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DEF LEPPARD - And There Will Be A Next Time... Live In Detroit (2017)
Par JEFF KANJI le 20 Mai 2017          Consultée 1023 fois

Le capitalisme sauvage nous aura tous… En cette période électorale mouvementée où, comme le dirait Pierre-Emmanuel Barré, il y aura de toute façon 65 millions de perdants, DEF LEPPARD s'est hissé en tête des charts avec son opus éponyme (numéro 1 dans trois classements aux US, deuxième en Suisse, quatrième place pour l'Australie etc.) alors que "Songs From The Sparkle Lounge" sorti huit ans plus tôt était loin d'avoir fait aussi bien… Alors qu'il était bien meilleur !

Comme Stars 80 qui fait le plein dans les zéniths de France, DEF LEPPARD cartonne aux USA où ses tournées d'été font le plein. L'affiche de sa tournée nord-américaine faisait envie aux briscards, embarquant REO SPEEDWAGON et TESLA… Le genre de tournée qu'on ne verra sans doute jamais en France pour diverses raisons… Toujours est-il que d'avoir un nom et que de faire du fan service semble n'avoir jamais aussi bien fonctionné et que les fans semblent avoir l'anus de plus en plus détendu. Après les sirènes de l'album culte joué en intégralité ("Viva! Hysteria") DEF LEPPARD, qui n'a pas proposé beaucoup de Lives au cours de sa carrière s'est rattrapé avec l'édition deluxe de "Pyromania", puis avec maintenant un troisième Live en moins de dix ans !

Vous vous demanderez sans doute où est l'intérêt, et je me pose la même question. Si on écoute la multinationale DEF LEPPARD, le groupe a été si bien reçu avec l'album éponyme qu'il a décidé de proposer une vidéo aux fans, chose qu'il n'avait pas fait depuis 88… À l'exception du show célébrant les 25 ans de "Hysteria" paru en… 2013 donc beaucoup plus récemment.

Ainsi au niveau visuel on observera très peu de surprises, le mur d'écrans permet un show vidéo moderne et sobre à la fois. Il faut juste que Phil Collen calme la muscu, parce que franchement, le côté torse huilé et pectoraux saillants, à cinquante berges il faut arrêter... C'en est même gênant, bien que la performance soit impressionnante. On a beaucoup plus de plaisir à retrouver l'éternelle banane de Vivian Campbell qui a bien repris du poil de la bête depuis ses ennuis de santé (atteint d'un syndrome de Hodgkin, il avait rechuté en 2015 et dû annuler sa participation à la tournée d'été avec STYX et TESLA et avait été remplacé par Steve Brown de TRIXTER) et un Rick Allen qui comme à son habitude vous fait réfléchir et relativiser sur vos petits tracas du quotidien présupposés insurmontables, vu le plaisir qu'il prend à jouer bien que ses breaks et ses démonstrations en solo soient limités par son handicap.

Mais c'est à peu près tout pour être honnête. Joe Elliott, du haut de son presque-mètre quatre-vingt-dix, a toujours une certaine présence scénique, même s'il s'est bien empâté, autant physiquement que vocalement (c'est en partie lié d'ailleurs) et j'ai une transition toute trouvée pour parler de l'un des gros points noirs de "And There Will Be A Next Time…" : le chant !

On avait déjà observé sur "Mirrorball" la perte de puissance du sieur Elliott ; elle est ici encore plus criante, écouter un "Love Bites" massacré de la sorte est terrible… Mais grand classique il était, grand classique il restera. C'est d'ailleurs une difficulté à laquelle DEF LEPPARD n'est pas le seul à devoir faire face. Mais si vous observez la setlist vous verrez qu'effectivement, plus de la moitié du set semble indéboulonnable. Et encore, des amateurs comme moi trouvent moyen de râler de l'absence d'un "Women" par exemple. Et si on peut être satisfait de la pérennité du duo "Bringin' On The Heartbreak"/"Switch 325", ce Live ne représente que peu la musique de DEF LEPPARD mais davantage son succès commercial. Mais bon on est aux States, et les Anglais sont depuis longtemps devenus des Américains en matière de business et au vu de la tournée de vieux qu'ils avaient déjà entrepris en 2015, ils ont pensé tiroir-caisse.

Ainsi seuls quatre albums (!) sont représentés dont le dernier. Maigre consolation que de voir "Let's Go" ou "Dangerous" très bien s'intégrer et se frotter à un "Animal" ou un "Foolin'" sans problèmes sur un concert d'une heure et demie... Le groupe est cela dit relativement dynamique, notamment au niveau des guitares même si honnêtement en 2017 le son de Phil Collen et les samples eighties de la batterie électronique de Rick Allen ringardisent quelque peu la musique de ce groupe autrefois gigantesque. DEF LEPPARD vieillit, indubitablement, mais avec une forme de classe qui m'empêche de le descendre totalement. Je ne vois pas qui, à part les fans (et encore), pourra trouver un intérêt à ce produit, qui vient s'ajouter à un Live de bonne facture ("Mirrorball") et un "Viva! Hysteria", mêlant surprises et classiques, nettement plus recommandable si vous voulez écouter le DEF LEPPARD des années 2010.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Rick Savage (basse, chœurs)
- Phil Collen (guitare, chœurs)
- Vivian Campbell (guitare, chœurs)
- Joe Elliott (chant, chœurs, guitare rythmique)
- Rick Allen (batterie)


- Cd 1
1. Let's Go
2. Animal
3. Let It Go
4. Dangerous
5. Foolin'
6. Love Bites
7. Armageddon It
8. Rock On
9. Man Enough

- Cd 2
1. Rocket
2. Bringin' On The Heartbreak
3. Switch 625
4. Hysteria
5. Let's Get Rocked
6. Pour Some Sugar On Me
7. Rock Of Ages
8. Let's Get Rocked
9. Photograph



             



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