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URIAH HEEP - Look At Yourself (1971)
Par DARK BEAGLE le 12 Mai 2018          Consultée 591 fois

"Look At Yourself" est déjà le troisième album de URIAH HEEP, sorti à peine quelques mois après l’excellent "Salisbury" et moins d’un an et demi après "Very ‘Eavy… Very ‘Umble". On pourrait penser qu’avec un tel rythme, le groupe n’allait pas pouvoir enquiller les prestations de qualité, mais il n’en est rien (et vas-y, casse tout le suspens…). Les musiciens vont encore une fois signer un disque d’exception, même s’il se veut un peu moins définitif que l’opus précédent, magnifique. URIAH HEEP va toutefois livrer une belle démonstration de force, le long de sept morceaux dont certains vont s’avérer inoubliables.

La pochette est juste géniale (dans sa version originale et pour certaines rééditions), avec son effet miroir déformant, qui permet d’avoir pour chacun une vision unique, qui renvoie habillement au titre de l’album. Chacun fera son introspection face à son reflet ainsi renvoyé. Le groupe réussit donc à évoquer avec l’image ce qu’il propose avec son morceau-titre, qui sera également l’un des morceaux de référence de la formation britannique, qui sera repris par GAMMA RAY sur "Heading For Tomorrow" ainsi que par GRIMSKUNK et ce, assez fidèlement malgré les velléités plus Punk de ce combo.

Il faut dire que ce titre est tout simplement magistral, avec sa guitare énergique qui se mêle à un orgue survolté. Son final est une véritable apothéose et on a juste envie de réécouter ce morceau à peine terminé. Sa petite particularité est d’être chanté par Ken Hensley, David Byron ayant des problèmes de gorge lors de l’enregistrement de l’album, ce qui ne l’empêchera pas de reprendre sa place en tant que lead singer sur scène. D’ailleurs, que reste-t-il de David Byron de nos jours (et par pitié, ne dites pas « des os ? ») ? Depuis son décès en 1985, il a été graduellement oublié et pourtant, son travail a été extraordinaire sur la poignée d’album sur lesquels il a posé sa voix. Et ici, il s’avère parfait. Un des grands chanteurs du genre, comme en témoigne le sublime "July Morning".

"July Morning", c’est l’un des deux morceaux de bravoure de cet album avec le plus mésestimé "Shadows Of Grief". Si "Salisbury" avait son title-track de seize minutes, "Look At Yourself" se défend avec ce morceau moins long, aux mélodies entêtantes, chantées magnifiquement. DEEP PURPLE a brillé avec "Child In Time", mais URIAH HEEP n’a pas à rougir de la comparaison avec ce morceau, qui va devenir un des moments forts des concerts à venir pour le groupe. "Shadows Of Grief", elle se veut plus énervée, avec ses parties instrumentales intenses et épiques. C’est tout juste si on peut lui reprocher de tirer un peu sur la longueur, le final tend à s’éterniser inutilement.

Si "Tears In My Eyes" s’avère quelque peu anecdotique par rapport au reste et ce, malgré sa guitare slidée, le final de l’album s’avère très réussi, avec une ballade toute en simplicité, qui servira de brouillon à de nombreuses autres, toutes signées Ken Hensley. "What Should Be Done" est donc une gentille pause avant le plus énervé "Love Machine", unique composition co-signée par Mick Box, qui prendra une toute autre dimension en live. L’album se termine toutefois sur cette bonne note, qui là encore donne furieusement envie de réappuyer sur la touche play ou de retourner le vinyle sur la platine.

Nous évoquions Ken Hensley un peu plus haut. Ce dernier a pris une place monstrueuse au sein du groupe, il est crédité sur chaque composition, souvent seul, parfois avec Byron, plus rarement avec Box. Cela lui permet de développer son univers musical et de donner une cohésion aux morceaux, comme une ligne directrice que l’on peut suivre tout du long et qui apporte une logique à l’ensemble. C’est à lui donc que l’on doit le très bel équilibre de cet album ainsi que de "Salisbury" et de quelques-uns des opus suivants. D’où l’expression « quand Hensley va, tout va ». Vous pouvez la ressortir lors de dîners mondains, vous ferez toujours votre petit effet.

Troisième album pour URIAH HEEP, second coup de maître, "Look At Yourself" fait partie de ces disques qui sont un peu oubliés de nos jours, la faute à une carrière en dents de scie et une baisse de popularité importante dans les années 80 que le groupe n’a jamais réussi réellement à regagner. Reste que "Look At Yourself" est un album fantastique, qui s’inscrit en plein dans cette période de créativité folle inhérente aux années 70. Si vous ne savez pas par quel bout entamer la discographie du HEEP, celui-ci-ci est un très bon choix.

Note réelle : 4,5/5.

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   DARK BEAGLE

 
   DAVID

 
   (2 chroniques)



- David Byron (chant)
- Mick Box (guitare)
- Ken Hensley (claviers)
- Keith Baker (batterie)
- Paul Newton (basse)


1. Look At Yourself
2. I Wanna Be Free
3. July Morning
4. Tears In My Eyes
5. Shadows Of Grief
6. What Should Be Done
7. Love Machine



             



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