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URIAH HEEP - Wake The Sleeper (2008)
Par DAVID le 19 Octobre 2008          Consultée 4755 fois

Sonic Origami 1998 – Wake The Sleeper 2008, dix longues années se sont écoulées entre ces deux albums, URIAH HEEP était devenu un tribute-band à lui tout seul, reprenant (avec talent) en long, en large et en travers tout le répertoire des années Byron. Maintes fois annoncé, Wake The Sleeper ne sort qu'en 2008, la faute aux éternels problèmes de label. URIAH HEEP, aujourd'hui encore, n'est toujours pas foutu de se trouver une bonne distribution puisque Wake The Sleeper se trouve difficilement chez les disquaires en France (à part chez Gibert en import... super !). Merci Universal ! Enfin, cette sortie tardive n'est pas seulement due au label évidemment, il ne faut pas oublier non plus l'épisode Lee Kerslake, devenu tellement gros à cause de l'alcool qu'il ne peut désormais plus assurer une tournée. C'est donc le batteur Russell Gilbrook (TONY IOMMI, VAN MORRISON) qui le remplace... c'est le premier changement de line-up qui intervient dans le groupe depuis 20 ans.

Sinon, Wake The Sleeper, même topo que pour le Blood On The Highway de KEN HENSLEY, l'ensemble des critiques du web français s'est empressé de crier au chef-d'oeuvre, à la résurrection, au retour aux sources. L'effet nouveauté ? Visiblement, les fans de « classic-rock » ne sont vraiment pas difficiles puisque, peu importe la qualité des compositions, il suffit de leur servir sur un plateau un album avec une production « old-school » (par Mike Paxman qui a travaillé avec STATUS QUO récemment) suivi du traditionnel orgue Hammond et des bons vieux solos bourrés de wah-wah de Mick Box pour les satisfaire. Oui, Wake The Sleeper est typiquement un album de fonctionnaires, sans surprise, URIAH HEEP donne l'impression d'essayer de jouer comme au bon vieux temps, sans en avoir tout à fait les moyens, avec pas mal de clins d'oeil au passé. La recette est là mais la magie non. Le problème est là : faire du HEEP à la sauce 70's, avec le son, le feeling et tout, c'est bien. Mais il manque quelqu'un pour les compos... oui, vous l'aurez compris, il manque Ken Hensley !

Où est passée la grandeur d'Uriah Heep ? Ce mélange harmonieux de rock progressif, heavy metal, hard rock, pop et j'en passe. Disparu à tout jamais au profit de compos estampillées « classic-rock » plutôt banales, passe-partout, sans grande envergure et calibrées pour plaire aux nostalgiques. C'est certain, ce n'est pas avec un tel disque qu'URIAH HEEP va gagner des nouveaux fans. Il convient de procéder à un recensement des auto-citations les plus flagrantes du disque, chose qui n'a encore jamais été faite sur le web français :
- le pont suivi du solo d'"Overload" : ressemble étrangement à la partie plus calme du pont de "Between Two Worlds", et tout s'enchaîne exactement de la même façon sur les deux titres.
- "Tears Of The World" : mélange (raté) entre "Easy Livin'" et "Time Of Revelation"... les mélodies du couplet ont un p'tit air de "Everything In Life".
- "Book Of Lies" : même style de riff que "I Hear Voices".
- "Ghost Of The Ocean" : "Everything In Life" bis, en nettement moins réussi. Ca se passe de commentaires.
- "War Child" : encore un riff similaire à "I Hear Voices" sur les couplets... décidément, que d'inspiration sur ce disque !!!

Quelques bons titres viennent sauver l'album avec tout d'abord l'instrumental "Wake The Sleeper", diablement dynamique même si caricaturale avec le coup des cloches, référence directe à Return To Fantasy et ces choeurs qui évoquent plus CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG qu'URIAH HEEP (on peut soupçonner le groupe de s'être fait aider par quelques voix féminines...). Un "Overload" efficace, de bonnes mélodies pour "Shadow", "Heaven's Eyes" et "Light Of A Thousand Stars"... mais où sont passés les ballades et les titres acoustiques ? Disparus, envolés.

S'en suit un enchaînement de morceaux moyens, sans grand intérêt pour les raisons citées plus haut ("Tears Of The Worlds", "Book Of Lies") voire quelconques (le bluesy "Angels Walk With You", une compo de Trevor Bolder qui sent le sapin, "Ghost Of The Ocean", "War Child"). Cela commence à faire beaucoup. Que vaudrait Wake The Sleeper si il ne contenait pas "What Kind Of God" en son sein ? Pas grand chose. Et cette compo épique, la seule réellement ambitieuse de tout l'album, n'est pas sans rappeler les meilleurs titres de Sweet Freedom ("Pilgrim" et "Sweet Freedom", pour ne pas les nommer). Si Sonic Origami était gavé de ballades, Wake The Sleeper lui adopte la démarche inverse avec du « classic-rock » à gogo, pêchu, sans originalité et pas toujours très inspiré. Dix ans pour ça ? Hé bé...

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   DAVID

 
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- Mick Box (guitare)
- Trevor Bolder (basse)
- Phil Lanzon (claviers)
- Bernie Shaw (chant)
- Russell Gilbrook (batterie)


1. Wake The Sleeper
2. Overload
3. Tears Of The World
4. Light Of A Thousand Stars
5. Heaven's Rain
6. Book Of Lies
7. What Kind Of God
8. Ghost Of The Ocean
9. Angels Walk With You
10. Shadow
11. War Child



             



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