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2016 Inglorious
2017 II
 

- Style : Bad Company, Deep Purple, Gary Moore , Whitesnake, Raveneye
- Membre : Trans-siberian Orchestra
 

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INGLORIOUS - Ii (2017)
Par DARK BEAGLE le 19 Juillet 2017          Consultée 1442 fois

Un an après un premier album remarqué à défaut d’avoir convaincu tout le monde, INGLORIOUS est de retour avec un nouvel album sobrement intitulé "II". Avec ce rythme de parution qui rappelle presque celui des années 70, où un groupe pouvait sortir un album tous les six ou huit mois, on peut légitimement se demander si, en 2017, une telle précipitation est encore de mise, quand la moyenne de publication est de deux ans environ. Avec sa pochette qui tranche complètement avec celle de l’opus éponyme, ce disque réserve toutefois quelques petites surprises.

Musicalement, nous sommes toujours dans les années 70. Elles transpirent à chaque note, à chaque intervention de Nathan James, le chanteur, dont les intonations évoquent toujours David Coverdale (WHITESNAKE). C’est subtilement gras, toujours mélodique, amenant ce qu’il faut d’agressivité et de sens du riff pour ne pas ennuyer l’auditeur le long de ces douze pistes qui défilent rapidement, très rapidement. La première écoute n’a malheureusement rien de bien remarquable, tout parait compact, répétitif au possible, les refrains ont du mal à sortir du lot, à faire mouche immédiatement.

Alors, INGLORIOUS, pétard mouillé qui aura fait illusion le temps d’un album pour être incapable de se succéder à lui-même ? En fait, non. Clairement non. Le premier album était une démonstration, un tour de force. On se trouvait face à un jeune groupe qui voulait sortir du lot avec des influences et un son très simple (DEEP PURPLE, le Serpent Blanc…). Aussi les musiciens s’étaient montrés ambitieux, et brillants dans la diversité des morceaux, même si pour cela le tout n’était pas franchement toujours très homogène. Ce nouvel essai en est le contraire, en quelque sorte.

Après avoir fait montre de sa force et de sa dextérité, INGLORIOUS va droit à l’essentiel, avec des morceaux relativement courts, moins variés. Et c’est pour ça que plusieurs écoutes s’avèrent nécessaires pour entrer pleinement dans ce disque qui recèle de bien belles choses en son sein. Déjà, il y a toujours ce chanteur, coupable d’en faire trop pour certains, mais qui en impose terriblement derrière le micro, dégageant une sexualité monstrueuse tout du long, à l’instar d’un David Coverdale, pour en revenir une fois encore à lui. Puis il y a la musique, qui se dévoile dans toute sa richesse petit à petit, tout en élégance.

Ici, c’est l’efficacité qui a été privilégiée. Les titres se succèdent rapidement, dans leur formule la plus simple. Couplet, refrain, solo, avec de temps en temps une pointe de piano ou d’orgue Hammond pour apporter un relief discret mais important. La base en somme, une approche totalement vintage qui finit par faire mouche. Ici, pas d’intro faramineuse qui laisse présager un riff de malade, comme ce fut le cas pour "Until I Die" sur l’opus précédent. Bien sûr, on dit toujours que l’attente représente les trois-quarts du plaisir, mais quelque chose de plus brut a aussi ses avantages et "I Don’t Need Your Loving", un brin désabusé, est une entrée en matière intéressante, assez révélatrice de la teneur de l’album.

Vont alors se succéder des morceaux plus rapides ("Taking The Blame", "No Good For You"), d’autres qui vont grandement sortir du lot avec des refrains qui tranchent complètement avec le reste ("Change Is Coming"), du mid tempo sensuel comme il se doit ("Tell Me Why"), de la ballade pas trop mièvre donnant envie de l’écouter en charmante compagnie ("Faraway"). Mais tout cela ne se livre pas comme ça à l’auditeur, tout le sentiment de déception qui arrive en premier et qu’il faut surmonter pour donner une chance à ce disque bien plus savoureux qu’il n’y paraît.

En effet, en persévérant, on se surprend à taper du pied, à tendre l’oreille quand le rythme change sans y paraître, quand la sécheresse d’un riff se veut inattendue, quand certains chœurs arrivent et sonnent de façon différente. Et de l’impression d’avoir à faire à un bloc compact, dénué de variations, on commence à réaliser que l’on se tient devant une sculpture délicate, sans finitions grossières qui gâcheraient tout. Les accents Bluesy sont toujours là, mâtinées à une approche parfois plus Soul de la musique ("Making Me Pay"), l’ensemble se veut aussi plus groovy, avec une section rythmique délivrant une excellente prestation. INGLORIOUS est à la fois pareil et différent que ce qu’il proposait sur son premier opus. Les choses ne sont pas dites de la même manière et pourtant, difficile de se tromper sur l’identité du groupe.

Ce second effort se mérite donc un peu plus que le premier. Mais il n’a pas à en rougir pour autant tant la prestation est au finale encourageante et stimulante. J’espérais lors de la conclusion de la chronique de l’éponyme qu’INGLORIOUS se montrerait solide. Le groupe tient ses promesses, il n’est clairement pas un feu de paille et il faudra compter avec lui à l’avenir, quand les dinosaures du genre et les modèles pour eux que sont DEEP PURPLE et WHITESNAKE sembleront se retirer progressivement de la scène, laissant un héritage qu’on ne peut réellement mesurer à la musique. À INGLORIOUS donc de reprendre le flambeau. Mais si les musiciens poursuivent dans cette voie, nul doute qu’ils feront quelque chose de grand.

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- Nathan James (chant)
- Andreas Z Eriksson (guitare, choeurs)
- Wil Taylor (guitare, choeurs)
- Colin Parkinson (basse, chant)
- Phil Beaver (batterie, choeurs)


1. I Don't Need Your Loving
2. Taking The Blame
3. Tell Me Why
4. Read All About It
5. Change Is Coming
6. Making Me Pay
7. Hell Or High Water
8. No Good For You
9. I Got A Feeling
10. Black Magic
11. Faraway
12. High Class Woman



             



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