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HARD ROCK  |  STUDIO

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1981 No Sleep 'til Hammersmit...
1982 Iron Fist
1983 Another Perfect Day
1986 Orgasmatron
1987 Rock'n'roll
1991 1916
1992 March Ör Die
1993 Bastards
1995 Sacrifice
1996 Overnight Sensation
1998 Snake Bite Love
2000 We Are Motörhead
2002 Hammered
2004 Inferno
2006 Kiss Of Death
2008 Motörizer
2010 The Wörld Is Yours
  Lemmy : The Movie
2013 Aftershock
2015 Bad Magic
2017 Under Cöver
 

- Style : Vulcain, Gun Barrel, American Dog, Sweet
- Membre : Fastway, King Diamond, Phil Campbell And The Bastard Sons
- Style + Membre : Saxon, Lemmy
 

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MOTÖRHEAD - Inferno (2004)
Par JULIEN le 30 Août 2004          Consultée 6078 fois

Ahlala, MOTORHEAD... Que dire qui n’ait pas encore été ressassé sur la bande à Lemmy, ce farouche et indécrottable lutteur totalement dévoué au Dieu Rock’n Roll ? Qu’à son âge, moult vaillants soldats en sont réduits à sucrer les fraises en commençant par la racine ? Que son œuvre graisseuse reste(ra) comme l’une des plus belles déflagrations du monde Hard Rock ? Que ce gaillard aura su, au fil d’une carrière de plus de trente ans, égrener les classiques comme autant de bombes cloutées imparables ? Et je ne compte même pas les vocations que le groupe aura suscitées, de METALLICA à BATHORY en passant par SAXON, VENOM et qui sais-je encore... que des combos décisifs pour l’univers du Hard, vous l’aurez constaté... Et gageons que le groupe fera encore bien des émules, et au moins autant de petits !

Que voulez-vous, quand on est le dépositaire d’une recette aussi simplement savoureuse, il faut dire que les choses apparaissent plus simples, même s’il en fallait bien du talent pour nous mitonner une mixture si goûteuse, au caractère fort et corsé, empestant le Rock’n Roll jusqu’au bout de cette Rickenbacker altière, brandie par le grand moustachu british au verrues turgescentes et à la voix rocailleuse... « Overkill », « Bomber », « Ace Of Spades », « Another Perfect Day »... ah combien de classiques, combien de grosses tueries disséminées sur la scène Hard du début des 80’s ! MOTORHEAD y régnait, souverain et imprenable sur le plan de la débauche sonore, chahutant la concurrence à grand coups de concerts tuméfiants, véritables orgies de décibels qui furent les meilleurs alliées de bien des oto-rhinos (l’indispensable « No Sleep ‘Till Hammersmith »).

Et puis le début de la chute... « Orgasmatron » était convaincant et « Rock’n Roll » avait encore l’allure de l’évidence, même si on commençait à sentir que le groupe, désormais orphelin du mythique riffeur Fast « Eddie » Clarke, et malmené par un Philthy « Animal » Taylor de plus en plus incontrôlable, perdait peu à peu de cette substance Rock brûlante et palpitante comme un ampli chauffé à blanc. « 1916 », assez inégal et bizarrement produit, et l’ultra américanisé « March Or Die » étonnaient : MOTORHEAD quittait de plus en plus les rivages du Rock caniculaire de « Ace Of Spades », sans jamais retrouver par exemple la grâce mélodique de « Another Perfect Day » (merci Mister Brian « THIN LIZZY » Robertson)...

1993 : pan, « Bastards » pète à la gueule d’un monde marqué par les dernières exactions stigmatisant la bataille rangée entre METALLICA, GUN’S N ROSES et NIRVANA... Mikkey Dee, ex-cogneur de DOKKEN et, surtout, de KING DIAMOND, est intronisé grand maître du rythme au sein d’un groupe qui a bien rodé, depuis « Orgasmatron », la formule du quatuor... et MOTORHEAD de prendre d’un coup quelques kilos de muscles, forgés solidement dans le Heavy Metal : « Bastards » est en effet le signe annonciateur de cette nouvelle approche, qui voit le groupe filer un sacré coup de fouet à son Hard Rock en le gainant d’une vigueur Heavy Metal, avec double grosse caisse d’abordage et riffs bien plus hostiles que d’antan. Une direction amplement confirmée par un « Sacrifice » étouffant, aux guitares bien grasses, lestées copieusement de ce chant de moins en moins sujets aux éclaircies... Puis ce fut l’appréciable épisode « Overnight Sensation », plus modéré et tolérant à l’égard d’un soucis mélodique un tantinet retrouvé, tandis qu’une légère résurgence de Rock’n Roll viendrait égayer le sympathique (mais un peu inégal) « Snake Bite Love ». Back to the roots ? Bah... si son successeur, intitulé « We Are Motorhead », est « back », c’est vers le fond de classe : Plat, défiguré par un Lemmy enroué et des compos sans véritable imagination, jugulant de sa poigne bourrine les quelques velléités Rock’n Roll qui auraient pu lui donner du piquant, ce disque à la belle pochette (seul point positif) est également celui qui me fit perdre espoir en MOTORHEAD, au point que j’ignorais « Hammered » à sa sortie... Et puis, en cet an de grâce 2004, à l’orée de l’été (bon signe ?), surgissait un nouvel album studio.

« Inferno » donc. Titre à mon goût, pochette magnifique encore une fois signée Petagno, sticker annonçant la présence du magicien Steve Vai... Miam ? Et bien... ouais ! Quelle joie de retrouver, ENFIN, un MOTORHEAD conquérant, motivant, à la flamme Rock’n Roll s’émancipant quelque peu de cette armure Heavy Metal qui ne faisait qu’affadir la truculence de la bande à Lemmy : "Killers", "Down On Me" (galvanisé par un riff intense et le solo final de Steve Vai), "Life’s A Bitch", "Smiling Like A Killer", "Terminal Show" (avec encore Steve Vai) sont des petits roquettes Heavy Hard qui dépotent, s’attaquant directement à vos pieds pour mieux les piéger dans une compulsion à marteler le sol qui ne m’avait plus personnellement saisi depuis longtemps avec ce groupe... Ok, il y a avait bien eu l’un ou l’autre morceau trippant, disséminé ici ou là sur chacun - ou presque, pour ceux qui ont suivi - des derniers albums du groupe ("Bastards" et "Overnight Sensation" exceptés, ces deux albums me plaisant quasiment dans leur ensemble). Mais il s’agissait de petits plaisirs ponctuels, là où « Inferno » parvient à me satisfaire sur (presque) toute la longueur : l’ultra accrocheur "In The Black" et son rythme remuant taillé pour la scène, la petite gâterie entraînante, opiniâtre et fluide "In The Name Of Tragedy", le mid-tempo quasi paresseux "Suicide", un "Keys To The Kingdom" illuminé par un monologue guitaristique central bruyant et réellement beau (si si !)... tous sont tous là pour démontrer que MOTORHEAD, faute d’un large renouvellement bien difficile dans un genre marqué au fer rouge par son empreinte indélébile, sait encore y faire sans verser dans la caricature (belle performance d’ailleurs de Phil Campbell, qui signe une sacrée tripotée de bons solos)... Même Lemmy, sans raviver la verve des premiers jours, semble avoir pris le parti de nous soumettre un chant un peu plus présentable, bien que toujours aussi abrasif !

Fort d’une flamme Rock quelque peu retrouvée - quand bien même le virage métallique négocié avec « Bastards » est toujours de mise - « Inferno » marque ainsi pour moi la fin du marasme d’un groupe qui semble enfin décidé à restaurer la superbe d’un blason égratigné par de peu convaincants produits... même si tout ne m’apparaît pas des plus brillants sur ce nouveau disque : un ou deux morceaux auraient gagné en force s’ils s’étaient vus amputés d’une petite minute ("Killers" par exemple), d’autres se contentent de peu (le rapide "Fight", "In The Year Of The Wolf"), et le groupe a tendance à convoquer quelques riffs ou mélodies recyclées. Mais qu’importe ! MOTORHEAD me semble bel et bien de retour en grâce, et ça fait fichtrement plaisir... même le très plaisant Blues acoustique (avec harmonica et tout et tout) qui referme l’album est là pour nous rassurer : MOTORHEAD n’a pas oublié le goût de l’authenticité... et ça, ce n’est pas à négliger ! Un très bon 3.5/5.

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   (2 chroniques)



- Lemmy Kilmister (basse, chant)
- Phil Campbell (guitares)
- Mikkey Dee (batterie)


1. Terminal Show
2. Killers
3. In The Name Of Tragedy
4. Suicide
5. Life's A Bitch
6. Down On Me
7. In The Black
8. Fight
9. In The Year Of The Wolf
10. Keys To The Kingdom
11. Smiling Like A Killer
12. Whorehouse Blues

- Edition Limitée Avec Un Dvd
1. Interview & Making Of "inferno"
2. Brave New World (clip)
3. Serial Killer (clip)
4. We Are Motörhead (clip)



             



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