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NIGHTWISH - Imaginaerum, The Score (2012)
Par VOLTHORD le 29 Mai 2013          Consultée 3873 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

J’ai écouté cet album en boucle.
Ça sonnait comme un petit souvenir pas si distant d’un album qui a désormais clairement la carrure d’un "Wishmaster" ou d’un "Once". Une version symphonique revisitée, des thèmes envoûtants qui reviennent sous une forme nouvelle, toute aussi riche et passionnante. Des répétitions en plus mais pas de trop, et des arrangements à foison.

Intéressant d’ailleurs, que de découvrir le film après avoir connu sur le bout des doigts tous les recoins de sa bande son. C’était même le gros danger que NIGHTWISH encourait : faire un film qui ne vivrait que pour sa musique, ou pire, que par la présence du groupe. Si on se plaint souvent que les groupes de Metal Symphonique font des "musique de film sans le film", on craignait ici d’avoir un film qui ne vivrait que par sa BO, et pire, qui viendrait bafouer nos images à nous, celles qu’on avait en tête lorsqu’on découvrait l’album.

Mais NIGHTWISH s’en sort avec les honneurs.

Imaginaerum, l’histoire d’un vieux compositeur taciturne emprisonné dans ses souvenirs d’enfance, joue sur l'émotion enfantine mais s'adresse à tous. Sans révolutionner le cinéma merveilleux, et sans éviter quelques poncifs ou quelques capilotractages d’intrigue pas toujours subtils, Tuomas montre tout de même qu’il sait aussi bien raconter des histoires qu’il ne sait mettre en scène de belles mélodies. Bizarrement, c’est lorsque le groupe s’incruste dans quelques scènes qu’on ne sait plus trop quoi penser. Alors que NIGHTWISH nous rejoue "Slow Love Slow" et "Scaretale" en entier, la mise en scène perd ses repères. C’est un peu mi-clip mi-raisin, et ni vraiment l’un ou l’autre, le groupe n’ayant qu’une présence vaguement symbolique dans ses apparitions, n’étant jamais utilisé vraiment comme un outil pour construire la trame.

La BO d’Imaginaerum n’est donc ni vraiment totalement ce cd là, ni vraiment "Imaginaerum" (l’album de 2011), mais un peu des deux. La mauvaise manie d’incruster des bouts de NIGHTWISH dans le film devient un comble quand, en plein milieu d’une scène qui était censé être émouvante, un des personnages pose le disque de "I Want My Tears Back" sur le gramophone (parce que c’est bien connu, tout le monde a un gramophone chez soi). Impossible de se concentrer sur la scène ni même de la prendre véritablement au sérieux.

Autre bizarrerie, c’est une autre version chantée de "The Crow, The Owl And The Dove", appelée "Deeper Down" pour la route, qui se voit réadaptée et remixée pour le bien du film, et répété sur la présente BO. Dommage finalement, vu que jusque là, le charme de l’opus reposait sur sa qualité uniquement instrumentale. Quant à son apparition à l’intérieur du film, les paroles ne semblent pas apporter bien grand-chose à la scène, donc une version uniquement instrumentale aurait largement suffit aussi.

Cette bande originale, qui paraît un peu être le serpent qui se mord la queue, demeure à mon avis l’accomplissement d’un concept simplement génial, dont Tuomas peut se féliciter tant tout ce qui a été fait autour d’"Imaginaerum" sonne juste et prolonge la magie de l’album titre. Sans forcer sur les thèmes ni sur les longs passages orchestraux contemplatifs, NIGHTWISH trouve un juste milieu digne d’un HOWARD SHORE. Dommage finalement qu'aucun nouveau thème ne fasse apparition dans cet album, qui vit tout à fait bien sans son film, mais moins bien sans son album titre.

Maintenant qu’Anette est partie du groupe, on peut sans rancunes fermer un volet de l’histoire de NIGHTWISH, et une partie de son imaginaire aussi. Un accomplissement simplement unique dans notre belle sphère métallique.

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- Emppu Vuorinen (guitare)
- Tuomas Holopainen (clavier)
- Jukka Nevalainen (batterie)
- Marco Hietala (basse)
- Anette Olzon (chant)


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