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DEF LEPPARD - Euphoria (1999)
Par JEFF KANJI le 24 Octobre 2015          Consultée 1062 fois

Bon ben DEF LEPPARD a fait son album aventureux… Cette fois-ci la critique a suivi mais pas le public ; l'inverse de 1992 finalement. Du coup pas besoin de chercher plus loin que la pochette et ce logo mythique pour comprendre que DEF LEPPARD opère un méga rétropédalage sur "Euphoria". Le problème, c'est que les Anglais ont oublié un détail… Sept ans se sont écoulés depuis "Adrenalize", douze depuis "Hysteria" et les modes ont considérablement changé… Quand on écoute encore du Hard/Heavy en 1999, soit on fait partie de la frange old school minoritaire restée bloquée sur les deux décennies précédentes, soit on est partagé entre les mouvances dominantes d'alors : le Neo, le Power ou le Melodeath, pour peu que son public vieillissant ne soit totalement passé à autre chose.

L'euphorie sera donc de courte durée pour DEF LEPPARD qui ne réussira pas le pari de récupérer sa gigantesque fan-base. Si le groupe restera populaire en Angleterre et aux USA, il disparaîtra des écrans partout ailleurs juste parce qu'il est ringard, ce qui ne nous dit pas de quoi est fait "Euphoria" !
Malheureusement, dans un sens, DEF LEPPARD est fidèle lui-même et à certains moments parvient à approcher "Adrenalize", mais on ne retrouve jamais la grâce des années Lange/Clark. Ainsi "Euphoria" est un opus tout à fait honnête, mais assez loin des standards auxquels nous a habitués le groupe.

"Slang" pouvait être critiquable pour son opacité mais il disposait de gros tubes potentiels (je ne me suis jamais totalement remis de ce "Gift Of Flesh" monstrueux), ce dont "Euphoria" ne dispose pas. Pourtant j'y crois dur comme fer quand le Heavy "Demolition Man", dont l'introduction à la "Let's Get Rocked" met dans les meilleures dispositions, retentit pour ouvrir l'album. Le champion de Formule 1 Damon Hill est même guitariste soliste sur le titre ! Mais le plus gros souci est là : sans vraiment faire de la merde, DEF LEPPARD n'offre au public qu'une caricature de lui-même. Du sous "Pour Some Sugar On Me" avec "Paper Sun" qui dispose néanmoins de superbes soli sur son final par exemple. On aura même droit à un sous "Slang" avec "All Night". Et le défaut entrevu sur l'album de 1996 est toujours là : de plus en plus de ballades Pop ennuyeuses ("Goodbye" mon Dieu !) ou encore "It's Only Love", co-écrite avec Mutt Lange, loin du panache du titre homonyme sorti par Bryan ADAMS, alors que DEF LEPPARD excellait jadis dans ce domaine (remember "Love Bites").

Mais il y a quand même des réussites (sans quoi la note serait encore plus sévère) et "Promises" si elle m'a d'abord hérissé le poil est un mid-tempo Pop Rock LEPPARDisé qui possède de chouettes arrangements et de bonnes mélodies, "Demolition Man" dont j'ai déjà parlé, avec son tempo enlevé et ses chœurs toujours aussi efficaces, et le très teinté "Rock Of Ages" "21st Century Sha La La La Girl" avec son phrasé syncopé font bonne figure. En gros pas de quoi rougir face à une concurrence quasi inexistante (seuls TEN et DC COOPER dans un genre un peu différent feront mieux cette année-là) en cette fin de siècle. D'autant que Phil Collen nous régale d'un très bel instrumental digne des meilleurs SATRIANI avec "Disintegrate".

Mais cette séance d'auto-pompage alliée à des prestations vocales qui se départissent de plus en plus de toute forme d'agressivité confirme la mise au placard de ce géant du Hard Rock, et ce pour un sacré moment (cf l'album suivant). "Euphoria" reste un album sympathique mais trop moyen mis à côté des six albums précédents. Même "Retro-Active" est nettement plus plaisant.

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   JEFF KANJI

 
   NICO

 
   (2 chroniques)



- Rick Allen (batterie,choeurs)
- Vivian Campbell (guitare,choeurs)
- Phil Collen (guitare,choeurs)
- Joe Elliott (chant)
- Rick Savage (basse,choeurs)


1. Demolition Man
2. Promises
3. Back In Your Face
4. Goodbye
5. All Night
6. Paper Sun
7. It's Only Love
8. 21st Century Sha La La La Girl
9. To Be Alive
10. Disintegrate
11. Guilty
12. Day After Day
13. Kings Of Obivion
14. I Am Your Child



             



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