Recherche avancée       Liste groupes



      
PROG ROCK FM  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

1978 Kingdom Of Madness
1979 Ii
1982 Chase The Dragon
1983 The Eleventh Hour
1985 On A Storytellers Nig...
1986 Vigilante
1988 Wings Of Heaven
1990 Goodnight L.a.
1991 The Spirit
1992 Sleepwalking
1994 Rock Art
1996 The Last Dance
2002 Breath Of Life
2004 Brand New Morning
2007 Alice And The Broken ...
2008 Wings Of Heaven Live
2009 Into The Valley Of Th...
2011 The Visitation
  Evolution
2012 On The 13th Day
2014 Escape From The Shado...
  On Christmas Day
2015 Escape From The Shadow G...
2016 Sacred Blood Divine L...
2017 The Valley Of Tears
 

- Style : Royal Hunt, Queen, Ten
- Membre : Tobias Sammet's Avantasia , Iommi, Oliver Wakeman And Clive Nolan, Snakecharmer, Bob Catley
- Style + Membre : Once And Future King, Thunder
 

 Site Officiel (298)
 Chaîne Youtube (228)
 Myspace (277)

MAGNUM - Sacred Blood "divine" Lies (2016)
Par JEFF KANJI le 4 Septembre 2016          Consultée 1592 fois

Est-ce que MAGNUM fatiguerait ? "Escape From The Shadow Garden" a vu le groupe tourner plus que de coutume pour défendre la bonne parole et en a même profité pour sortir un Live, ce qu'il fait qu'il n'a pas laissé le temps aux auditeurs de l'oublier. Mais bon, l'album montrait quand même que malgré sa volonté de se lâcher, il en profitait surtout pour donner un coup d'œil dans le rétroviseur et ramener une touche épique dans sa musique, alors que Bob Catley prenait un malin plaisir à user de son chant le plus râpeux, et pas toujours avec la plus grande des réussites ; "Escape From The Shadow Garden" restera un album de plus dans la féconde discographie des Anglais.

"Sacred Blood "Divine" Lies" suit le même état d'esprit en donnant une place encore plus importante aux claviers (ce qui n'est pas pour me déplaire) et en optant pour le mode roue libre. La première chose que j'observe, c'est que cet album respire ! Il ressemble, je trouve, beaucoup à "On The 13th Day" de ce point de vue. Relativement court aussi, avec dix titres qui ne s'aventurent que très rarement au-delà des cinq minutes, MAGNUM propose un dix-neuvième album qui renoue avec la bonne santé affichée par le groupe depuis sa reformation. Il y a eu peu de faux-pas il faut dire ("Into The Valley Of The Moonking" et "Escape From The Shadow Garden"), et à défaut de sortir le tube Hard Pop ultime, MAGNUM et surtout Tony Clarkin et Bob Catley ses deux têtes pensantes, parvient à délivrer des chansons aux parties de guitares mélodiques et sobres et Bob Catley est en mode flamboyant, lutin conteur invétéré depuis 1978.

Après des textes qui marquaient une orientation critique sur l'opus précédent ("Too Many Clowns" par exemple), "Sacred Blood "Divine" Lies" renoue avec l'onirisme (parfaitement mis en musique sur "The Gypsy Queen", les émotions humaines, et les thématiques sont globalement plus métaphoriques par rapport au discours direct de l'opus précédent.
MAGNUM, et plus particulièrement ce stakhanoviste de Tony Clarkin, nourri qu'il a été par la tournée "Escape From The Shadow Garden", revient avec des compositions plus punchy et touche de nouveau au but. La variété des morceaux n'est pas pour autant oubliée, et l'amateur du groupe trouvera des mid-tempi épiques ("Crazy Old Mothers"), des titres plus Rock et enlevés ("Princess In Rags"), et aussi du Prog distillé par touches ("Afraid Of The Night" et ces claviers à la MARILLION des premiers jours). Jamais totalement écartée, cette facette revenait en force sur l'album précédent, et colle à merveille à l'ambiance de l'album.

Car si MAGNUM (en particulier depuis sa reformation) s'est montré homogène au niveau du son et que sa personnalité suffit à rendre les albums interchangeables, il est parfois parvenu à donner une couleur à certains albums, "Princess Alice And The Broken Arrow" bien sûr, mais aussi "The Visitation" et même "On The 13th Day". Ici c'est un parfum 80s qui transpire de "Sacred Blood "Divine Lies", à l'image de sa pièce titre au refrain ultra accrocheur (même si paradoxalement "Your Dreams Won't Die" se pare de couleurs modernes/vintage très en vogue). En outre la production plus puissante permet de donner davantage de punch à cet album, le précédent était je trouve gâché par une batterie poussive (en particulier la caisse claire). Et pour ne rien gâcher, la qualité ne baisse pas tellement tout au long des dix titres, même si "Your Dreams Won't Die" et "A Forgotten Conversation" ne peuvent rivaliser avec un "Afraid Of The Night" ou un "Quite Rhapsody".

Après il ne faut surtout pas se fier aux ouvertures d'albums, MAGNUM s'étant toujours montré particulièrement doué dans ce domaine, donnant même une impulsion générale qui personnellement a tendance à influencer mon appréciation du reste de l'album. C'était particulièrement flagrant sur "The Visitation", avec ce massif "Black Skies" qui cachait un album pas forcément des plus faciles d'accès pour le quintet anglais, mais dont l'aura demeure intacte. Ici la pièce-titre est presque un amuse-gueule, puisque ce "Crazy Old Mothers" vient enfoncer le clou de façon magistrale. Et si j'ai toujours un peu de mal à évaluer les albums de MAGNUM, cette fois-ci MAGNUM boxe en première catégorie et le retour très marqué des claviers dans le mix contribue à cette atmosphère à la fois symphonisante, pompeuse et incroyablement dynamique, équilibrée par la prestation d'un Bob Catley en excellente forme, harmonisé par de récurrents mais discrets chœurs qui apportent un relief supplémentaire à son interprétation.

Ce qu'il faut retenir de "Sacred Blood "Divine" Lies", c'est qu'il sonne frais et allie des compositions excellentes à une interprétation bien sentie (et je n'ai pas parlé de l'artwork une nouvelle fois magique d'un Rodney Matthews toujours fidèle à son style) et qu'il mérite votre attention car sortir un tel vingtième album, sans dec' je dis chapeau. Tony Clarkin avait composé vingt-cing titres pour cet album et la substantifique moelle qu'il en a tiré hisse sans problème "Sacred Blood "Divine" Lies" parmi les meilleurs albums de la bande.

A lire aussi en HARD FM / A.O.R par JEFF KANJI :


Brian MAY
Another World (1998)
We could be heroes




BEAUVOIR/FREE
American Trash (2015)
Métis, un mélange de couleurs, whoh oh!


Marquez et partagez




 
   JEFF KANJI

 
  N/A



- Tony Clarkin (guitare)
- Bob Catley (chant)
- Al Barrow (basse)
- Mark Stanway (claviers)
- Harry James (batterie)


1. Sacred Blood 'divine' Lies
2. Crazy Old Mothers
3. Gypsy Queen
4. Princess In Rags (the Cult)
5. Your Dreams Won't Die
6. Afraid Of The Night
7. A Forgotten Conversation
8. Quite Rhapsody
9. Twelve Wise Men And Just
10. Don't Cry Baby



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod