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DEEP PURPLE - Bananas (2003)
Par DARK SCHNEIDER le 15 Avril 2015          Consultée 3192 fois

"Bananas", derrière son titre et sa pochette débile, marque un véritable tournant dans la carrière de DEEP PURPLE : c’est le premier album du groupe sans l’immense, le légendaire, Jon Lord ! Lui qui a toujours incarné le noyau dur du groupe, présent jusque là sur tous les albums. Guère satisfait par "Abandon", Jon Lord s’était en quelque sorte offert un départ en beauté avec le réenregistrement live de son "Concerto For Group And Orchestra" en septembre 1999, même si officiellement il ne quitta le groupe qu’en 2002, fatigué des incessantes tournées. Car c’est effectivement à cette époque que DEEP PURPLE fut devenu un groupe en tournée permanente, où le live semble prendre totalement le pas sur le travail studio. Jon Lord fut donc remplacé par Don Airey, un musicien de la même génération que les autres membres de PURPLE et au CV imposant faisant état d’un univers musical totalement idoine aux aspirations du groupe. Un choix plus que logique, sans prise de risque.

Rapidement, DEEP PURPLE se met au travail et enregistre cet opus à Los Angeles. Outre l’intronisation de Don Airey, le grand changement de ce disque c’est surtout la collaboration avec le producteur américain Michael Bradford, qui impose sa vision artistique, ce qui surprend pour un groupe qui ces dernières années se produisait lui-même. Bradford apparaît en tant que co-compositeur sur quelques titres, joue un peu de six-cordes et surtout il formate totalement l’album selon ses désirs ! Ce choix de production est on ne peut plus critiquable, et fait à mon sens partie des multiples erreurs commises par DEEP PURPLE durant sa longue carrière.

Bradford a orienté l’album afin qu’il soit conforme au format des radios américaines. Résultat : un son très policé, des titres semblant raccourcis qui ne peuvent donc exploiter tout leur potentiel, et l’apport d’éléments musicaux plutôt propre à la culture américaine, expliquant sans doute au passage le manque d’impact de cet album en Europe (choix totalement contreproductif étant donné que le public de PURPLE est bien plus important sur le vieux continent). Et dès le premier titre, tout cela coince : "House Of Pain", dont la paternité revient largement à Bradford, est une entrée en matière désastreuse, une parodie PURPLienne dont le refrain horripile. Et dans le genre, il n’est pas le seul sur cet album. On pensera immédiatement à "Razzle Dazzle", titre au riff tragiquement comique et au refrain totalement tarte ; ou encore la ballade "Haunted", une mièvrerie gluante, seul morceau du groupe agrémenté de la présence d’une choriste, mauvaise idée s’il en est tant le résultat est à la fois ultra bateau et médiocre. En fait, toute la première partie de l’album est à jeter, à l’exception notable de "Sun Goes Down", qui nous réserve un moment nettement plus ambiancé et sérieux.

A partir de "Silver Tongue", le groupe s’engage dans une voie Hard Rock plus classique. Tant mieux. Mais ça ne décolle toujours pas vraiment, d’autant que la bien trop longue ballade bluesy "Walk On" nous endort à mi parcours. Encore une parfaite illustration des mauvais choix artistique qui émaillent ce disque : tous les titres sont globalement circonscris pour ne pas dépasser une certaine durée, sauf "Walk On" qui lui aurait mérité d’être élagué ! Heureusement, que "Picture Of Innocence" et "I Got Your Number" viennent nous sortir de notre torpeur. Enfin l’album démarre vraiment, il était temps ! Rien d’original ni de vraiment marquant, mais juste de bons morceaux rock, assez énergiques et virevoltants, et plus agréables que le matos d’"Abandon", car plus légers, avec un Steve Morse que l'on sent plus à son aise.

Et l’on gardera le meilleur pour la fin. "Never A Word" rappelle les sonorités acoustiques de "Purpendicular", mais le morceau se termine abruptement avant même d’avoir réellement commencé, bon tant pis, mais ça s’écoute bien. Le title track est un moment de Hard Rock PURPLien classique s'achevant sur une bonne partie instru laissant de la place à Morse et Airey pour s’exprimer, très appréciable. Et puis "Doing It Tonight", la seule banane bien mûre du lot, offre enfin un peu d’originalité sur ce disque, enfin Gillan nous sort une ligne de chant marquante, rhaaa ça fait du bien. En plus le tout se conclut par un instrumental poignant de la part de Steve Morse ("Contact Lost"), hommage aux astronautes de la navette Columbia qui avait explosé en vol peu de temps auparavant, bien trop court cependant, mais qui permet au moins à "Bananas" de réussir sa sortie.

Plus agréable qu’"Abandon" car ayant mis de côté les gros riffs lourdingues et se montrant plus varié musicalement, "Bananas" demeure cependant assez raté. Le choix de Michael Bradford en tant que producteur était une erreur manifeste tout à fait regrettable. Indiquons également que ce fut durant les sessions de Bananas que fut enregistré l’excellent instrumental "The Well Dressed Guitar", très souvent joué en live, mais il sera finalement écarté alors qu’il aurait largement rehaussé l’intérêt de ce disque.
Bien que "Bananas" se laisse écouter, on pouvait à cette époque largement se poser des questions quant à l’intérêt du groupe de continuer de publier des productions en studio. Si Don Airey ne saurait véritablement souffrir de critiques (après tout, il donne tout son intérêt à un titre comme "Sun Goes Down"), on ne peut pas dire qu’il fut intronisé de façon aussi mémorable que Steve Morse.

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   (2 chroniques)



- Ian Gillan (chant)
- Steve Morse (guitare)
- Don Airey (claviers)
- Roger Glover (basse)
- Ian Paice (batterie)


1. House Of Pain
2. Sun Goes Down
3. Haunted
4. Razzle Dazzle
5. Silver Tongue
6. Walk On
7. Pictures Of Innocence
8. I Got Your Number
9. Never A Word
10. Bananas
11. Doing It Tonight
12. Contact Lost



             



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