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DEEP PURPLE - Burn (1974)
Par POULARD le 13 Novembre 2005          Consultée 20529 fois

1974.
Deep Purple.
Burn.
L’un des succès majeurs du groupe qui voit pour la première fois son line up légendaire réunit, David Coverdale et Glenn Hugues rejoignant la rubrique crédits de la pochette. C’est une pièce tiraillée entre rock dur et blues brumeux qui nous est proposée, une série d’hymnes partagés entre les affres d’une époque troublée et les aspirations idéalistes d’une jeunesse occidentale sur laquelle souffle un vent de révolte. Le résultat musical est hautement paradoxal : dépouillé mais varié, à la fois technique et naturel, tantôt enjoué, tantôt dépressif.

Riff brûlant rapide, lignes pianistiques en volutes et percussions survitaminées : tels sont les ingrédients du morceau d’ouverture, ‘Burn’, resté dans les mémoires pour les accords nostalgiques de son somptueux passage intermédiaire. Un son de guitare unique anime cette séquence : clair et caressant, pour 2 minutes vibrantes reprises par un chorus majestueux qu’on souhaiterait ne jamais voir s’arrêter.

Les premiers accords sévères de ‘Sail away’ ont eux aussi un effet immédiat. Cette piste est devenue un des passages obligés de par ses riffs légers et dynamiques évoluant aux côtés d’un chant doublé enivrant. La musique de Deep Purple est rarement joyeuse, elle n’en distille pas moins une atmosphère positive, propice à l’embrasement d’une piste de danse; la faute à ses claviers aujourd’hui irrésistiblement rétros (‘Might just take your life’).
‘You fool no one’ et son intro estampillée années 70, basse tourbillonnante et batterie explosive semblent décidés à nous extraire de l’état lascif où ‘Sail Away’ nous avait plongé. Solo rapide et taping enjoué auront tôt fait d’entraîner vos cuisses dans de frénétiques et incontrôlables mouvements vibratoires.
Les tonitruants ‘Burn’ ou ‘You fool no one’ côtoient le plus apaisant ‘Mistreated’ au tempo traînant pourvu d’un instrumental cinglant et porté par une voix implorante.

Sans structure prévisible ni annonce, n’obéissant à aucune règle de format, les séquences ne se télescopent pourtant jamais et chaque pièce progresse avec fluidité. La sensation générale de légèreté, d’improvisation parfois, doit beaucoup aux moyens de production et de mixage de l’époque. Rugosité du son de guitare dans les graves qui sait se faire très perçant dans les aigus, c’est aussi une voix principale au timbre naturellement cassé, idéal tant dans les moments de chaude mélancolie que ceux de transe psychédélique.

L’album ‘Burn’ évoque naturellement l’amour. Ses joies et turpitudes. Parfois languissant ou torturé à l’image de ‘Mistreated’ et son chant de velours si spontané, des titres plus directs et piquants savent aussi trouver leur place tels le mid tempo ‘Might just take your life’ ou ‘What’s going on here’ aux solis guitaristiques prolongés et entetânts sur lignes pianistiques de cabaret.
Une bizarrerie au titre tout aussi singulier clôt l’album (‘« A » 200’). Claviers technoïdes et roulements de batterie montant pompeusement en intensité. La guitare y prend la parole pour une démonstration technique narcissique du plus bel effet.

8 titres figurent sur ‘Burn’. Ils illustrent à eux seuls une époque, un état d’esprit, un style musical inimitable et confèrent des sensations qu’aucun autre ne m’a jamais procuré. Vous l’aurez compris, il est l’un de ceux que « j’emmènerais sur une île déserte ». Profond, coloré, il se redécouvre à chaque écoute. Et si les messieurs profondément violet régalent encore aujourd’hui les foules de leur art, aussi bien en studio que sur scène, c’est simplement car leur musique est pourvue d’une âme. ‘Burn’ servira ainsi de manuel pour comprendre cette légende vivante.

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   (3 chroniques)



- David Coverdale (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Jon Lord (orgue)
- Glenn Hughes (basse, chant)
- Ian Paice (batterie)


1. Burn
2. Might Just Take Your Life
3. Lay Down, Stay Down
4. Sail Away
5. You Fool No One
6. What's Goin' On Here
7. Mistreated
8. "a" 200



             



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