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1988 Wings Of Heaven
1990 Goodnight L.a.
1991 The Spirit
1992 Sleepwalking
1994 Rock Art
1996 The Last Dance
2002 Breath Of Life
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2020 The Serpent Rings
2021 Dance Of The Black Tatto...
2022 The Monster Roars
 

- Style : Uriah Heep, Queen, The Night Flight Orchestra , Ten, Royal Hunt
- Membre : Tobias Sammet's Avantasia, Iommi, Oliver Wakeman And Clive Nolan, Snakecharmer, Bob Catley
- Style + Membre : Thunder, Once And Future King
 

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MAGNUM - The Monster Roars (2022)
Par JEFF KANJI le 6 Février 2022          Consultée 1090 fois

Première remarque que l'on se fait : c'est la régularité d'une horloge qui amène MAGNUM dans les bacs chaque mois de janvier il semblerait. Non, bien entendu, la première remarque tient à l'absence de Rodney Matthews, responsable de la plupart des pochettes du groupe, et qui avait travaillé avec les rockeurs anglais sans discontinuer depuis "Princess Alice And The Broken Arrow". D'ailleurs il semblerait que le plan initial avait été de collaborer avec l'illustre artiste anglais avant que les velléités de tenter de nouvelles choses encouragent Tony Clarkin à embaucher un autre artiste. Après tout, un peu de changement de temps en temps ça fait du bien ?

Alors le changement principal de cet album n'est sans doute pas celui que Tony Clarkin attendait. Après les bouleversements de personnel des trois dernières années, il ne lui reste plus guère que son acolyte de toujours Bob Catley. Le départ de Mark Stanway reste particulièrement difficile à digérer, bien que son remplaçant se soit débrouillé de fort belle façon sur "The Serpent Rings". Car si depuis "Brand New Morning" MAGNUM a opéré une deuxième carrière qui impose le respect par sa qualité et sa régularité, "The Monster Roars" apparaît comme l'album de l'essoufflement. Et en même temps… Tony Clarkin a 75 ans, et Bob Catley pas loin…

C'est juste un peu dur pour l'auditeur d'être rappelé à l'âge et la mortalité de ses héros de manière aussi violente. Les mecs sont de la génération de DEEP PURPLE, et avec cet angle de vue, on se dit que finalement, ils sont plutôt fringants les papys. Mais la classe et le mordant de "The Serpent Rings" semblent loin. Il faut attendre le mid-tempo de "All You Believe In" pour retrouver cette fraîcheur et ce souffle pour lesquels les Anglais sont connus, et qui encore sur le Live de 2019 transparaissait de façon flagrante. On n'est peut-être pas sur l'intemporalité d'un "Morts Dansant" mais on peut difficilement bouder son plaisir.

Surtout que "The Monster Roars" ne va pas nous épargner, et il lui faudra du temps pour se réveiller, après une ouverture parmi les plus poussives jamais gravées sur un album du groupe (repassez-vous "How Far Jerusalem" ou le plus récent "Black Skies" pour comparer), "All You Believe In" apparaît comme une respiration bienvenue, et les renforts de percussions de "Remember" et "I Won't Let You Down" ne font pas assez pour rendre ces titres typiques des saillies FM de MAGNUM. Et je ne parle pas du dernier tiers de l'album, qui n'a que peu d'intérêt.

Tony Clarkin nous avait promis des surprises, et si les arrangements de clavier me semblent un peu légers et débordants de classicisme, il y a bien un titre qui donne des satisfactions c'est "No Steppin' Stones" dont les cuivres font bel effet. Comme quoi, cinquante ans après sa formation, MAGNUM parvient encore à renouveler sa formule, et nous refait pour l'occasion le coup du faux-live, expérimenté en 1979 sur "Magnum II". Et le plus rentre-dedans "The Day After The Night Before" qui semble réchapper des sessions de "Wings Of Heaven" fait du bien, même si le pré-refrain n'est pas tout à fait au niveau.

MAGNUM n'a jamais sorti d'album mauvais, mais après la dispensable compilation de bric et de broc "Dance Of The Black Tattoo", j'avoue que je m'attendais à mieux, surtout après la grande réussite de son opus de 2020. Rodney Matthews a toujours porté bonheur aux Anglais, s'en passer vient à faire passer l'illustrateur comme un baromètre de leur santé. Ce qui les sauve, c'est qu'en dépit d'une perte d'énergie assez nette (et ce malgré la présence d'un ex PARADISE LOST derrière la batterie), leur musique reste classe ("That Freedom Word" méritait mieux, mais son pont central est un régal), et c'est ce qui ne fait de cet album qu'une petite déception au final, mais cela n'occultera pas le fait qu'on a connu MAGNUM nettement plus inspiré.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Tony Clarkin (guitare)
- Bob Catley (chant)
- Dennis Ward (basse)
- Rick Benton (claviers)
- Lee Morris (batterie)


1. The Monster Roars
2. Remember
3. All You Believe In
4. I Won't Let You Down
5. The Present Not The Past
6. No Steppin' Stones
7. That Freedom Word
8. Your Blood Is Violence
9. Walk The Silent Hours
10. The Day After The Night Before
11. Come Holy Men
12. Can't Buy Yourself A Heaven



             



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