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HARD FM / A.O.R   |  STUDIO

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1971 Salisbury
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1972 Demons And Wizards
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  Sweet Freedom
1974 Wonderworld
1975 Return To Fantasy
1976 High And Mighty
1977 Firefly
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1978 Fallen Angel
2011 Into The Wild
2014 Outsider
2015 Live At Koko
 

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URIAH HEEP - Equator (1985)
Par DARK BEAGLE le 9 Avril 2018          Consultée 598 fois

Fraîchement signé sur le label Portrait après le dépôt de bilan de Bronze Records, URIAH HEEP s’attaque derechef au successeur du mitigé "Head First", publié en 1983 et n’ayant pas pu bénéficier de tout le soutien possible. Ce dernier montrait un groupe qui faisait évoluer sa musique, pour rester au goût du jour et qui s’éloignait déjà de l’approche plus Heavy proposée sur l’excellent "Abominog". La bonne nouvelle pour le groupe, c’est le retour de Trevor Bolder. L’ancien bassiste de David BOWIE est donc l’un des rescapés des ’70 en compagnie de Mick Box et Lee Kerslake et sa présence ne peut donc faire que du bien à une formation qui n’intéresse plus grand-monde…

La pochette, qui aurait pu être faite au spirographe (rigolez pas, mais j’adorais ça quand j’étais gosse. Si ça trouve, j’avais même fait une réplique de cette jaquette sans le savoir), fait un petit peu cache-misère. Difficile de faire plus abscons, par rapport à son titre, "Equator". Il faut imaginer voir la Terre du dessus, ou du dessous et interpréter le bord du cercle comme étant la ligne imaginaire qu’est l’Équateur. Ce sera l’élément le plus « Prog » de cet album (oui, un peu d’humour ne fait pas de mal), qui louche clairement du côté des USA. Quand on pose la galette sur la chaîne, on entend très vite où est parti le plus gros du budget.

En effet, il convient de saluer la production de Tony Platt, qui dope littéralement le son de URIAH HEEP, lui donnant un côté très AOR, voire Arena Rock, comme en témoigne "Rockarama" en ouverture. Manque de pot terrible, il s’agit certainement là d’un des pires morceaux de cet album, très moderne pour l’époque, avec un pattern de batterie simple, un synthé qui prend le dessus face à une guitare que l’on a déjà connue plus virevoltante. Un truc guimauve et insipide à souhait. Quelle drôle d’idée de célébrer le Rock’N’Roll de cette manière ! Le groupe semble ici complètement à côté de la plaque et l’auditeur, fan ou lambda, n’est pas mis en confiance.

Et cette mauvaise entame va avoir un effet assez désastreux sur le reste lors des premières écoutes. Oui, des premières. Parce que si on peine à trouver son compte quand on déflore cet album, il y a quand même quelques petites choses qui font qu’on a envie d’y revenir de temps en temps. Mais n’anticipons pas trop. "Equator", c’est un disque qui est souvent considéré comme une bonne bouse, même si depuis quelques années on voit une espèce de réhabilitation se dessiner, une réhabilitation qui s’étend plus sur le côté Hard FM développé ici que sur l’héritage ’70 du HEEP. En effet, comparer cet album à un "Look At Yourself" voire même un "Innocent Victim" est une perte totale de temps. "Equator", nous pouvons le juger par rapport à "Abominog", et à "Head First", voire "Conquest", autre opus parmi les mal-aimés de la formation.

Et là, si "Equator" peine tout de même à rivaliser avec "Abominog" (faut pas charrier non plus), il tient tête à "Conquest" et "Head First". Parce que passé l'écueil "Rockarama" et pour peu que l’on soit motivé à aller plus loin sur cet album, URIAH HEEP offre quelques belles choses, ainsi qu’une pièce vraiment exceptionnelle. Déjà, "Bad Blood" remet les pendules à l’heure. Certes, cela sonne toujours de façon très FM, mais le rendu de la guitare est bien plus Heavy. Et surtout, les chœurs, véritable marque de fabrique du groupe, sont bien plus présents et réussis. Dans le domaine de la ballade, la formation s’en sort également très bien avec "Lost One Love" mais surtout avec "Poor Little Rich Girl" et sa montée en puissance irrésistible. Dans ce registre, Peter Goalby se montre très bon derrière le micro, tandis que les musiciens livrent une partition à la fois juste et élégante, pour une ballade bien moins facile qu'aux premiers abords.

Si URIAH HEEP parvient à se montrer festif sur "Party Time" et qu’il livre un bon Hard Rock teinté de FM avec "Heartache City", c’est surtout "Night Of The Wolf" qui attire tous les regards. Ce titre pourrait presque ressembler à une anomalie sur un album comme celui-ci, somme toute acidulé et influencé par le marché américain. "Night Of The Wolf", on l’aurait bien vu sur "Abominog", voire sur un album des années 70 aux entournures plus Heavy, plus directes ; il s’agit d’un morceau épique à souhait, réellement habité par le talent des musiciens qui livrent là une prestation remarquable, une des plus fortes du HEEP dans les années 80, si ce n’est la meilleure. L’équilibre entre les instruments est parfait, la batterie prend plus d’ampleur, appuyée par une basse moins légère et une guitare plombée, comme on aime en entendre. Quant à Goalby, il est juste immense dessus, comme s’il était habité et que cela contribuait à intensifier la dimension épique de ce morceau.

Mais qu’il est difficile de s’extraire de son statut d’album mal-aimé, véritable carcan qui pèse sur ses épaules depuis sa sortie en 1985, dans une espèce d’indifférence qui n’a plus rien de polie. L’année précédente, DEEP PURPLE était revenu sur le devant de la scène avec le Mark II, le plus mythique pour certains, et un album, "Perfect Strangers", salué par la critique alors que le groupe remplissait des salles monstrueuses. URIAH HEEP, qui évoluait dans le même style durant les années 70, se voit véritablement réduit à pas grand-chose. Pour la bande à Mick Box, le salut résidera dans le fait de tourner dans des pays où la culture Rock fut longtemps bridée et pour cela, le bloc soviétique aura été un nouvel espoir pour cette formation bien souvent oubliée.

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   DAVID

 
   (2 chroniques)



- Peter Goalby (chant)
- Mick Box (guitare)
- John Sinclair (claviers)
- Lee Kerslake (batterie)
- Trevor Bolder (basse)


1. Rockarama
2. Bad Blood
3. Lost One Love
4. Angel
5. Holding On
6. Party Time
7. Poor Little Rich Girl
8. Skools Burnin'
9. Heartache City
10. Night Of The Wolf



             



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