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ULVER - Blood Inside (2005)
Par POSSOPO le 6 Août 2005          Consultée 8836 fois

Perdition city, album sombre, oscillant entre jazz rock froid et électronique devait sceller le sort d’ULVER. Le caméléon scandinave ne chercherait plus sa nourriture ailée dans une quelconque forêt impie étreignant des églises en flamme, le compas multidirectionnel norvégien n’orienterait plus le navigateur sur les rives d’un paganisme viking et bestial. Nul besoin de rédiger l’hagiographie de ces musiciens hors normes, les fans d’ULVER sont peu nombreux mais connaissent le groupe et ses nombreux avatars. Quant à ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers d’un maître qu’ils ne connaissent pas encore, les orienter vers Bergtatt, monument épique et magique ou Nattens Madrigal, ouvrage aussi haineux que grandiose, serait chose juste car apprécier ULVER en 2005, c’est aussi étudier son passé et ses mutations successives.

Revenons donc rapidement sur Perdition City, dernier point de référence en date. Lui avaient succédé divers ep’s nageant dans cette même atmosphère bleu nuit et des parenthèses cinématographiques aux teintes toujours très foncées. Blood Inside se distingue en premier lieu par sa pochette, particulièrement lumineuse et contrastant évidemment avec toute l’œuvre passée de Garm et de ses sbires (sauf peut-être l’album concept sur William Blake).
Le contenu musical a aussi considérablement évolué (j’irai même jusqu’à dire que Blood Inside n’a plus rien à voir avec Perdition City et ses nombreux successeurs) et le patchwork electro-jazz nocturne a été totalement repensé. La nouvelle étoffe, dont seul le patron électronique du précédent poncho a été conservé, se compose de lambeaux de cordes grandiloquentes, de morceaux d’étoffe éthérée, de quelques bouts de tissu évoquant le passé le plus ancien du groupe et de deux, trois coutures étrangement piquées.

Blood Inside est un disque beaucoup plus difficile que son remarquable prédécesseur. Difficile car violent et emphatique, la lumière qu’il dégage est extrêmement intense et aveuglera assurément de nombreux auditeurs. Les arguments utilisés pour parvenir à cet éclat susceptible d’endommager une rétine trop sensible ont déjà fait preuve de leur efficacité. Une véritable atmosphère black metal, obtenue sans crissements de guitares (ou comment raviver un passé que l’on croyait enterré en poursuivant sa marche vers l’avant), située quelque part entre Bergtatt et le dernier souffle d’EMPEROR inonde certains titres tandis que des touches aussi étranges qu’industrielles rappellent ARCTURUS (heureusement que mon introduction a été rédigée au conditionnel). La pompe et la démesure sont, elles, des caractéristiques depuis longtemps connues chez ULVER. Les rapprocher de BJORK ne serait pas la pire hérésie. Elles constituent le principal reproche fait à Kristoffer Rygg, soupçonné de pédantisme et de mégalomanie. Le thème classique déformé sur it is not sound, probablement très influencé par le travail effectué par Wendy Carlos pour la bande originale d’Orange Mécanique, apportera encore quelques litres de liquide au moulin des détracteurs du trio.

Quelques élucubrations et un chant toujours plus hyperbolique, associés aux éléments que je viens d’évoquer font de cette œuvre un événement, un événement qui ne fédèrera pas l’humanité entière, mais dont les excès feront parler (en espérant que le groupe reçoive un peu plus de publicité qu’à l’habitude). Personnellement, mon jugement a du mal à prendre un caractère définitif. Loin de me ravir autant que le miraculeux Perdition City, Blood Inside me fait peur par son opulence et une production un peu bouffie, signée par le groupe lui-même épaulé par Ronan Chris Murphy (tripatouilleur de manettes pour KING CRIMSON, TOOL et MINISTRY). Je reconnais cependant à cette suffocante galette des qualités qui n’ont pas uniquement trait à son originalité, et c’est déjà beaucoup.

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