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1978 Kingdom Of Madness
1979 Ii
1982 Chase The Dragon
1983 The Eleventh Hour
1985 On A Storytellers Nig...
1986 Vigilante
1988 Wings Of Heaven
1990 Goodnight L.a.
1991 The Spirit
1992 Sleepwalking
1994 Rock Art
1996 The Last Dance
2002 Breath Of Life
2004 Brand New Morning
2007 Alice And The Broken ...
2008 Wings Of Heaven Live
2009 Into The Valley Of Th...
2011 The Visitation
  Evolution
2012 On The 13th Day
2014 Escape From The Shado...
  On Christmas Day
2015 Escape From The Shadow G...
2016 Sacred Blood Divine L...
2017 The Valley Of Tears
2018 Lost On The Road To E...
 

- Style : The Night Flight Orchestra , Queen, Royal Hunt, Ten
- Membre : Tobias Sammet's Avantasia , Iommi, Oliver Wakeman And Clive Nolan, Snakecharmer, Bob Catley
- Style + Membre : Thunder, Once And Future King
 

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MAGNUM - Lost On The Road To Eternity (2018)
Par JEFF KANJI le 8 Juin 2018          Consultée 904 fois

Je suis si désolé que MAGNUM demeure encore un groupe si mineur en France. Une nouvelle fois, la tournée de promotion du vingtième album studio des Anglais évitera la France pour se tourner en revanche massivement vers ses Îles natales et l'Allemagne. Pléthorique, la discographie de MAGNUM n'est pas facilement explicable au néophyte ; on pourrait dire grossièrement que nous avons affaire à une sorte de mix entre le Hard Rock le plus mélodique, avec un feeling issu des seventies qui s'est beaucoup estompé pendant de longues années avant d'être progressivement remis à l'honneur depuis "Escape From The Shadow Garden". On pourrait dire aussi que les penchants progressifs de début de carrière, sans disparaître totalement, se sont mués en une approche raisonnée qui permet au groupe de ne pas perdre sa capacité à voyager et faire voyager au sein de ses compositions. Et pour les albums récents, "Sacred Blood "Divine" Lies" est une bonne introduction à l'univers des Anglais. Même s'il n'a pas tout à fait la classe d'un "On A Storyteller's Night" ou d'un "Princess Alice And The Broken Arrow", il est un très bon échantillon du MAGNUM actuel.

Celui qu'on retrouve donc sur "Lost On The Road To Eternity". Tony Clarkin est dans une période féconde et avant même de partir défendre l'album précédent sur scène, il a déjà commencé à écrire pour l'album suivant. Ainsi on retrouve sur plusieurs titres ce MAGNUM grandiose et inspiré de l'album précédent. Et pour ça il suffit d'un seul titre : "Lost On The Road To Eternity" lui-même, débordant de chouettes arrangements du nouveau claviériste Rick Benton qui prend la suite de Mark Stanway, qui a quitté le groupe au milieu de la tournée précédente pour différends irréconciliables, après plus de trente ans de collaboration avec l'hydre Clarkin/Catley. J'aurais pu citer également le PURPLE-sien "Peaches And Cream" d'ouverture, avec son orgue qui fait jeu égal avec la guitare toujours aussi reconnaissable de Tony Clarkin, ou encore "Tell Me What You've Got To Say", et la progressive et réussie conclusion de "King Of The World".

Le groupe a dû s'incliner devant le planning surchargé de Harry James, bien occupé avec le transfuge de WHITESNAKE qu'est SNAKECHARMER, et surtout THUNDER, qui connaît depuis quelques années un gros regain de notoriété (amplement mérité au vu de la qualité du petit dernier "Rip It Up"), et le remplacer définitivement. Et c'est le cas classique du joker qui prend la place en devant de scène, voyant sa loyauté récompensée, puisque Lee Morris a déjà accompagné le groupe sur la tournée précédente pour pallier aux difficultés de planning rencontrées par Harry James. Rassurez-vous on n'a pas perdu au change !

Une nouvelle fois le groupe a fait confiance au légendaire Rodney Matthews, qui lui aussi délivre encore une fois l'une de ces œuvres d'art dont il a le secret, à même de nous plonger dans un univers onirique, comme il l'a fait avec éclat par le passé pour NAZARETH, DIAMOND HEAD, PRAYING MANTIS ou encore ASIA, et déjà de nombreuses fois pour MAGNUM lui-même ; il a réalisé toutes les pochettes du groupe depuis "Princess Alice And The Broken Arrow".

"Lost On The Road To Eternity" est un disque qui ne se livre pas directement, le titre d'ouverture, même s'il fait le taf, reste classique pour du MAGNUM, "Bob Catley restant un atout au gosier défiant les années, comme le refrain FM de "Show Me Your Hands" le démontre, là encore avec classicisme. Le groupe prend davantage de risques sur la progressive "Welcome To The Cosmic Cabaret" et ses sons de claviers très eighties. Et le groupe se lâche alors, délivrant tour à tour mid-tempi grandioses (je me répète là ?), mélodies épiques servies par un groupe qui sait bien balancer ses arrangements pour accompagner la voix du maître de cérémonie, particulièrement en verve, comme "Sacred Blood "Divine" Lies" avait permis de le constater. C'est véritablement le cœur de l'album qui nous réserve les meilleurs moments, donc ne passez pas trop rapidement sur ce disque, comme j'aurais pu aisément le faire, la prolixité de l'offre m'encourageant comme la plupart des gens à aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs, les artistes prometteurs ou en pleine ascension de carrière requérant tout autant notre attention.

On peut toujours reprocher à MAGNUM son côté policé et plutôt easy-listening (en apparence), mais il faut bien reconnaître que Tony Clarkin trouve toujours des choses à dire, même si les riffs sont moins à l'honneur que sur l'album précédent, la véritable force résidant dans les mélodies vocales, souvent porteuses et d'une efficacité assez déconcertante, et ces gimmicks, parfois courts et faciles mais qui marchent à tous les coups ("Ya Wanna Be Someone" et ses "yeah yeah"). Sur une discographie aussi pléthorique il est compliqué d'étalonner correctement les notes pour donner une idée globale de la qualité du travail des Anglais. Toujours est-il que MAGNUM, toujours aussi vivace en 2018, sait encore y faire et livre un album plutôt séduisant à vrai dire à défaut de pouvoir prétendre à un quelconque statut de classique.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Tony Clarkin (guitare)
- Bob Catley (chant)
- Al Barrow (basse)
- Rick Benton (claviers)
- Lee Morris (batterie)
- -
- Tobias Sammet (chant sur 5)


1. Peaches And Cream
2. Show Me Your Hands
3. Storm Baby
4. Welcome To The Cosmic Cabaret
5. Lost On The Road To Eternity
6. Without Love
7. Tell Me What You've Got To Say
8. Ya Wanna Be Someone
9. Forbidden Masquerade
10. Glory To Ashes
11. King Of The World



             



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