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METAL SYMPHONIQUE  |  E.P

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NIGHTWISH - Over The Hills And Far Away (2001)
Par FIGHTFIREWITHFIRE le 23 Décembre 2009          Consultée 4730 fois

Finalement que signifie ce sempiternel "Cet album je peux pas le juger objectivement, il est sorti à une époque particulière de ma vie et l’a accompagnée à un point tel que je ne peux pas réellement le juger avec recul" ?

Car enfin si un tel disque a pu à ce point marquer que le ressortir fébrilement de son recoin poussiéreux tel un talisman le transforme en Delorean (équipée d’un vecteur temporel bien sûr) poussant 88 miles à l’heure vers des souvenirs qui semblent si loin et forts que l’on semble avoir vécu une autre vie et que les frissons qui nous étreignent nous feraient passer pour un monomaniaque, n’est ce pas justement qu’il possède des qualités tellement fortes qu’il en sublime nos expériences ?

Alors certes il ne s'agit pas d'une règle absolue, et on peut avouer à mi-mot avoir de l’affection pour le tube musicalement pourtant complètement nul de Kylie Minogue sorti ce fameux été où on s’était bien marré en camping. En refusant quand même en partie de reconnaître même face à soi-même ce péché honteux de goût (quoique pour mon exemple un peu maladroit un clip serait déjà plus justifiable) qui nous rappelle des moments merveilleux de notre existence et ne fait finalement figure que de stimulant…
Bon mais c’est peut être l’exception qui confirme la règle…

Quoique NIGHTWISH n’est parfois pas si loin de la variétoche si on veut faire un parallèle avec ce je viens de dire, avec des mélodies parfois à si haute teneur en glucose que l’on vérifie que l’insuline est bien à portée de main (mais dîtes donc l’intro de "Astral Romance", morceau efficacement remis au goût du jour, on dirait pas un peu le générique de "Buffy contre les vampires" ?).
Heureusement ce cher Tuomas, qui n’a pas encore subi le choc "Pirates des Caraïbes" aussi bien au niveau musical que vestimentaire, possède suffisamment de talent pour embarquer l’esprit dans un univers absolument fabuleux, rempli d’étoiles et de bateaux qui volent, mais toujours suffisamment maîtrisé pour ne pas franchir les limites de la naïveté et rester beau et fort.

C’est majestueux, c'est presque grandiloquent parfois mais dans le bon sens du terme et surtout c’est magique. Le travail d’arrangements entre le clavier, le chant lyrique et les guitares se révèle tellement poussé que le résultat est presque toujours incroyablement somptueux.
Le propos reste également, toutes proportions gardées, plus agressif que ce que produira la formation par la suite: Le chant growlé est encore présent ainsi que les ambiances plus pesantes qui pouvaient caractériser un album comme Oceanborn.

Et on le sait mais…quelle voix ! A une époque ou les suiveurs ne sont pas encore dans la course (il faut passer son bac d’abord) ce type de chant lyrique allié aux guitares électriques est un enchantement dans le paysage Métal mélodique et une véritable bouffée d’air frais. Peut-être simple mais il a fallu y penser et posséder le talent nécessaire à une telle réalisation quand même…

Le titre "Away" en est le parfait exemple et doit figurer parmi les plus fabuleuses ballades du groupe et du genre niveau émotion et sentiments aériens. Un titre dont je déplore l’absence en live (enfin déplorais parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes je tendrais finalement à espérer que ça reste en l’état)…

Et justement en parlant de live, en plus des petits bijoux que l’on vient de recevoir avec une gratitude béate voilà que le groupe prolonge notre excitation avec pas moins de six extraits live.
C’est donc ce fameux concert donné devant une montagne en plein air ? Ah non ça c’est juste la seconde pochette du disque, mais rassurez-vous le groupe n’en est pas encore à sortir deux mille versions dans chaque couleur de l’arc en ciel (à force de parler de sucre)… Il s’agit en réalité d’extraits du fameux live From Wishes To Eternity.
Et c’est la voix du grand ami de Tuomas Tony Kakko qui nous le confirme en venant seconder Tarja une poignée de secondes (le cd nous prive malheureusement de sa composition visuelle "Joey-Tribiannesque" mais le DVD sera là pour rattraper ça) sur le génial "Beauty And The Beast" dans une version magistrale.
De quoi mesurer la qualité de l’interprétation live. Et malgré sûrement quelques overdubs inévitables celle-ci se révèle bien plus qu’honnête (écoutez un peu ce magnifique solo langoureux sur "Beauty And The Beast", si on critique souvent Empuu pour son manque de technique il a ce mérite d’être particulièrement propre et tranchant en live et de proposer des parties il est vrai souvent simplistes mais surtout particulièrement efficaces).

Et si même en se frottant à l'exercice de la reprise NIGHTWISH parvient à insuffler des sensations exceptionnelles et nouvelles à un répertoire qui n’est pas le sien, c’est vraiment qu’il possède une personnalité plutôt ahurissante.

Enfin s’il me touche autant, si j’en suis presque à trembler en le laissant investir mes oreilles au point de réveiller des émotions que je ne me pensais plus capable de retrouver c’est peut-être tout simplement que NIGHTWISH possède ce quelque chose qui fait que la musique d’un groupe dépasse parfois le simple plaisir d’écoute, quittant son support pour accompagner notre esprit un peu plus loin. Ce qui explique justement que la musique puisse posséder parfois tant de magie qu'elle en devient essentielle voire vitale pour presque chacun d’entre nous…

Alors bien sûr l’objectivité parfaite peut toujours être remise en question. Mais si ce "Over The Hills And Far Away" a cette capacité, après tant d’années, de fournir les 2,21 gigowatts nécessaires pour se remémorer avec nostalgie une période personnelle riche en émotion mais également une ère dorée durant laquelle quelques petits génies venus de Finlande proposaient fraîcheur et innovation remarquables, dans un milieu qui n’était pas encore aussi concerné par une certaine récupération commerciale (elle finira par flinguer le genre lorsque celui-ci se sera essoufflé en atteignant ses limites), alors il y a sûrement quelque chose quand même…

Et si, par des émotions musicales proches de l’excellence, j’ai pu et peut encore être si intensément transporté, alors j’ai la faiblesse de croire que ce qui n’est qu’un EP représente probablement malgré tout un indispensable du genre.

Bon d’accord pour le côté sentimental qui m’aveugle je mets quand même 4 mais je ne descendrai pas plus !

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- Tarja Turunen (chant)
- Tuomas Holopainen (clavier)
- Erno Vuorinen (guitare)
- Jukka Nevalainen (batterie)
- Sami Vanska (basse)


1. Over The Hills And Far Away
2. Tenth Man Down
3. Away
4. Astral Romance (remake 2001)
5. The Kinslayer (live)
6. She Is My Sin (live)
7. Sacrament Of Wilderness (live)
8. Walkin In The Air (live)
9. Beauty And The Beast (live)
10. Wishmaster (live)



             



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