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HARD ROCK  |  LIVE

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DEEP PURPLE - Perfect Strangers Live (2013)
Par JEFF KANJI le 4 Juin 2014          Consultée 3455 fois

On connaît la triste histoire…

Ritchie Blackmore, ulcéré par la présence de ses partenaires et en particulier celle de Ian Gillan, fait exploser le Mark II mythique et embauche un duo de chanteurs pour lui succéder, dont un futur géant, David Coverdale, avec qui il ne s’entend guère mieux au final. Après un "Stormbringer" funky (et bâclé), il quitte sa formation pour en former une nouvelle sur les bases de ELF. Si RAINBOW connaîtra grand succès, DEEP PURPLE s’écroulera avec son duo de drogués Tommy Bolin/Glenn Hughes. Et un jour fatidique de 1976, alors que RAINBOW brille de mille feux avec "Rising", le split est annoncé… L’un des premiers géants du Hard Rock n’est plus…

Quant à la reformation du Mark II en 1984, on peut sans doute dire bien des choses… Si le mythe est ressuscité aux yeux des fans, difficile de savoir ce qui aura vraiment motivé les membres du groupe à part l’argent et la pression de la maison de disque. On ne peut refaire l’Histoire, mais cette reformation pousse au clash trois formations talentueuses : GILLAN, de toute façon mal engagée vu le désir profond de Ian Gillan qui a toujours secrètement souhaité que DEEP PURPLE se retrouve à nouveau, WHITESNAKE qui rassemblait la quasi intégralité du Mark III, et RAINBOW, que Ritchie Blackmore décide de mettre en veilleuse. Tous sont au faîte de leur popularité (à l’exception de BLACK SABBATH dont le "Born Again" fait pâle figure après les années Dio).

"Perfect Strangers" était, Dieu soit loué, un grand album et un classique quasi instantané des Anglais. Si l’entente ne semblait pas forcément des plus évidentes, le temps a fait son œuvre et à l’aube de la tournée, ce DEEP PURPLE ressuscité est soudé. Cela on le remarque à l’écoute de ce "Perfect Strangers Live" qui vient grossir le très exhaustif catalogue Live de DEEP PURPLE qui, étrangement, accusait quelques manques sur l’époque dont nous parlons (si ce n’est le "In Absence Of Pink – Knebworth ’85" considéré par de nombreux fans comme le témoignage ultime de la tournée "Perfect Strangers" - il faut dire que c’était le seul).

Comme le livret (plutôt complet) permet de le renseigner, DEEP PURPLE part relaxé pour sa tournée, après des répétitions faciles où l’alchimie retrouvée booste ses membres. Avec une setlist ultra-costaude mais au final peu risquée, bardée des classiques issus de la mythique triplette "In Rock" - "Fireball" - "Machine Head", le Pourpre va rapidement montrer que si la rage des jeunes années s’est estompée au profit d’une assurance conquérante, c’est pour un sens de la cohésion quasi télépathique entre les membres, comme les nombreux moments d’impro le laissent deviner (cette version dantesque de "Strange Kind Of Woman" où Gillan laisse échapper non sans amusement un petit "Who Do We Think We Are?") ou encore ces enchaînements fulgurants sur l’intro rallongée qu’ils concoctent sur "Lazy", théâtre d’une joute terrible entre Jon et Ritchie et d'un court mais intense solo de Ian Paice.

En outre, la facilité n’est pas vraiment à l’ordre du jour, DEEP PURPLE prenant un malin plaisir à revisiter ses morceaux avec hargne (la stratocaster de Blackmore déchire l’air, et sans doute les gamelles de son ampli) et ses versions de "A Gipsy’s Kiss" ou "Speed King" valent leur pesant de cacahuètes et Gillan ne s’y économise pas (ce "Child In Time", où aucun aigu n’est évité malgré une justesse parfois approximative, vociféré, hurlé par un vocaliste au top de sa forme) porté par une production un peu plus moderne qu’en 1972 cela va sans dire ; la batterie de Ian Paice profite largement de ces avancées et le mix met bien en valeur nos cinq larrons, même si globalement les claviers de Jon Lord sont un peu trop en arrière à mon goût, même s’ils savent encore se faire mordants à l’occasion. Non la production de ce Live a mis l’accent sur la rythmique et la guitare. Il trouve moyen de s’accorder quelques moments de gloire, comme le mythique solo de "Highway Star" qui met le Live sur orbite, ou encore la non moins mythique introduction de "Perfect Strangers" apprise par tous les claviéristes de la planète.

Oui, sur les quatorze titres joués ce soir-là (plus le "Difficult To Cure" hérité des années RAINBOW), cinq extraits de "Perfect Strangers" se sont insérés sans problème entre "Lazy" ou "Black Night". Et c’est peut-être là que le bât blesse peut-être un peu : la mythique pièce-titre n’est pas jouée dans sa meilleure version, et les Lives suivants (en particulier le "Live At Olympia ’96") lui rendront davantage honneur, la guitare de Ritchie Blackmore ne s’avérant peut-être pas assez Heavy. Petite déception donc pour l’un des titres amenés à devenir un pinacle des concerts du groupes. Je ne sais pas non plus s’il était forcément judicieux de proposer quatre nouveaux titres d’affilée dans le set. Peut-être est-elle là la volonté de DEEP PURPLE de manifester son retour définitif sur la scène Hard Rock.

Ce Live n’est pas disponible seul dans sa version cd, vous le trouverez en triple-disque avec le DVD reprenant la setlist du CD que je me fais un plaisir de vous chroniquer également. Vous ne perdrez pas votre argent avec ce "Perfect Strangers Live", qui, s’il n’est pas mythique comme peut l’être "Made In Japan", marque une époque mythique, elle, de tous les espoirs, où l’avenir semble radieux pour nos trentenaires aguerris avec une atmosphère proche de celle de 1972.

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   JEFF KANJI

 
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- Ritchie Blackmore (guitare)
- Ian Gillan (chant, harmonica)
- Roger Glover (basse)
- Jon Lord (claviers)
- Ian Paice (batterie)


- Cd 1
1. Highway Star
2. Nobody’s Home
3. Strange Kind Of Woman
4. A Gypsy’s Kiss
5. Perfect Strangers
6. Under The Gun
7. Knockin’ At Your Back Door
8. Lazy

- Cd 2
1. Child In Time
2. Difficult To Cure
3. Keyboard Solo
4. Space Truckin’
5. Black Night
6. Speed King
7. Smoke On The Water



             



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