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- Style : Kiss, Nazareth, Queen, Ufo

SLADE - Slade Alive! (1972)
Par DARK BEAGLE le 10 Novembre 2017          Consultée 573 fois

Il faut en convenir : "Beginnings" et "Play It Loud" n’ont pas déchaîné les foules, et logiquement les ventes n’ont pas été exceptionnelles. Mais il n’y a rien qui puisse faire paniquer Chas Chandler, le manager de SLADE (et ancien bassiste de The ANIMALS), qui ne manquera pas de nez, ou d’opportunisme. Déjà, il va profiter du succès du single "Coz I Luv You" (un beau N°1 en UK) pour tout de suite produire une compilation (au bout de deux albums !) qui permettra à SLADE de tourner dans toute l’Angleterre. Et quand on sait que la scène est le domaine de prédilection du groupe…

Il ne faut pas longtemps pour s’en rendre compte. Le temps de se faire arracher la tête sur "Hear Me Calling", une chanson de TEN YEARS AFTER à la base. Les mecs de SLADE se l’approprient complètement et donnent l’impression qu’il s’agit d’un morceau de leur répertoire tellement l’affaire est maîtrisée, avec cette agressivité dans la guitare de Dave Hill qui hurle, tandis que Noddy Holder chante à s’en cramer les cordes vocales. Nous ne sommes pas face à ce pauvre Brian Johnson, mais il y a quelque chose qui va dans ce sens dans les interprétations de Holder, très volontaire, à la fois aigu et éraillé, alors qu’il est capable d’évoluer dans d’autres tessitures comme le montrera plus tard "Born To Be Wild".

Ce qui est frappant, c’est l’ambiance qui règne. Il n’y a que sept petits titres, mais ils dégagent une telle intensité ! On sent la moiteur qui règne, née d’un nuage de transpiration des musiciens qui donnent tout ce qu’il y a à donner, ça transpire le Rock’N’Roll et on ressort de l’écoute comme si on y était. Difficile de ne pas suivre le groupe sur les chœurs de "Darling Be Home Soon", impossible de ne pas sautiller sur place quand SLADE nous joue "Know Who You Are" qui s’avère bien plus explosif que son pendant studio. Rhââââââ Lovely ! Une telle débauche d’énergie est forcément contagieuse, difficile d’y résister. Vous balancez ça à Bruce Banner, vous vous retrouvez face à Mulk. Pardon, Hulk.

Si l’on devait résumer ce "Slade Alive!", ce serait finalement assez simple et l’allusion a déjà été faite plus haut. C’est ce que devrait être plus souvent le Rock’N’Roll : un batteur qui s’entend bien avec son bassiste, un guitariste soliste qui a fait ses classes en écoutant ce bon vieux Chuck BERRY, un chanteur capable, coupable d’aligner les notes à la guitare également pour densifier le son et avec un style qui lui est propre, une voix qui fait mouche, qui est rapidement identifiable, quelle que soit la façon dont Holder l’utilise. Du Rock qui a une personnalité et qui swingue.

Depuis que SLADE est évoqué sur les belles pages de Nightfall, il a été mentionné que la scène est leur domaine et cette réputation n’est pas usurpée. Ceux qui étaient au festival de Reading en 1980 doivent encore s’en souvenir ! Quand un groupe se permet de casser la baraque avec seulement trois compositions originales et quatre reprises, il n’y a pas de secrets. Le talent est une chose, la passion en est une autre et il faut beaucoup de cette seconde qualité pour parvenir à se sublimer et passer de formation honnête et besogneuse à bête de scène.

En même temps, le combo de Wolverhampton se montre sacrément culotté. Outre le nombre de reprises supérieures aux compos originales, SLADE se paye le luxe de faire l’impasse sur ce qui fut donc leur premier gros succès commercial, le single "Coz I Luv You". Et malgré cette absence qui aurait pu être préjudiciable, le groupe va écouler le disque par palettes entières et offrir à l’univers du Hard Rock un Live anthologique, une référence dans le domaine, dont le titre sera repris comme un hommage par KISS trois ans plus tard. Histoire de constater à quel point ce disque a marqué les esprits à l’époque (bon, maintenant, si on laissait faire Gene Simmons, il y aurait un copyright sur la moitié du dico anglais…).

Et quand résonne "Born To Wild", sublimé par rapport à la reprise presque timide que l’on trouvait sur "Beginnings", SLADE se permet de voler le titre à STEPPENWOLF, de le faire sien. Dantesque, fou, racé, le morceau déroule et semble ne jamais vouloir s’arrêter. Et quand il le fait, tout autour de nous s’écroule alors que le silence se fait. Nous voulons juste une chose : appuyer à nouveau sur la touche « play » de la chaîne pour se faire laminer une nouvelle fois, pour prendre notre dose de Rock’N’Roll et un peu de rab, parce qu’il faut savoir se faire plaisir. "Slade Alive!" est un des premiers Lives mythiques de cette formation un peu sous-estimée. Le genre de disque qu’il faut avoir, mine de rien.

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- Noddy Holder (chant, guitare)
- Dave Hill (guitare)
- Jim Lea (basse)
- Don Powell (batterie)


1. Hear Me Calling
2. In Like A Shot From My Gun
3. Darling Be Home Soon
4. Know Who You Are
5. Keep On Rocking
6. Get Down With It
7. Born To Be Wild



             



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