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RAGE - Perfect Man (1988)
Par JEFF KANJI le 22 Novembre 2021          Consultée 531 fois

Crucial dans l'établissement du nom RAGE, "Perfect Man" est la résultante d'une situation que connaissent beaucoup de formations ; le moment où il faut clairement choisir sa voie. Et entre attentes différentes et goûts musicaux divergents, c'est la première ère du groupe qui se termine avec "Execution Guaranteed", l'arrivée de sang neuf ayant mis au jour de sérieuses divergences musicales et de niveau, Jochen Schröder n'ayant carrément pas joué sur l'album au vu de son incapacité à suivre le mouvement (le monsieur nous a quittés en 2021, et Peavy Wagner a su lui rendre un hommage juste). Et pourtant Rudy Graf n'est pas au générique de ce quatrième album (c'est ça de vouloir faire de la musique plus cool). Peavy Wagner se retrouve seul à la tête de son bébé après que les compères aient auditionné un bassiste (mauvais selon ses dires) et envisagé de renommer (encore) le groupe. Il croise alors la route de Manni Schmidt et rapidement d'un pote d'enfance, Chris Efthimiadis, pour reprendre les baguettes derrière Jörg Michael, rencontré le jour même de la séparation d'avec les autres membres (1).

Et on peut clairement entendre une différence à presque tous les niveaux ; le jeu de batterie, un des points forts du groupe, maintient son niveau, ça riffe toujours aussi bien voire mieux, et au niveau des soli on passe un cran au-dessus. Mais c'est sur l'écriture et la mise en œuvre que les différences sont les plus flagrantes. Titres courts, structures optimisées, lignes de chant bien plus accrocheuses et plus tempérées, indiquant à Peavy que le chant dans l'aigu n'est pas une fin en soin (même si l'album suivant "Secrets In A Weird World" sera dans la même veine à ce niveau ; rappelons que RAGE est un laborieux). Tout n'est pas parfait bien sûr, et RAGE n'a pas changé du jour au lendemain, Peavy signant encore la plupart des morceaux. Et l'un des défauts futurs de la machine allemande apparaît également ; sa tendance à blinder ses albums.

"Perfect Man" est un cas d'école. Car d'un côté il renferme les premiers véritables tubes du groupe avec "Wasteland", le Rock'N'Roll "Perfect Man" ou le premier classique du groupe, à savoir le fédérateur "Don't Fear The Winter" où le groupe s'autorise même quelques harmonies vocales. De l'autre il y a ces boulets Speed Metal un peu WTF? à la "Supersonic Hydromatic" qui hélas rentre bien dans le crâne (on peut y ajouter "Neurotic"). L'album se perd parfois encore en atermoiements vaguement ambiants ("Time And Place") et enterre en queue de peloton des titres de la trempe de "Symbols Of Our Fear" qui montre un RAGE bien efficace, lisible et à même de séduire un public plus large.

RAGE affine lentement son style, mais c'est sur "Perfect Man" que cela devient franchement audible, ajouté à la première apparition de la mascotte du groupe, le Soundchaser (pour le logo du groupe il faudra attendre l'album suivant), récupéré dans la poubelle de Ralph Hubert de MEKONG DELTA (avec qui Peavy travaillait depuis quelques années) et oeuvre de l'artiste viennois Joachim Luetke. RAGE devient bien plus que la somme de ses membres, mené par un Peavy Wagner indéboulonnable, qui n'hésitera jamais à se séparer des éléments indésirables, même si dans l'affaire il connaîtra bien plus de défections que de renvois. "Perfect Man" pour les néophytes doit presque être envisagé comme le premier album où RAGE existe artistiquement parlant, s'écartant du Speed Metal orthodoxe, variant un peu les tempi et les lignes mélodiques, tout en sachant que la suite sera clairement meilleure, car côté inspiration, y a encore du boulot.

Note réelle : 2,5/5.

(1) anecdote amusante : il y a ici une analogie avec le recrutement de Thomen Stauch dans LUCIFER'S HERITAGE (futur BLIND GUARDIAN) : les deux musiciens ont tout deux commencé par prendre des cours de guitare dans l'entourage des groupes qu'ils allaient rejoindre, pour des résultats limités avant de révéler des prédispositions incomparables pour la batterie.

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   JEFF KANJI

 
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- Peavy Wagner (chant, basse)
- Manni Schmidt (guitare)
- Chris Efthimiadis (batterie)


1. Wasteland
2. In The Darkest Hour
3. Animal Instinct
4. Perfect Man
5. Sinister Thinking
6. Supersonic Hydromatic
7. Don't Fear The Winter
8. Death In The Afternoon
9. A Pilgrim's Path
10. Time And Place
11. Roundtrip
12. Between The Lines
13. Symbols Of Our Fear
14. Neurotic



             



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