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SLADE - Play It Loud (1970)
Par DARK BEAGLE le 31 Octobre 2017          Consultée 431 fois

"Play It Loud" est le second album de SLADE et déjà il annonce bon nombre de changements pour le groupe. Déjà, les p’tits gars de Wolverhampton, poussés par Chas Chandler, vont signer chez Polydor, ce qui leur permettra de jouir d’une meilleure distribution et donc d’une meilleure exposition, aussi bien chez les disquaires que pour les radios. En plus le format des chansons du combo est juste idéal pour ce média. Ensuite, SLADE va pouvoir placer plus de ses morceaux sur album. Fini donc les schémas à la "Beginnings", qui portait le poids des covers à bout de bras et qui peinait à se développer. Et surtout, Chandler fait tomber le « AMBROSE », pour ne laisser que le « SLADE ». Plus facile à retenir.

Mais l’ancien bassiste des ANIMALS aura également une autre idée, qui plaira nettement moins aux musiciens. Pour la pochette du single "Wild Winds Are Blowing", Chandler va s’arranger pour que les musiciens se fassent couper les cheveux et fassent un peu plus skinheads, un look qui les poursuivra encore sur la pochette de "Play It Loud", Dr. Martens aux pieds. Ce look de hooligan qui jette des canettes de bière sur les footballeurs au stade vexera beaucoup Hill et Lea, qui ne s’y reconnaissent pas. Eux, faut dire, ils sont plus du style à hanter les pubs à s’en mettre plein le gosier avant de se rappeler qu’ils doivent monter sur scène.

On trouvera encore quelques reprises sur "Play It Out" : "Could I", de BREAD, "The Shape Of Things To Come" de MAX FROST AND THE TROOPERS ainsi que "Angelina" de The WORLD. Les deux dernières citées sont particulièrement savoureuses, SLADE y imprime son empreinte et sait surprendre à travers soit le jeu de Dave Hill, soit par la voix de Nod Holder, qui véhicule très bien les émotions ("Angelina" est à ce titre énorme, où Holder va se montrer impérial). Ces reprises vont très bien s’insérer au milieu du matériel original que va proposer le groupe.

Le ton se durcit quelque peu, mais on est encore loin du Hard Rock tranchant que la formation anglaise proposera à partir de "Slayed?" en 1972. Le Rock de SLADE est musclé, vindicatif, il ne déborde pas trop, les trois-quarts des morceaux ne dépassent pas la barre des trois minutes et aucun n’en atteindra les quatre. Concis, SLADE tire sa force dans ces riffs nerveux ponctués par des soli courts mais intenses de Hill. On notera aussi que la formation récupère l’instrumental "Genesis" du premier album pour y coller des paroles ; "Know Who You Are" gagne ainsi en profondeur et pourra prétendre au titre de classique.

Jim Lea va poser sa patte sur toutes les compositions du groupe, que ce soit à travers le travail d’écriture ou par la rondeur de sa basse qui prend une place d'importance dans la musique de SLADE sans qu’elle ne devienne aussi proéminente que chez un BLACK SABBATH pour faire un parallèle avec un groupe de cette époque. Il va se poser comme l’artisan du son de la formation, il va permettre de l’étoffer, bien aidé pour cela par ses comparses qui ne sont pas en reste. Le travail effectué est bien souvent collectif, chacun pouvant avoir sa voix au chapitre, à l’image de Powell qui va imprimer ses rythmiques très Rock’N’Roll dans l’esprit.

De Rock’N’Roll, il en est bien question ici, avec des pointes de Metal par moments, comme "Raven", ouverture musclée avec un Holder en très grande forme. Si Lea amène les mélodies, touchant le Rock, la Pop, le Psychédélique avec des connotations Glam qui commencent à transpirer, c’est Holder qui s’avère être l’homme de la situation. On l’a notifié sur "Raven" et "Angelina", mais on pourrait l’étendre à tout l’album, qu’il habite littéralement, au point où il devient indissociable du son SLADE.

Mais à défaut d’un single suffisamment solide (comprenez : qui sera martelé sur les ondes), ce "Play It Loud" ne déchaînera pas les foules, malgré quelques qualités assez évidentes, qui résident surtout dans le déchaînement des musiciens, qui jouent leur Rock avec une conviction joyeuse. Et si au final l’image que Chas Chandler leur a trouvée et imposée leur avait porté préjudice ? Très certainement, l’aspect hooligan ne correspondant pas à ce que SLADE propose sur disque. Mais la situation allait se décanter de façon irrésistible après un 45 tours (oh le vieux…) "Coz I Luv You" et surtout, d’un album live dévastateur…

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- Nod Holder (chant, guitare)
- Dave Hill (guitare, chant)
- Jim Lea (basse, violon, chant)
- Don Powell (batterie)


1. Raven
2. See Us Here
3. Dapple Rose
4. Could I
5. One Way Hotel
6. The Shape Of Things To Come
7. Know Who You Are
8. I Remember
9. Pouk Hill
10. Angelina
11. Dirty Joker
12. Sweet Box



             



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