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DOKKEN - Shadowlife (1997)
Par JEFF KANJI le 10 Juillet 2020          Consultée 552 fois

Tentons de revenir aujourd'hui sur un échec cuisant : celui du sixième opus réalisé par le line-up classique de DOKKEN, le second depuis la reformation de '94. Comme cela a toujours été le cas, c'est Don Dokken qui est en contact avec les responsables des labels et qui fait le boulot de VRP pour sa musique. Si en 1990 il s'était vu refuser de sortir "Up From The Ashes" sous ce nom (un petit Don devant et ça fait la blague, c'est d'ailleurs sous le nom de Don DOKKEN que "Breakin' The Chains" était sorti en '81), quatre plus tard c'est une autre histoire : il sort un album éponyme sur un label japonais ("Dokken") qui deviendra "Dysfunctional" une fois remanié et complété. Si George Lynch semble accueillir positivement la réunion, il va rapidement refaire des siennes, et au sortir de la tournée "Dysfunctional", l'équilibre de DOKKEN est à nouveau compromis. Il faut dire que le tumultueux guitariste n'a rejoint ses comparses qu'à la dernière minute, pour accréditer la reformation du line-up classique pour le label, son implication dans "Dysfunctional" se révélant quasi nulle.

Dans une tentative de contenter son génie de guitariste, DOKKEN lui laisse ainsi l'intégralité du processus créatif du futur "Shadowlife". Et là c'est le drame. Déjà George est un musicien en perpétuelle mutation, et les années 90 qui semblaient avoir marqué durablement les musiciens sont plus que jamais à l'ordre du jour. Le son change encore davantage, George se prenant tantôt pour Kim Thayil tantôt pour Jerry Cantrell, allant même parfois jusqu'à s'approcher au plus près de SOUNDGARDEN ("Until I Know") ou ALICE IN CHAINS, en particulier sur l'un des rares titres réussis : "Convenience Store Messiah". On ne peut pas dire qu'il s'agisse là des pires références de la décennie, mais de la part d'un prodige comme George Lynch, sans doute l'un si ce n'est le guitariste le plus doué de la décennie précédente, ça fait bizarre.

Peut-on parler d'opportunisme pour autant ? C'est assez difficile à savoir ; le précédent DOKKEN s'est tout de même écoulé à pas moins de quatre cent mille exemplaires, et même si les temps sont durs, la formation américaine a mine de rien encore des choses à raconter y compris en modernisant son discours. Et d'ailleurs, George Lynch, qui multipliera les projets dans les années suivantes, réutilisera ce genre d'approche dans la composition quand il joindra ses forces à celles de dUg Pinnick et Ray Luzier au sein de KXM. Une interview du guitariste est tristement restée célèbre, dans laquelle il disait avoir voulu détruire DOKKEN avec cet album et qu'il avait réussi son coup. Si les conflits étaient réels entre ses deux têtes de gondole, il y avait aussi une chose que les quatre partageaient c'est le sens de l'humour. Mais il faut reconnaître que les conséquences seront dramatiques pour l'ex star des années 80. DOKKEN aura tout perdu sur ce disque, jusqu'à son logo, et Don lui-même ne se gêne pas pour qualifier cet album d'étron, lui qui avait interdiction de venir en studio ou en répétition sur injonction de George et qui ne pouvait toucher à absolument aucun aspect de la composition, se laissant du coup aller à je-m'en-foutisme radical qui s'entend clairement.

Que pouvons-nous sauver sur "Shadowlife" ? Pas grand-chose hélas, les bonnes idées étant soit trop isolées, soit visiblement ébauchées ("Until I Know" ou "Shadowlife" en sont les exemples les plus flagrants). L'acoustique semble être un ultime point de salut, comme "Bitter Regret" tend à le mettre en avant, poursuivant l'expérience du "One Live Night" et l'un des rares morceaux où l'on sent Don un tant soit peu concerné, tant ses lignes vocales manquent d'inspiration et de conviction ; il laisse même le micro à Jeff Pilson sur "Here I Stand", pour un résultat pas forcément meilleur, même si l'on comprend qu'une partie de la force des chœurs de DOKKEN (ici totalement absents vous aurez deviné) vient du bassiste blond qui poursuivra l'aventure malgré tout, s'accordant avec Don et Mick pour virer George Lynch après cette désastreuse aventure, cette fois-ci non seulement humaine, mais artistique.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Don Dokken (chant)
- “wild” Mick Brown (batterie, chœurs)
- George Lynch (guitare)
- Jeff Pilson (basse, claviers, chœurs, chant sur 8)


1. Puppet On A String
2. Cracks In The Ground
3. Sky Beneath My Feet
4. Until I Know
5. Hello
6. Convenience Store Messiah
7. I Feel
8. Here I Stand
9. Hard To Believe
10. Sweet Life
11. Bitter Regret
12. I Don't Mind
13. Until I Know (slight Return)



             



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