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METAL SYMPHONIQUE  |  DVD

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NIGHTWISH - Showtime, Storytime (2013)
Par JEFF KANJI le 16 Décembre 2013          Consultée 5819 fois

28 septembre 2012. C’est la crise au sein de NIGHTWISH. Anette Olzon est terrassée par la grippe et doit être conduite à l’hôpital le plus proche. Le groupe, le bec dans l’eau, ne sait comment réagir et plutôt que d’annuler le show, le public de Denver préfèrera voir Elize Ryd et Alissa White-Gluz assurer le concert bon gré mal gré en remplaçant temporairement la malheureuse Anette… Ce qui ne sera pas du goût de cette dernière qui ne se gênera pas dès le lendemain pour critiquer la décision du groupe sur son blog. Cette fois-ci, Tuomas et ses comparses prennent les devants et contactent Floor Jansen tout en choisissant pour le bien des deux parties de terminer le chapitre Anette Olzon (deux albums et un EP live au compteur). Le 1er octobre 2012 restera donc une date-clé dans la carrière de NIGHTWISH.

3 août 2013. La situation a bien changé. La tournée de l’album "Imaginaerum" est un franc succès et le groupe aborde pour terminer son long périple mondial la saison des festivals sereinement et sûr de son fait. Deux jours plus tôt, RAMMSTEIN a mis le public de Wacken à genoux et il paraît impossible de se défaire de l’impression d’avoir eu affaire au show ultime de l’édition 2013. Toutefois NIGHTWISH écume les planches allemandes pour la troisième fois (soit une fois avec chaque vocaliste ; Tarja en 2005, Anette en 2008) et revigoré par la présence d’une vocaliste issue du milieu Metal unanimement reconnue par ses pairs et capable de prouesses dans tous les registres, va mettre le feu et employer les grands moyens pour satisfaire les 80 000 spectateurs de la True Metal Stage.

Floor Jansen, contrairement à son prédécesseur direct a déjà une belle carrière derrière elle avec AFTER FOREVER, contemporain de NIGHTWISH et réponse batave à la vague Metal Symphonique initiée par la formation finlandaise.
Les premières notes de "Dark Chest Of Wonders" donnent le ton et les vocalises lyriques de la valkyrie posent les premiers jalons. Le chant à la fois très féminin et puissant dans le registre Rock vient transcender ce titre initialement chanté par Tarja. Floor est d’une facilité déconcertante et parvient même à transporter dans une autre dimension les airs taillés sur mesure pour Tarja ("Ghost Love Score") ou Anette ("Storytime") ou encore les hymnes au confluent des deux époques ("Nemo", "Ever Dream"). Et quelle patate ! Avec un jeu scénique sobre mais engagé, laissant volontiers la place à Marco Hietala, toujours heureux de pouvoir faire le pitre et le speaker, rôle rendu prépondérant sous Anette dont le manque de charisme affligeant imposait une source de stress aujourd'hui disparue. Le show passe à la vitesse de la lumière malgré un longuet "Last Of The Wilds" qui permet néanmoins de mettre en valeur Troy Donockley qui accompagne le groupe depuis le début de la tournée avec ses uilleann pipes et autres whistles traditionnels. Ce titre permet aussi de renouer avec les instrumentaux comme le groupe le faisait à l’époque de "Wishmaster" ("Crimson Tide/Deep Blue Sea" sur "From Wishes To Eternity"). Dans le cadre d’un festival, on peut se demander l’utilité d’un tel moment qui a cependant le mérite de reposer les vocalistes et de nous changer un peu d’air… et de nous épargner d’inutiles soli de batterie ou de guitare.

Outre une exécution sans faille et une setlist intelligente n’ayant gardé que la substantifique moelle du prétentieux "Imaginaerum", à savoir les monstres d’efficacité que sont "Storytime", "Last Ride Of The Day", "I Want My Tears Back", le plus dark "Ghost River" (qui pourra au final rappeler quelque chose de l’ambiance de "Master Passion Greed" ou encore "Slaying The Dreamer") et l’épique "Song Of Myself", quelle énergie ! Floor headbangue, harangue la foule et ce regain conquérant a un effet boule de neige sur l’ensemble du groupe : Emppu se plie en quatre comme jamais (entre deux rasades de corona), Marco dévale son manche et les parties vocales avec agressivité et tout ce petit monde headbangue joyeusement. Tuomas est également gagné par cette énergie et l’ersatz de Jack Sparrow aviné semble un lointain souvenir comme le bonus DVD de "Ghost Love Score" le laisse entrevoir : on peut le voir emporté par l’émotion et l’énergie, les yeux révulsés et headbangant tant qu’il le peut pendant que Jukka Nevelainen démonte ses toms un par un. NIGHTWISH retrouve une âme Metal, s’éloignant du côté grand-guignolesque semblant avoir atteint son apogée sur "Imaginaerum".

Un petit mot sur "Song Of Myself". On pourrait penser l’entreprise périlleuse pour deux raisons : le final de ce titre, constitué je le rappelle de poèmes sur fond de cordes filmiques, était prenant sur album mais risquait de s’avérer longuet en live. Et très intelligemment, ces poèmes défilent sur l’écran géant pendant le passage instru très Heavy qui termine le morceau dans sa version concert ; franchement bien vu ! La deuxième raison étant que "Song Of Myself" suit directement dans l’ordre du set "Ghost Love Score" qui constitue l’un des climax du show avec une Floor transcendée qui vous arrache les larmes sur le final. Ce gigantesque écran déployant un « Imaginaerum » rappelant une façade de cabaret ainsi que l’imposante pyrotechnie achèvent de parachever le spectacle !

Le documentaire "Learn The Setlist In 48 Hours" permet de suivre le groupe sur toute la tournée, entrecoupé d’images live, de répétitions et d’interviews des membres du groupe le rythmant et évitant les concours de cercueils ou gueules fatiguées des reports de tournée habituellement filmés ("From Wishes To Eternity"). On y voit un groupe sans fard, à la fois conscient de la machine imposante que représente NIGHTWISH et désireux de jouer la musique qu’il aime avec le plus de plaisir possible. On verra notamment Marco Hietala confiant regretter la spontanéité des débuts, la contrainte imposée par les séquences orchestrales qui rigidifient un peu le live, ou encore Tuomas Holopainen, qui préfèrerait de toute évidence faire autre chose pendant qu'il rédige le communiqué de presse annonçant la fin de la collaboration avec Anette, ou encore l’intégration progressive d’une Floor à la fois réservée et pleinement impliquée dans la mission qui lui incombe. Le groupe parvient à proposer un documentaire cohérent qui nous apprend beaucoup sur le fonctionnement de NIGHTWISH avec ce que cela comporte d’ambitieux mais aussi parfois d’un peu loin de l’image que peut avoir le fan idolâtre (on en croise quelques-uns dans ce documentaire). Le groupe a le succès mais paye également la rançon. Il a fallu jongler habilement, Anette Olzon ayant demandé au groupe de ne pas figurer dans ce documentaire, ce qui peut rendre certains passages du début de la tournée parfois un peu incomplets. On assiste à cette fameuse soirée de Denver où le groupe doit annoncer au public les ennuis de santé préoccupants d’Anette et le choix qui est donné au public de se dépatouiller avec les deux vocalistes de KAMELOT pour assurer le show en remaniant la setlist au dernier moment, où l’on peut voir, malgré ce qu’on peut penser d’AMARANTHE et de The AGONIST qu’Elize Ryd et Alissa White-Gluz sont deux jeunes femmes adorables et extrêmement serviables. On peut aussi voir le rôle de fédérateur d’un Troy Donockley solaire qui apporte sérénité à un groupe qui s’est pas mal malmené humainement depuis ses débuts.

Tuomas Holopainen souhaitait que ce documentaire sorte de façon totalement indépendante et ce Live au Wacken n’était absolument pas planifié par le groupe. On peut toutefois saluer les conseils avisés de Nuclear Blast qui a permis d’immortaliser et d’entériner l’intégration de Floor Jansen et de Troy Donockley afin de permettre à NIGHTWISH de proposer un produit complet et abouti. Outre la version CD dont vous parlera Volthord, ce DVD est disponible dans un coffret regroupant le Live, le documentaire ainsi que la version audio du Live.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Floor Jansen (chant)
- Emppu Vuorinen (guitare)
- Marco Hietala (basse, chant)
- Jukka Nevelainen (percussions)
- Tuomas Holopainen (claviers, piano)
- Troy Donockley (uilleann pipes, whistles, chant)


1. Dark Chest Of Wonders
2. Wish I Had An Angel
3. She’s My Sin
4. Ghost River
5. Ever Dream
6. Storytime
7. I Want My Tears Back
8. Nemo
9. Last Of The Wilds (instrumental)
10. Bless The Child
11. Romanticide
12. Amaranth
13. Ghost Love Score
14. Song Of Myself
15. Last Ride Of The Day
- Bonus
16. I Want My Tears Back (live Hartwall Arena)
17. Ghost Love Score (live Buenos Aires)



             



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