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HARD/HEAVY MÉLODIQUE  |  STUDIO

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DOKKEN - Tooth And Nail (1984)
Par JEFF KANJI le 12 Mai 2020          Consultée 1026 fois

DOKKEN c'est tout de même l'histoire d'un groupe qui galère comme beaucoup d'autres, et qui trouve sa force dans un antagonisme entre son fondateur Don Dokken, et son génie de guitariste George Lynch. Largement relayée et amplifiée par la presse Hard à l'époque, la relation de travail entre les deux sera toujours un peu chaotique, malgré les efforts relatifs des deux bougres. Et sa carrière est d'ailleurs à cette image, Don ne semblant quasi jamais tirer le meilleur parti de son art sans George Lynch. La genèse de "Breaking The Chains" a été des plus compliquées pour les jeunes loups de L.A. dont l'Allemagne est devenue la deuxième maison. Les studios de Dieter Dierks notamment. C'est là-bas que Don aura fait la connaissance de Michael Wagener, encore seulement ingé-son... Et créé le premier casus belli ; Don s'arrogeant les droits sur deux compositions d'XCITER de Mick Brown et George Lynch ("Paris Is Burning" et "In The Middle"), qui lui permettront de décrocher le fameux contrat discographique avec Carrere.

C'est à Michael Wagener que l'on doit le son de "Breaking The Chains" qui a plutôt bien traversé les années. Et c'est dans les bagages de Don qu'il débarque à L.A.. Alors que son album sort enfin sur le marché américain (en 1983), et qu'il est alors pressenti pour produire le prochain album de DOKKEN. Seulement voilà, quand on signe chez un mastodonte comme Elektra, qui tient à conserver ses intérêts, on gère au mieux les états d'âme de son poulain. Les trois autres membres du groupe craignent que l'implication du pote à Don ne leur porte préjudice, c'est en particulier le cas de George Lynch qui s'attend à entendre le chant plus fort que le reste et sa guitare enterrée dans le mix (NDLR : propos de Don Dokken, mais compréhensibles quand on compare le mix de "Breakin' The Chains" sorti en 1981 et celui de la version américaine de 1983), ce qui nous amène à Tom Werman, qui très vite ne peut travailler dans une atmosphère aussi tendue, son ingé-son est défoncé en permanence et se retrouve en guerre ouverte avec George Lynch. C'est alors le grand Roy Thomas Baker, qui a l'avantage d'être tout aussi extravagant que sa renommée, qui va être appelé à la rescousse et il va trouver la solution : il produira la musique le jour et partira boire des coups et faire la fête avec eux, et Don, d'un naturel plus calme, enregistrera son chant la nuit avec Michael Wagener (qui entre temps s'est taillé un petit CV, en produisant ACCEPT entre autres). Ainsi l'un fait le baby-sitter et le tri, le second termine le boulot de Tom Werman déjà bien avancé. Cette constante demeurera pendant toute cette ère jusqu'au split de 1988, Don Dokken et George Lynch enregistreront toujours séparément.

Même si les relations de travail étaient plutôt bonnes pour l'écriture de "Breaking The Chains", il faut bien comprendre que DOKKEN est d'abord le projet de son fondateur et frontman d'origine norvégienne, qui apprend alors à lâcher un peu la guitare pour mieux assumer son rôle de frontman. Mick Brown et George Lynch ne rappliquent que parce qu'un deal pour l'album a été signé, ou quand la tournée est programmée. Et d'ailleurs Jeff Pilson est appelé en renfort pour compléter l'effectif (sur les conseils avisés de Mike Varney), Juan Croucier venant de casser la baraque avec ses nouveaux amis de RATT avec "Round And Round", il n'est pas forcément chaud pour rejoindre Don et ses sbires dont le succès paraît incertain.

Et effectivement, avec cent mille exemplaires écoulés de "Breaking The Chains", Don Dokken doit faire le mécano pour joindre les deux bouts, et George Lynch et Mick Brown reprennent leur boulot de chauffeur routier. Heureusement que le label croit en eux et veut tout mettre en œuvre pour qu'il cartonne... Mais pas autant que Don qui fera des pieds et des mains pour obtenir une dernière chance de la part d'Elektra. Les choix de producteur n'étaient d'ailleurs pas anodins, avec Roy Baker qui venait de remixer "Too Fast For Love", et Tom Werman qui s'occupait de CHEAP TRICK ou encore Ted NUGENT, l'idée de trouver une approche plus commerciale était bien là. Et cette concrétisation va intervenir à travers "Alone Again", un titre écrit par Don près de dix ans plus tôt, et qui dépouillé de ses chœurs originels et passé à la moulinette Pilson, va permettre d'obtenir LA power-ballade qui peut faire la différence.

Mais si c'était le seul bon titre de "Tooth And Nail", ça n'aurait pas suffi à atteindre le Top 50 US. Il y a cette pièce-titre, un brûlot speedé encore très marqué la NWOBHM, le Heavy "When Heaven Comes Down" ou encore le très efficace "Into The Fire" (que George Lynch a pompé sur le "Some Heads Are Gonna Roll" du PRIEST) qui refera un petit coucou sur la B.O. de Freddy 3 en 1987 en compagnie du neuf "Dream Warriors". La limite Hard/Heavy n'est toujours pas si claire avec les formations de l'époque, et DOKKEN se démène avec réussite sur le Hard sautillant de "Just Got Lucky" et le Boogie endiablé de "Turn On The Action" qui après "Alone Again" vient terminer l'album en trombe ! Alors certes (et Michael Wagener comme le groupe l'assument aujourd'hui) le son a un peu vieilli (l'abus de réverb notamment, tant sur les guitares que la batterie), mais derrière cette poussière, "Tooth And Nail" reste un album éminemment pertinent, qui ouvrait alors la voie à une trilogie et un Live qui forgeront la légende de DOKKEN.

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   JEFF KANJI

 
   THE MARGINAL

 
   (2 chroniques)



- Don Dokken (chant)
- George Lynch (guitare)
- Jeff Pilson (basse, claviers, chœurs)
- Mick Brown (batterie, chœurs)


1. Without Warning
2. Tooth And Nail
3. Just Got Lucky
4. Heartless Heart
5. Don't Close Your Eyes
6. When Heaven Comes Down
7. Into The Fire
8. Bullets To Spare
9. Alone Again
10. Turn On The Action



             



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