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SCORPIONS - Live Bites (1995)
Par JEFF KANJI le 19 Avril 2019          Consultée 1177 fois

Au début des années 90, SCORPIONS fait partie des rares formations de l'ère dorée des eighties à maintenir son succès, celui de QUEEN étant interrompu en plein vol fin 1991. Quelques mois plus tard un autre divorce se joue ; le départ de Francis Buchholz, dans des conditions qui restent floues jusqu'à aujourd'hui, les allégations de Rudolf Schenker envers son ancien bassiste ayant été déboutées et le grand blond à la basse rouge clamant qu'il était à un carrefour de sa vie où le music business ne s'accordait pas avec des considérations d'ordre privé (il devient papa de deux jumelles à ce moment-là). On ne s'en rendait pas compte, mais c'est tout l'effectif SCORPIONS qui commençait alors à vaciller. Herman Rarebell de son côté le sent également et, convaincu que le groupe a absolument tout accompli, décide de tirer sa révérence quand il s'attaque à un "Pure Instinct" qui promet d'être mou et de revenir sur la direction plus Metal prise par "Face The Heat".

Dans l'intervalle, le groupe va chercher à contrebalancer le relatif échec de ce douzième opus par la sortie d'un Live. Si la tournée précédente avait été documentée en vidéo (concert berlinois désormais intégré à l'édition deluxe de "Crazy World"), un album live produit par Bruce Fairbairn ne pouvait que susciter l'attention, surtout après le relatif marasme sonore de "World Wide Live". Rappelons qu'il s'agit là du producteur qui a signé le double "Live" d'AC/DC, incontestablement le disque qui a réinstallé les Australiens en tête des formations Hard Rock après des eighties compliquées et émaillées d'albums moyens.

Et bien "Live Bites", enregistré pour sa plus grande partie lors des concerts mexicains du "Face The Heat" tour c'est un peu le Live qui sonne de la mort et qui donne enfin la juste mesure de la puissance dégagée par les Allemands sur scène. En revanche il n'est pas à proprement parler un Live habituel, puisque des extraits de trois tournées s'entrecroisent ici au détour d'une setlist plutôt bien pensée, même si le ventre mou est de la partie. SCORPIONS a souhaité une nouvelle fois éviter la redite de ses précédents Lives pour proposer une sélection de titres inédits. Et d'ailleurs plus que cela, car on y découvre "Living For Tomorrow", une power-ballad composée lors des sessions de "Savage Amusement", et sortie en single en 1992, signe d'une vilaine tendance de SCORPIONS pendant toute la durée de cette nouvele décennie, délaissant l'essence de son Hard/Heavy en n'en conservant que les ballades, pour mieux vivre ses envies d'ailleurs, qui vont se catalyser sur "Pure Instinct". Pour compléter le tout, deux titres bonus enregistrés avec Keith Olsen, dont une reprise de "Gyöngyhajú Lány" des Hongrois d'OMEGA sous le titre "White Dove" (titre sorti l'année précédente en single pour lever des fonds pour l'Unicef).

Ce Live est bizarrement fichu, mais une fois qu'on a pris en compte le côté "Alive II", il faut bien admettre que ça dépote sévère, avec pour ouvrir les hostilités un "Tease Me, Please Me" qui prend toute sa mesure, suivi par le Reggae-isant "Is There Anybody There?" qui fait enfin plaisir à entendre dans une version en public. S'ensuit alors le magistral "Rhythm Of Love" sur lequel les chœurs de Ralph Rieckermann sont déterminants, pour une version qui atteint son plein potentiel, débarrassé de la production chargée de "Savage Amusement". Et les bonnes nouvelles s'accumulent avec un magnétique "In Trance" sur lequel Klaus Meine démontre à quel point il maîtrise son sujet (ce que "Crazy World" avait démontré avec la manière) et la jolie "When The Smoke Is Going Down", prétexte à un passage acoustique qui malheureusement constitue le point de rupture de ce Live. En voulant rendre hommage à son public mexicain, SCORPIONS se lance dans une reprise de l"Ave Maria No Morro", toujours acoustique, où il est plutôt convaincant, même si l'on s'endort un brin, ce que "Living For Tomorrow" ne parvient pas à endiguer, même si sa présentation est un grand moment, car il fait partie des deux extraits captés lors des concerts donnés à Saint Pétersbourg lors des concerts de '88. C'est d'ailleurs l'un des deux titres (avec "Rhythm Of Love") où l'on peut entendre une dernière fois Francis Buchholz avant son retour aux côtés de Michael Schenker des années plus tard.

Le final ne fait pas de quartier avec le trio "Alien Nation"/"Hit Between The Eyes" (résolument l'un des meilleurs titres de "Crazy World"), "Crazy World" justement, parachevé par un indispensable "Wind Of Change". Le mélange des pistes est plutôt réussi, et drôlement bien harmonisé d'un point de vue sonore, mais on en vient tout de même à regretter que la stratégie appliquée au "Live" d'AC/DC n'ait pas été de rigueur, car une version double de ce Live en aurait sans doute fait un témoignage définitif d'un SCORPIONS en pleine gloire (mais au bord du précipice). Il faut dire qu'il ne pouvait pas tellement compter sur un management à la hauteur à ce moment-là, qui, entre autres trouvailles, l'aura fait jouer au Club Dorothée pour la promotion de "Face The Heat"… Herman a bien fait de se barrer tiens (même si on le retrouvera une toute dernière fois sur le plateau de Taratata pour accompagner ses collègues sur "Wild Child", "You And I" et "Rock You Like A Hurricane" (sans oublier une version incongrue du "Alabama Song" de Bertolt BRECHT en duo avec Guesch PATTI).

Note réelle : 3,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Klaus Meine (chant)
- Matthias Jabs (guitare, chœurs)
- Rudolf Schenker (guitare, chœurs)
- Francis Buccholz (basse sur 3 & 8)
- Ralph Rieckermann (basse, contrebasse, chœurs)
- Herman Rarebell (batterie, claviers sur 9)


1. Tease Me, Please Me
2. Is There Anybody There?
3. Rhythm Of Love
4. In Trance
5. No Pain No Gain
6. When The Smoke Is Going On
7. Ave Maria No Morro
8. Living For Tomorrow
9. Concerto In V
10. Alien Nation
11. Hit Between The Eyes
12. Crazy World
13. Wind Of Change
- studio Bonus
14. Heroes Don't Cry
15. White Dove



             



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