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2012 Broken Bones
 

- Style : Scorpions, Voodoo Smile, White Lion, Headrush, Locomotive Breath
- Membre : House Of Lords, Night Ranger, Rainbow, Roland Grapow , Rough Cutt, Ted Nugent , Ufo, Yngwie Malmsteen , Hear 'n Aid, Great White, Foreigner, Doro, Dio, Blue Öyster Cult, Accept, George Lynch , Winger
- Style + Membre : Quiet Riot, Ratt, Whitesnake, John West , John Norum , Europe, Alice Cooper, Lynch Mob, Msg, Sweet & Lynch
 

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DOKKEN - Back In The Streets (1979)
Par JEFF KANJI le 1er Août 2013          Consultée 1637 fois

Il est rare que nous ayons le privilège d’assister sur bandes aux débuts balbutiants d’une formation qui vendra par la suite des albums par palettes entières. Internet a changé beaucoup de choses mais il y a trente ans c’était une autre histoire ! On assistait en concert à la création de nouveaux morceaux avant même qu’ils ne soient finalisés et enregistrés. Nous gardons tous en mémoire le "Kill The King" de RAINBOW qui ouvrait la tournée promouvant "Rising" et immortalisé sur le Live "On Stage" et qui fut enregistré près de deux ans plus tard (pour l'album "Long Live Rock'N'Roll")!

DOKKEN se forme fin 1976 sous le sobriquet AIRBORN avant de changer de nom deux ans plus tard. À cette époque, Don Dokken est entouré de Greg Pecka, Juan Croucier et Greg Leon. Le premier sera remplacé par Gary Holland (qui rejoindra bientôt les rangs de GREAT WHITE) pour l’enregistrement d’une première démo produite par Michael Wagener himself, et le second partira faire ronfler sa quatre-cordes chez RATT après la sortie de "Breaking The Chains". Quant à Greg Leon on ne peut pas dire que cette démo soit une carte de visite de qualité en ce qui le concerne. Car le bonhomme, qui avait déjà fort à faire à l’époque (il venait de reprendre le poste de six-cordistes dans QUIET RIOT laissé vacant par un certain Randy Rhoads) fait ce qu’il peut, alignant les gimmicks pour remplir l’espace : on est loin des soli pyrotechniques de George Lynch qui croisera bientôt (avec son pote Mick Brown d’XCITER) la route de Don Dokken.

Ce dernier tient son groupe grâce à sa voix suave et souple qui manie avec aisance le Heavy rapide de "Back In The Streets" rehaussé de chœurs ou le calme de "Day After Day" aux relents très seventies. Il ne faut pas oublier que DOKKEN compose à une époque charnière où le Glam Rock et le Glitter se font maltraiter par le Punk, où le Hard est considéré comme une musique de vieux dont les principaux leaders ont splitté (DEEP PURPLE, bientôt LED ZEPPELIN) ou perdu leur superbe avec le départ d’un membre emblématique (BLACK SABBATH, UFO, URIAH HEEP). Planète que VAN HALEN vient tout juste de réveiller inaugurant une nouvelle ère pour les guitar-heros, et peu avant le grand chamboulement de la NWOBHM. DOKKEN pratique donc un Heavy Metal qui reflète parfaitement cette conjonction temporelle particulière où l’on distingue simplement ce qui est Hard de ce qui est Heavy, la frontière entre les deux étant encore parfois floue.

Le groupe dispose d’atouts dans sa manche. Les compositions sont déjà finement travaillées et arrangées, que ce soit le travail de la voix et des harmonies, le jeu de batterie tout en retenue et en feeling ou encore le son de Stratocaster qui rappellera le Ritchie Blackmore de l’époque ("Day After Day" est une ballade très réussie). On peut percevoir sur ce "Back In The Streets" les qualités de la future formation dans tous les domaines même s’il est indéniable que l’arrivée de George Lynch va propulser DOKKEN à un tout autre niveau. Il est juste dommage que Greg Leon plombe un peu l’album avec son jeu un peu crado qui atténue la force de frappe de chaque morceau, à l’exception notable de "Day After Day" où il se dépasse, s’approchant de la magie d’un Michael Schenker.

Don Dokken s’est souvent plaint de l’existence de "Back In The Streets", arguant du fait que cette cassette lui avait été dérobée et qu’il ne touchait pas le moindre dollar dessus. Si ce n’est pour des histoires de fric, cette première démo est plus que valable pour deux raisons : la première est qu’elle contient quatre bonnes chansons qui ne jurent absolument pas avec ce que le groupe proposera par la suite et la seconde c'est que l’intégralité de ces titres ne sera jamais reprise sur bandes. À cet égard, il ne faut pas se faire prendre au piège par "Felony" qui n’a absolument rien à voir avec son homonyme de 1983. Le morceau ici présent étant le plus Speed de "Back In The Streets", dégageant une urgence presque Punk qui pourra par certains côtés rappeler les travaux des RAMONES (en plus mélodique cela dit). Un acte de naissance assez remarquable même si le groupe se surpassera par la suite.

2,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Don Dokken (chant, guitare rythmique)
- Greg Leon (guitare)
- Juan Croucier (basse)
- Greg Holland (batterie)


1. Back In The Streets
2. Felony
3. Day After Day
4. We're Going Wrong



             



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