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NIGHTWISH - Century Child (2002)
Par JEFF KANJI le 19 Août 2019          Consultée 585 fois

NIGHTWISH revient, après une tournée triomphale en compagnie de SINERGY et ETERNAL TEARS OF SORROW couronnée de succès, et un EP qui proposait une relecture du "Over The Hills And Far Away" de Gary MOORE, le faisant connaître à toute une nouvelle génération (ce fut mon cas), un "10th Men Down" déterré pour la tournée "Decades" l'an dernier et deux relectures bienvenues de titres du premier album, sur lesquels Tony Kakko offrait une performance nettement plus convaincante que les originales de Tuomas.

Toutefois, tout ne va pas comme dans le meilleur des mondes et la formation est en proie à des dissensions internes qui mettent son équilibre en péril. Tarja quitte la Finlande pour parfaire son cursus lyrique à Karlsruhe, hésitant encore sans doute avec une carrière classique, Sami Vänskä n'apparaît pas assez motivé aux yeux de Tuomas qui commence à sérieusement montrer qui est le chef. Ces tensions font quasi exploser le groupe qui pendant quelques mois n'a plus de réelle existence. Et le salut viendra de l'un des meilleurs amis du compositeur, le voisin de Kemi Tony Kakko, avec qui il retrouvera la foi grâce aux mots choisis du vocaliste d'un SONATA ARCTICA au succès encore confidentiel (en tout cas par rapport à NIGHTWISH).

Ainsi Marco Hietala entre en scène, le bassiste de SINERGY et chanteur de TAROT apporte son expérience et sa voix. Du côté de l'écriture, Tuomas prend un virage clairement plus symphonique, qui s'amplifiera encore dans les années suivantes. Cet enfant est né dans la douleur, annoncé par un rassurant "Bless The Child" qui joue la sécurité, assurant le passage de témoin avec "Wishmaster" mais montrant une Tarja moins typiquement lyrique, notamment sur les couplets où son interprétation fait une nouvelle fois mouche. Un nouveau classique pour ces Finlandais que décidément rien ne semble devoir arrêter.

L'enchaînement des titres suivants est vertigineux et permet, après ce "End Of All Hope" qui fait écho à la pièce-titre de 2000, d'apprécier la plus-value que représente désormais Marco Hietala. Soyons honnêtes, à l'époque, à part quelques initiés, pour la plupart du pays, personne n'a entendu parler de TAROT (qui affiche pourtant déjà plus de quinze ans de carrière) et le chant du bassiste à la célèbre barbe tressée se fait remarquer : vibrant, puissant, et pour tout dire singulier. Et le duo avec Tarja fonctionne à merveille, comme l'immense "Dead To The World", qui repose en grande partie sur les contrastes et l'interprétation de Marco Hietala vient le démontrer. Sur "Slaying The Dreamer" ce sera la même chose mais en renversant la vapeur, le riff Heavy et agressif (le groupe opte à partir de cet album pour un accordage plus grave) servant une Tarja impériale. Et que dire de ce pont quasi Black Metal sur lequel les vocalises de Tarja et les vocaux arrachés de Marco dégagent quelque chose d'horrifique. Et pour aérer tout ça, il y a ce simple et touchant "Ever Dream" qui fait mouche !

Jusque-là, NIGHTWISH frappe fort et juste, et on se demande s'il n'a pas tout simplement livré un deuxième chef d'œuvre (trois si l'on y inclue le très bon "Oceanborn"). Cependant, et c'est sans doute pourquoi "Century Child" apparaît aujourd'hui comme un album mineur, la deuxième moitié de l'album n'est vraiment pas au niveau. Tuomas commence à y développer ses élans symphoniques, avec plus ou moins de réussite, "Phantom Of The Opera" n'atteignant par exemple le dosage parfait que quelques années plus tard en live ("End Of Era"). "Beauty Of The Beast" se perdant dans ses parties de clavier orchestrées (et ce n'est que le début, Tuomas va prendre cette mauvaise habitude de la pièce-fleuve qui ne touche que rarement son but, "Ghost Love Score" étant sans doute la plus belle exception du lot), et "Ocean Soul" ne m'ayant pas laissé de mauvais souvenir à défaut de me marquer, coincé entre les insipides "Forever Yours" et "Feel For You".

Bref un album qui ne récolte finalement qu'un gentil 3/5 alors que sa première moitié promettait clairement plus.

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- Tarja Turunen (chant)
- Tuomas Holopainen (clavier)
- Erno Vuorinen (guitare)
- Marco Hietala (basse, chant)
- Jukka Nevalainen (batterie)


1. Bless The Child
2. End Of All Hope
3. Dead To The World
4. Everdream
5. Slaying The Dreamer
6. Forever Yours
7. Ocean Soul
8. Feel For You
9. The Phantom Of The Opera
10. Beauty Of The Beast



             



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