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HARD ROCK  |  STUDIO

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1969 Deep Purple
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2020 Whoosh!
2021 Live In London 2002
  Turning To Crime
 

- Style : Day Six, Voodoo Circle, Inglorious, Motorowl, Sunstorm, Dewolff, HÄllas
- Membre : Gary Moore, Kansas, Rock Aid Armenia, Black Sabbath, The Dead Daisies, David Coverdale, Rainbow, Whitesnake, Glenn Hughes, Gillan, Blackmore's Night, Ian Gillan Band, Brazen Abbot, Yngwie Malmsteen, Joe Lynn Turner , Black Country Communion
- Style + Membre : Coverdale - Page, Msg
 

 The Highway Star (11753)
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DEEP PURPLE - Turning To Crime (2021)
Par DARK BEAGLE le 2 Décembre 2021          Consultée 1634 fois

La Covid aura eu des répercussions. C’est indéniable. Pour la majorité des groupes, 2020 et une grande partie de 2021 auront été des années mortes en termes de tournées et donc des rentrées d’argent qui font cruellement défaut. Or, comme le dit si bien l’adage, l’argent est le nerf de la guerre. Cela va également impacter la créativité de nombreuses formations qui, plutôt qu’attendre, vont chercher à proposer du nouveau matériel, que ce soit au travers d’un EP, ou d’un album, permettant de se débarrasser de la frustration des annulations en série. Certaines, comme ADX, mettront fin à des arlésiennes que l’on pensait inéluctables. Puis il y a les groupes comme INGLORIOUS ou DEEP PURPLE qui y vont de leurs albums de reprises.

L’idée en soi n’est pas mauvaise et elle aurait pu être excellente pour INGLORIOUS si ces derniers s’étaient montrés plus intelligents au niveau de l’appropriation. Concernant DEEP PURPLE, le questionnement est tout autre. Qu’est-ce qu’un groupe qui a plus de cinquante années d’activité peut rendre comme hommage de nos jours à des formations qu’elle a pour la plupart enterré par sa longévité ? Sinon de se faire plaisir en se rappelant des périodes aujourd’hui révolues, quand Gillan pouvait pousser la voix sans craindre le ridicule. Parce que non, "Turning To Crime" ne fait pas vraiment rêver dans son approche. Chacun joue dans son coin, confinement oblige, puis les fichiers sont transférés et arrivent dans la boîte mail de Bob Ezrin qui n’a plus qu’à bricoler.

DEEP PURPLE et les reprises, ce n’est pas quelque chose de nouveau. Le premier « succès » du groupe en était une, d’ailleurs. "Hush" aura traversé le temps et beaucoup ont depuis oublié qui ont été les premiers à jouer cette chanson. Le groupe en faisait pas mal à ses débuts, cela permettait de compléter facilement un disque tout en se frottant à un exercice intéressant : s’approprier un titre, lui donner sa personnalité, le faire sien. Mais voilà, entre 1968 et 1969, nous avions à faire à une jeune formation qui ne s’économisait pas au niveau énergie, avec un duo de folie entre la guitare de Ritchie Blackmore et le clavier de Jon Lord, deux musiciens qui ne font plus partie du groupe aujourd’hui, le premier parce qu’il a une tête de cochon, le second parce qu’il a préféré prendre sa retraite avant de s’éteindre. RIP Jon.

Alors qu’allait donner une série de titres à la base martyrisés par de jeunes musiciens (ou un peu moins âgés) interprétés par des mecs aujourd’hui assez vieux pour être nos grands-pères et qui se laissent gentiment aller sur album depuis "Infinite" ? Le résultat est assez mitigé. On a parfois envie d’applaudir et à d’autres moments, ce n’est que l’ennui qui est au rendez-vous. La première constatation est que ça joue plutôt bien et que l’institution britannique semble retrouver du peps et du muscle. Il ne faut pas s’attendre à quelque chose de réellement Hard Rock, mais la guitare de Steve Morse est bien présente et se fait joliment entendre.

Il est intéressant d’entendre DEEP PURPLE se frotter à certains répertoires et parfois le mariage s’avère des plus réussis, comme ce "Oh Well" de FLEETWOOD MAC qui passe très bien à la moulinette Pourpre, ou encore ce "Dixie Chicken" qui passe comme une lettre à la Poste et qui n’est pas sans évoquer l’ancien groupe de Steve Morse (pas KANSAS, DIXIE DREGS). La voix de Gillan manque parfois un peu de puissance, mais elle n’est pas rédhibitoire à l’ensemble, elle donne une espèce de patine aux titres, comme s’il fallait rappeler qu’ils ne sont pas tout récents. Don Airey, quant à lui, peut rapidement devenir agaçant tant il semble répéter par moments certains plans d’orgue quand l’espace lui est alloué. Disons que ses interventions deviennent assez rapidement prévisibles. Notez au passage le petit clin d'œil à "Smoke On The Water" sur "Rockin' Pneumonia And The Boogie Woogie Flu".

Il y a également un autre souci qui va pointer : celui de certains choix qui paraissent trop évidents. On se retrouve ainsi une fois de plus avec une version du "Shapes Of Things" des YARDBIRDS, gros succès de l’époque, mais déjà repris un nombre incalculable de fois (David BOWIE, RUSH, SCORPIONS…). Le mérite pour DEEP PURPLE est de la laisser respirer, contrairement à la version teutonne des SCORPS qui lui avait ôté une bonne dose de feeling. "White Room" de CREAM pose également certains soucis. Le morceau est revenu à la mode avec le film "Joker", c’est bien, mais finalement, à part APOCALYPTICA, qui peut se vanter d’en avoir fait une cover intéressante ? Certainement pas HELLOWEEN, ni DEEP PURPLE. L’appropriation est ici inexistante, comme si ce petit chef d’œuvre ne le permettait pas ou qu’il ne se laissait pas faire. En tout cas la bande à Gillan se laisse emporter par la mélodie et n’en déroge pas.

Aussi, il est préférable de s’éterniser sur des morceaux plus rares, pas forcément connus des Metalleux purs et durs malgré leurs qualités (genre, le "Lucifer" de Bob SEGER, ou encore "7 And 7 Is" de LOVE) plutôt que vers les titres les plus racoleurs, DEEP PURPLE ne fait pas mieux que les originaux. Le disque s’achève d’ailleurs sur un medley principalement instrumental où l’on retrouve entre autres le "Dazed And Confused" de LED ZEPPELIN, que Gillan a eu l’excellente idée de bouder au micro, pour se réserver sur le "Gimme All Your Lovin’" du SPENCER DAVIS GROUP. Et cela s’arrête là. Avec cette interrogation : à quoi sert réellement ce disque ?

Quinze mois après un "Whoosh!" plaisant mais pépère, DEEP PURPLE marque déjà son retour, mais sans matériel neuf. Pas de nouvelles compositions. Rien que des vieux titres qui ont marqué l’adolescence ou la vie de jeunes adultes des musiciens et qui proposent un cocktail de leurs influences diverses. Mais si comme moi vous pensez qu’en termes de covers, celles qui figurent sur les premiers albums sont plus parlantes pour savoir d’où vient le groupe, "Turning To Crime" ne va pas beaucoup vous aider. C’est le genre d’album que l’on se passe en fond sonore, mais que l’on ne ressortira pas forcément beaucoup. Tout cela est un peu maigre et si le groupe a réussi à s’approprier une partie des titres présents, cela s’avère tout de même bien anecdotique. Au moins nous avons échappé à un énième Live, cette fois-ci capté en studio. Jolie consolation.

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   DARK BEAGLE

 
  N/A



- Ian Gillan (chant)
- Steve Morse (guitare)
- Roger Glover (basse)
- Ian Paice (batterie)
- Don Airey (claviers)


1. 7 And 7 Is (love)
2. Rockin' Pneumonia And The Boogie Woogie Flu (huey
3. Oh Well (fleetwood Mac)
4. Jenny Take A Ride ! (mitch Ryder & The Detroit Whe
5. Watching The River Flow (bob Dylan)
6. Let The Good Times Roll (ray Charles & Quincy Jone
7. Dixie Chicken (little Feat)
8. Shapes Of Things (the Yardbirds)
9. The Battle Of New Orleans (lonnie Donegan & Johnny
10. Lucifer (bob Seger System)
11. White Room (cream)
12. Caught In The Act (medley : Going Down/green Onion



             



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