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PARADISE LOST - Believe In Nothing (2001)
Par POSSOPO le 21 Juin 2009          Consultée 6944 fois

Les cons, ils n'ont pas assumé jusqu'au bout ! "Host" a tellement perturbé son monde, "Host" a tellement déçu les fans, "Host" a tellement engendré de réactions d'effroi. Les épaules de nos Anglais n'étaient pas assez larges, ils ont rapidement baissé pavillon. Pire que cela, ils font quelques pas en arrière en essayant de passer inaperçu. Une politique intenable qui augure d'un désastre. Un désastre mis en son sous le titre désespérant de "Believe In Nothing". "Believe In Nothing", un piège dressé sur le chemin du groupe par le groupe lui-même, comme une odeur de suicide, un piège dont il mettra un temps incroyable à s'extirper, quelques vilaines cicatrices marquées pour la vie.

Alors, "Believe In Nothing", qu'est-ce donc ? Une galette qui tourne le dos au synthétique de "Host", une galette qui refuse de revivre le glorieux passé de son géniteur, une galette monumentale de tiédeur.

Supercherie que les cinq premières secondes de "I Am Nothing", inutile relais avec un sixième album qui aura fait tant de mal. On entend le retour des guitares, la fin de l'électronique trituré. Mais des guitares anémiées, d'une timidité maladive. Une absence totale de pêche, des amplis grippés qui ne crachent plus rien. Finie la pop électronique, adieu le metal, fait irruption en 2001 un rock couleur guimauve et goût vide accompagné d'une production indigente. Il y a pourtant derrière cet échec sonore une vraie volonté, qui rend le constat plus amer encore. Nos cinq musiciens, par peur de nouvelles critiques de la part des pour, des contre et de ceux qui ne se décident pas, ont préféré s'automutiler plutôt que de tenter de convaincre un de leurs possibles auditoires. L'absence de prise de décision, le gommage de tout caractère, le pire fléau de l'art.

On aurait pu en rester là. Et PARADISE LOST n'aurait fait qu'une concession hideuse. On aurait été fâché mais on lui aurait pardonné car on aurait compris la fatigue accumulée devant tant de haine et de hurlements de loups. Quand les plus grands baissent les bras, ils deviennent touchants. Mais le tragique ne s'arrête pas là. Etudions de près la durée des morceaux, elles sont le symbole de la putasserie dans laquelle est tombé notre artiste chéri. 3 minutes, 4 minutes, jamais moins, jamais plus, un format radio qui vise à aguicher les programmateurs. Résultat : un joli râteau pour douze titres sans âme, qui se ressemblent tous un peu au milieu de… Ne serais-je pas en train de définir de façon à peine détournée le terme "soupe" ?

Oui, ce disque est un gros bol de soupe, sa définition même. Zéro charme, zéro sentiment, zéro idée, zéro identité. Et un chinois* pour extirper d'infimes parcelles de quelque chose, un ! Comme la mélancolie so british de "Mouth", une formule malheureusement. Comme la quasi-addictivité des refrains des premiers titres qui cachent la misère des dernières plages insupportables. Surtout comme ce "Look At Me Now" seule inversion de la tendance générale qui peint l'album. Des guitares qui acceptent leur statut d'instrument dur, des bidouillages technoïdes réussis. Un léger sourire de contentement.

Un sourire insuffisant. Et on oublie trop vite ce titre pour focaliser sur le grand fade, nuage énorme qui avale tout pour le vider de sa substance. Dernière victime en date, Nick Holmes, chanteur déjà controversé qui vient de perdre son dernier grain. Une voix lisse, presque transparente, qui fait ses heures sans envie ni talent.

Un talent dont le combo transpirait il y a encore peu, un talent aujourd'hui enterré sous des mètres de terre. Mais un talent qui respire encore. Il siffle fort, les poumons saturent, il avale deux, trois cailloux mais il respire. Et catastrophe des catastrophes, ce "Believe In Nothing" conserve malgré tout un petit quelque chose qui dit que…plus tard peut-être…l'esprit frais…PARADISE LOST pourrait s'extirper des décombres sous lesquels il vient de sombrer pour nous proposer un nouvel ouvrage digne de son glorieux patronyme. Dernière remarque facile, vous me direz, quand on écrit une chronique avec dix ans de recul et qu'on a écouté "In Requiem". Mais il fallait bien trouver une phrase de conclusion.

*L'ustensile de cuisine, hein, pas le revendeur de cartes mères de petite taille !!!

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   (3 chroniques)



- Aaron Aedy (guitares)
- Stephen Edmondson (basse)
- Nick Holmes (chant)
- Gregor Mackintosh (guitare)
- Lee Morris (batterie)


1. I Am Nothing
2. Mouth
3. Fader
4. Look At Me Now
5. Illumination
6. Something Real
7. Divided
8. Sell It To The World
9. Never Again
10. Control
11. No Reason
12. World Pretending



             



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