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MANILLA ROAD - Atlantis Rising (2001)
Par MEGATHERION le 12 Octobre 2008          Consultée 4324 fois

Manilla Road, ce groupe américain originaire de Wichita dans le Kansas, possède une aura particulière dans le milieu du métal. Toujours resté dans l’ombre des grands, il n’en a pas moins marqué son empreinte au milieu des années 80 et influencé des groupes qui œuvrent dans des genres très divers et parfois fort éloignés de son style heavy-doom-thrash. Ainsi, récemment, Darkthrone, dans son album « F.O.A.D. » a rendu hommage aux maîtres du métal épique par ces paroles tirées du titre « Raised On Rock » :

“I've made my own code
Sold my soul to Manilla Road”

Il faut dire que Manilla Road aurait pu sombrer dans l’oubli, après « The Courts Of Chaos », dernier véritable album du groupe en 1990, avant sa séparation. D’autant plus que deux ans plus tard, le label français Black Dragon Records, alors en pleine agonie, avait semé le trouble dans l’esprit des fans en sortant un projet parallèle de Mark Shelton et en l’estampillant arbitrairement du nom de Manilla Road, alors que « The Circus Maximus » possédait un style expérimental tout à fait différent.

Bref, après un silence radio de plus de 10 ans, Mark Shelton revint avec un nouveau line-up et un nouveau CD. Celui-ci est un concept album haut en couleur, qui réunit différents thèmes d’inspiration chers au chanteur guitariste. L’univers de H.P.Lovecraft, les légendes de l’Atlantide et de la Lémurie, divers éléments des mythologies helléniques et nordiques. L’histoire, divisée en quatre chapitres, narre la renaissance de la civilisation atlante après sa chute, puis sa déchéance, provoquée par la libération du grand ancien Cthulhu. L’entité maléfique et ses hordes ravagent alors la terre avant de se voir contrecarrés par Odin et les guerriers du Valhalla dans une lutte divine et épique… Tout un programme !

Les aficionados du groupe ne seront pas dépaysés. Ils reconnaîtront, dès le début de « Megalodon », l’ambiance et les sonorités qu’il y avait à la fin du morceau « Return Of The Old Ones » sur « Out Of The Abyss », comme si le groupe avait voulu faire un lien entre l’ancien et le nouveau Manilla Road. Ils reconnaîtront la voix unique de Mark Shelton et ses soli endiablés, les compositions mid-tempo tantôt agressives, tantôt mélancoliques.
Ils s’apercevront aussi que la musique du quatuor n’a rien perdu de sa puissance d’évocation, et qu’elle restitue les différentes facettes auxquelles Manilla Road nous avait habitué dans les années 80. Comment ne pas voir par exemple sur « Lemuria », les ruines d’une cité engloutie, balayée par les courants marins et l’ondulation d’algues géantes, les colonnes antiques d’anciens monuments oubliés que seuls les tritons parcourent encore ?
Ils se rappelleront le style typique du groupe capable de produire des titres à la fois épiques et martiaux comme sur « Atlantis Rising » ou « March Of The Gods ».
Ils se souviendront aussi du côté plus agressif du groupe, avec la voix de Mark Shelton qui prend des accents thrash, limite death, sur « Decimation » ou le plus violent « Siege Of Atland. ». Ce dernier morceau évoque vraiment, grâce à ses riffs d’une redoutable efficacité et sa rythmique lancinante, une lutte homérique et sans merci entre des dieux rivaux où l’enjeu est la domination terrestre. Ils retrouveront aussi sur de tels titres, le maelström musical à base de riffs et de distorsions, caractéristiques de certains productions du groupe, qui sous un apparent chaos dissimule en fait une mécanique remarquablement huilée.
Ils se délecteront aussi de certains passages acoustiques qui sont présents comme sur le début de « Sea Witch », avec ses chœurs étonnants, ou le superbe « Flight Of The Ravens » chargé d’émotion, où la voix si particulière de Shelton prend ici sa pleine mesure. Ah ! cette façon de prononcer « The Rainbow Briiiiidge » ! Terrible ! Cela vous prend aux tripes !

Les morceaux de « Atlantis Rising » sont agrémentés bien sûr des nombreux soli qui ont fait la réputation de Mark Shelton. Mais ils mettent aussi en avant les compétences des autres musiciens du groupe, la basse en particulier sur « Lemuria », la batterie sur « Decimation ».
De plus, l’album est rehaussé d’effets qui lui donnent une ambiance mémorable: un tocsin qui résonne avec en fond le grondement d’un orage ("Atlantis Rising"), une tempête mugissante ("War Of The Gods"), le souffle du vent ("Flight Of The Ravens"), un gong qui résonne (à la fin de "Siege Of Atland"). Tout cela contribue à donner à « Atlantis Rising », un cachet unique où les embruns océaniques sont omniprésents, où se côtoient à la fois le calme du monde du silence et le déferlement fracassant de vagues scélérates…

Vous l’aurez compris, Manilla road a donc réussi pleinement son retour avec cet ambitieux concept-album, qui s’avère très homogène. Les titres s’enchaînent remarquablement en sachant alterner les temps forts avec d’autres plus calmes, qui donnent à l’auditeur des moments de répit quand il le faut. Le groupe démontre ici qu’il est plus en forme que jamais, pour la plus grande joie des anciens fans et des nouveaux. Par-dessus tout, il a su préserver son identité en restant lui-même, c’est-à-dire fidèle à ce style unique et original qui le rend si attachant.

Pour ceux qui souhaiteraient découvrir Manilla Road avec cet album, quelques précautions d’usage s’imposent cependant. D’une part, ne vous laissez pas influencer par la laideur de la pochette, seule véritable fausse note de l’album. D’autre part, il serait vain de chercher une comparaison avec la musique d’un autre groupe, pour la simple raison qu’elle ne ressemble à rien de connu. Enfin, comme d’habitude avec une nouvelle œuvre du « Road », il faudra plusieurs écoutes pour s’immerger et s’imprégner de cet album. Mais nul doute qu’une fois cela fait, vous aurez envie de découvrir le reste de sa discographie si riche et si variée !

Si cette œuvre s’approche de la perfection de « The Deluge », elle ne l’égale toutefois pas à mes yeux. C’est pourquoi je ne lui accorde « que » 4/5.

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- Mark (the shark shelton: guitare et chant.)
- Bryan (hellroadie patrick: batterie et chant.)
- Mark Anderson: Guitare Basse Et Guitare
- Guest Star : Darby Pentecost (chant sur « atlantis rising ».)


1. Megalodon
- book 1: The Rise (of Atland)
2. Lemuria
3. Atlantis Rising
- book Ii: The Fall (of Atland)
4. Seawitch
5. Resurrection
6. Decimation
- book Iii: Bifrost (the Rainbow Bridge)
7. The Flight Of The Ravens
8. March Of Gods
- book Iv: The Battle Of Midgard
9. 09: Siege Of Atland
10. 10: War To The Gods



             



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