mais il parvient aussi à manipuler ses synthés de façon pertinente en étant très loin de sonner comme un groupe de Hard FM lambda des années 80.
Le seul point d'interrogation est la performance de Ian Gillan. Bien que sa prestation soit de très bonne qualité, il est évident que le chanteur a perdu de ses capacités vocales : à force de brailler comme un damné avec GILLAN et SABBATH, ses cordes vocales en ont pris un coup, et plus jamais il ne pourra pousser des screamings aussi hauts et puissants qu'il le faisait par le passé (au sein de PURPLE en tout cas, car ce coquin gardera quelques réserves de scream pour ses albums solos !).

D'autres pourront critiquer le son de l'album, la production, tout ça. Et oui, le son est plutôt années 80, c'est vrai. Mais ça ne sonne pas comme un album d'AOR pour autant, et on est bien loin aussi des derniers RAINBOW dont cet album se démarque clairement. Cette production est tout à fait adaptée aux compositions et à vrai dire, il s'agit tout simplement à mon sens d'une des meilleurs prod qu'ait eu DEEP PURPLE.

"Perfect Strangers" est donc un très bon album de reformation, largement de quoi rassasier toutes les attentes, et se posant d'emblée comme une pièce de choix au sein de la discographie du groupe. Comme quoi, on peut se reformer avec des intentions par forcément louables, ça peut quand même donner du très bon. Mais la tournée qui suivra, sera malheureusement loin d'être à la hauteur de cet album...

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- Ian Gillian (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Jon Lord (clavier)
- Roger Glover (basse)
- Ian Paice (batterie)


1. Knocking At Your Back Door
2. Under The Gun
3. Nobody's Home
4. Mean Streak
5. Perfect Strangers
6. A Gypsy's Kiss
7. Wasted Sunsets
8. Hungry Daze



             



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