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MANILLA ROAD - Playground Of The Damned (2011)
Par ERWIN le 20 Février 2012          Consultée 9327 fois

Exercice périlleux que celui de la critique de l’idole. On risque de se perdre en circonvolutions admiratives douteuses ou pire, en lamentations désordonnées et disgracieuses… Alors on se blinde, on ouvre un Baudrier pour accompagner la première écoute, on se met en condition de neutralité déclarée, sous la lumière d’une banale lampe de bureau. Quelque part, je m’attendais au pire… Je le souhaitais ? Serait-ce le révélateur de mon âge ? Celui de mes attentes ? L’envie de passer le flambeau aux jeunes ? Qu’importe ! L’esprit clair, j’appuie sur "Play".

Bien des écoutes plus tard, je ré appuie bêtement sur ce bouton, encore et toujours, comme s’il ne pouvait y avoir d’autres alternatives. Le soleil s’est levé putain, ma nana va hurler que je l’ai laissée mourir de froid toute seule…. Je vais aller au boulot comme ça, crasseux et tout jaune ? Ouais… Pas grave, je m’en fous, j’ai connu une nouvelle illumination, un second baptême des mains du même homme, le prophète du Kansas, l’homme qui a composé "Open The Gates" -celle de la pochette oui !-, l’égal de COLERIDGE et de SHELLEY, le guitariste ultime, celui qui se fait appeler SHARK…. Le "Requin".
MANILLA ROAD est debout à nouveau… Car "Jackhammer" nous plonge direct dans la folle ambiance des riffs guerriers et des breaks épiques. Le Heavy Metal comme une religion, c’est ici ! Puis "Into The Maelstrom" rebondit sur d’autres sentiers ponctués de hauts faits et de tempêtes où règnent la seule guitare. Et cette slide –Mark ne l’avait jamais fait auparavant- sur "Playground Of The Damned", ça se fête non ? D’autant que le titre tue sa race et que le solo déchire. Pas un instant pour respirer, les moments calmes comme "Art Of War" étant propices à la plus profonde des réflexions, alors que les hymnes martiaux tel "Brethren Of The Hammer" se multiplient et nous asphyxient par leur justesse.

Je le confesse, n’étant pas un amateur de Grind, "Grindhouse" ne m’emballait guère à la lecture du titre… C’était avant que ne retentissent arpèges, riffs, bridges et soli sans fin de cet hymne inter générationnel. Embarqué par un refrain épique d’une qualité sans égale, nous voilà bien loin du Grind. Rassuré, emballé, je me prends au jeu, la douceur du chant m’emporte, les chœurs de Mark renforcent la voix de Bryan Patrick, les deux hommes se partageant le micro comme à l’accoutumé. Évidemment, le solo est "Astonishing", et à une époque où la guitare n’est plus l’instrument des Guitar Heroes - race aujourd’hui disparue - , voilà une intervention qui descend en droite ligne des mains du créateur. Merci Mark. "A fuckin masterpiece by the grandmaster of the metal axe".

Mark s’est-il mis au français ? "Abbatoir De La Mort" ? C’est marrant, cela me rappelle certaines influences tirées de "Out Of The Abyss" il y a … Putain…Une génération ? Bref, ça tabasse dur, et la batterie de Hardcore tient là encore un rôle de premier plan face à une guitare rythmique nucléaire. Le chant de Mark sur le bridge est à nouveau d’un autre monde. Le parrain de l’épic Métal, le garant du Heavy, la légende est là : Mark "The shark" SHELTON. C’est à nouveau une rythmique de toute beauté. Et l’intro de "Fire Of Ashurbanipal", c’est pas magnifique ? Il me semble que voilà le meilleur album depuis la reformation.

Je tiens ici à rendre hommage au talent de Cory "Hardcore" Christner, le batteur qui s’est assis sur le trône du roi des batteurs Randy "Trasher" FOXE en sachant qu’il ne parviendrait jamais à égaler son "maître" comme il le dit lui-même. Cory a quitté il y a peu le Road, mais qu’il soit assuré d’avoir réussi à émuler son illustre prédécesseur. Un boulot titanesque que Randy qualifierait de "bombastic".

Tous les grands groupes de Heavy Metal sont morts et enterrés : héros des 80’s, le MANOWAR de Joey de MAIO n’en peut plus de regretter le départ de Ross The Boss, MAIDEN sort des albums potables mais est avant tout une grande entreprise. JUDAS PRIEST s’est égaré hors des routes Metaliennes, quel comble… Les petits combos n’ont que peu survécu… Il ne demeure que la forteresse MANILLA ROAD, cernée par les champs céréaliers du Kansas, vivante, son bras armé d’une Warlock rouge, la voix de son barde perçant les cieux jusqu’aux tréfonds des dimensions humaines.

L’album vaut un 4,5/5, je lui accorde la note au dessus en gage de son incroyable vivacité, et pour le jusqu'au-boutisme admirable de son leader, mon mentor le SHARK. Quel honneur de pouvoir le clamer haut et fort !

Le regard de Mark porte loin… Vers l’horizon…Vers demain…Rien n’en viendra à bout.

All hail SHARK ! MANILLA ROAD rules !

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   ERWIN

 
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   (3 chroniques)



- Cory "hardcore" Christer (batterie)
- Bryan "hellroadie" Patrick (chant)
- Mark "shark "shelton (chant, guitare)


1. Jackhammer
2. Into The Maelstrom
3. Playground Of The Damned
4. Grindhouse
5. Abattoir De La Mort
6. Fire Of Ashurbanipal
7. Brethren Of The Hammer
8. Art Of War



             



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