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- Membre : Arcturus, BØrknÅgar, Aura Noir, Mysticum

ULVER - Metamorphosis Ep (1999)
Par POSITRON le 19 Septembre 2016          Consultée 622 fois

Techno avec un peu de breaks.
Trip-Hop avec un peu de guitare acoustique.
Trip-Hop avec un peu de breaks.
Dark Ambient avec beaucoup de vide.

Ça y est j'ai craqué je fais mon premier track by track c'en est fait de moi. Voici venir l'opprobre, la honte, le congé et bientôt la chute inéluctable vers les abysses du déshonneur. Ah, peste ! Ah, malemort ! Ne saurais-je par quelque ruse justifier cette erreur ? Vite, se rattraper ! Mais comment ?

Par une intro culture ? "Gnosis" - la piste numéro deux - emprunte son contenu lyrique à Rimbaud, plus précisément à la fin de "Mauvais Sang" texte en prose que l’intéressé pourra retrouver sur "Une saison en enfer". Un contenu lyrique cependant clamé en anglais, et par conséquent traduit, avec une audace et des libertés certaines que le manque de place ne me permet pas de détailler ici. (1)

Par un commentaire spirituel ? "Metamorphosis" quel titre approprié ! Il s'agit bien d'une vraie métamorphose qu'ULVER effectue sur ce disque. Une métamorphose entamée sur la collection de plats qu'est l'album précédent, une métamorphose irréversiblement en cours en l'an 2000. ULVER se jette à corps perdu dans l'électronique et vous ne trouverez pas sur ce disque une seule seconde de guitare saturée - malgré les titres en "Of Wolf". Il nous le fait d'ailleurs savoir par une petite note : "Ulver is obviously not a black metal band anymore".

Quel gausserie alors de rappeler ainsi "Nattens Madrigal" dans les titres, album qui d'ailleurs parlait de lycanthropie et par conséquent de Métamorphose : la boucle est bouclée. À croire que tout était prévu.

En comparant l'EP au futur du groupe ? Métamorphose il y a, pourtant la transformation n'est de toute évidence pas achevée. En témoigne l'incursion d'ouverture qui ne sera jamais vraiment reproduite, et le vide conclusif démontrant qu'ULVER doit encore progresser dans la partie le plus ambiante et abstraite de sa musicalité. LUSTMORD est encore loin.

En témoignent aussi les deux pistes du milieu, bien plus proches de ce que l'on peut trouver sur "Perdition City", comme nous l'annonce d'ailleurs le sous - titre de "Limbo Central": "Theme from perdition city". Ces deux pistes sont cependant sans trace du feeling jazz qu'on pourra trouver en ville, mais en revanche nous est offert en lot de consolation une petite guitare acoustique sur la Trip Hop de "Gnosis" - nous y revoilà.

"Gnosis" qui est d'ailleurs sans doute la meilleure piste du disque me fournit l'occasion de parler d'une influence que je soupçonne sans pouvoir réunir assez d'éléments pour la démontrer. En effet je trouve le break lancé sur "Hidden wooooords" terriblement BJÖRK-ien dans l'intonation de Garm et dans les quelques secondes qui suivent. Cette supposition d'influence repose sur assez peu de choses mais elle est toujours une hypothèse plus intéressante que de répéter les évidents COIL et THE FUTURE SOUND OF LONDON et pourquoi pas APHEX TWIN ou MASSIVE ATTACK j'dis c'que j'veux d'abord c'est ma chronique.

Par une conclusion bateau ? Une métamorphose inachevée c'est un album pas tout à fait réussi. L'existence de la dernière piste qui représente quand même plus d'un tiers du disque m'empêche de considérer ce jalon de changement comme plus que sympathique sans la résiliation de ma mutuelle chroniqueur. Et on va dire que sympathique c'est déjà pas trop mal.

Cependant, cette piste étant presque vide et reléguée en fin d'album vous pourriez toujours oublier son existence et écouter "Metamorphosis" comme s'il s'agissait d'un EP de trois pistes, ce qui - entre nous, off-camera et très officieusement - est plutôt une bonne idée.

... C'est bon je peux rester ?

______________________________

(1) C'est donc ici que l'on en parlera. Non c'est pas vrai ça prenait une page et demi pour ne rien dire. Alors je ne citerais que ce détail amusant : "I prefer to remain silent" inverse l'effet de style originel de Rimbaud. En effet le texte original se finit sur "sans paroles païennes, je voudrais me taire."
… et Rimbaud se tait !
Sauf que "remain silent" ULVER ne le fait pas, au contraire cette phrase est répétée encore et encore alors que la voix disparaît en fade-out, elle semble ne jamais s'arrêter ...

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(+ 1 kro-express)

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- Kristoffer Rygg (chant et trucs)
- Tore Ylwizaker (autres trucs)


1. Of Wolves And Vibrancy
2. Gnosis
3. Limbo Central (theme From Perdition City)
4. Of Wolves And Withdrawal



             



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