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SAVATAGE - Dead Winter Dead (1995)
Par DEADCOM le 8 Avril 2009          Consultée 6714 fois

C’est à la lumière d’une bougie que je décide d’écrire cette chronique. Oui, le climat langoureux et reposant de cette flamme qui virevolte au moindre remous est tout à propos.

Que dire sur ce disque de SAVATAGE ? Le schéma est connu : le concept album est une chose bien récurrente dans le genre. Mais celui-ci est solide et bien orchestré pour attirer notre oreille séduite par le romantisme discret de cet opus singulier. Certains trouveront le débat caduque, mou et sans réel attrait. D’autres, inspiré par le panache de l’expression, crieront au génie. Cela dit, modérons nos propos. Calmons notre ardeur et fermons les yeux pour capter toute l’essence du bel ouvrage.

En ce qui nous concerne, SAVATAGE veut marquer le coup. Il n’y a rien de mal ça. Par l’intermédiaire d’un répertoire ouvrant ses bras à la symphonie princière et au récit d’un drame historique en toile de fond. Le propos est ambitieux, la démarche intéressante et le résultat probant.
Le démarrage est amorcé par les instrument à cordes, puis l’organe vocal pondéré de l’orateur débouche sur de l’émotionnel (« Sarajevo »). Pour nos Floridiens, le propos est flamboyant mais bien éloigné du précédent opus, le puissant « Handful of Rain ». la grande langueur de l’expression, force à bâillonner tout son être avant d’exploser mais sans vraiment surprendre pour autant. Et c’est bien là le seul reproche que l’on pourra lui attribuer.

Si « Dead Winter Dead » est empli d’une certaine mélancolie, on attend tout de même un sursaut d’énergie qui contrecarrerait cet aspect si joli, si romantique du disque. De ce fait, on reste bercé par cette orchestration néo-classique (« Mozart And Madness ») qui nous façonne un paysage bien grandiloquent. Trop pompeux pour être honnête. Et pourtant. Il suffit de voir le petit rictus sur le visage du bassiste à la dégaine virile posant fièrement avec sa troupe, pour comprendre à qui nous avons à faire. Cette formation à l’œil avisé, voit les choses en grand, théâtral, soit, mais avant tout dans un écrin solide… Metal.
« Dead Winter Dead » est comme un ours dans sa caverne, il dort paisiblement mais que d’un œil. N’oublions pas que SAVATAGE reste et restera un groupe de Heavy Metal et quand SAVATAGE souffle sur les bougies, c’est pour mieux délayé ce lait maternel par de grands coups de fouet dynamiques. Donc, attendez-vous tout même à quelques sursauts. Normal, moi je dis.

De plus, ne croyez pas la rumeur colportée par la plèbe : il ne s’agit pas de musique savante à proprement parler mais bel et bien de Metal. Du tempo carré au millimètre, aux notes justes de ton. La voix sublime de notre ami Zak resplendit dans son timbre de mauvais garçon et nous émeut dans ses complaintes romantiques. Power Ballad à l’appui (dont la magnifique « This Is The Time ») ce slow continuel nous emporte dans un univers posé et mature qui n’évite pas les grosses ficelles (pour ne pas dire les câbles électriques) du style. Ce qui est sûr, l’amour est bien plus présent que la haine sur cet opus. Mais les riffs Heavy et le son Metal sont là pour rappeler les origines de l’artiste, cependant moins bavardes qu’a l’accoutumé.


Donc, le choix est fait et c’est tout à l’honneur de ces musiciens qui se livrent tels quel dans une œuvre sincère et généreuse. Le concept se tient bel et bien. L’atmosphère est palpable. Notons que l’osmose entre les instruments classiques et les six cordes est toujours bien présente (« Christmas Eve (Sarajevo 12/24) »). Celles-ci qui reviennent plus rugueuses, le temps d’un groove hardi qui prêche la bonne parole du dieu Metal (avec le remuant « Dead Winter Dead »). Je comprends aisément la déception des fans nostalgiques d’un « Gutter Ballet » ou d’un « Edge of Thorns », ceux-là devront repasser un autre jour… dans un autre temps. Car SAVATAGE décide de se taire un moment, le temps de cette comptine enneigée, enrobée d’un bleu glacial où le feu des cordes, nous réchauffe agréablement.

Dans les faits, « Dead Winter Dead » est un opus réussi dans sa forme. Même si une certaine frustration de vélocité nous possède, d’où ce fond quelque peu ennuyeux dans cet aspect musique classique. La maîtrise de toute l’orchestration est à saluer (au même titre qu’un « Streets » d’ailleurs, mais avec ce côté opéra rock en moins). Je salue donc SAVATAGE pour la hardiesse de son travail toujours aussi soigné. Malgré certains drames internes (je pense principalement au clan Olivia touché de plein cœur en 1993), SAVATAGE continu toujours à exercer son talent. Et c’est le plus important.


Verdict : Un album qu’il serait injuste de laisser de côté, tant l’expression est charmante et la représentation grandiose. En clair : Faites l’amour, pas la guerre !

Note : 4/5

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Par STEF




 
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- Zak Stevens (chant)
- Chris Caffery (guitares)
- Al Pitrelli (guitares)
- Johnny Lee Middleton (basse)
- Jeff Plate (batterie)


1. Overture (instrumental)
2. Sarajevo
3. This Is The Time
4. I Am
5. Starlight
6. Doesn't Matter Anyway
7. This Isn't What We Meant
8. Mozart And Madness (instrumental)
9. Memory (dead Winter Dead Intro) (instrumental)
10. Dead Winter Dead
11. One Child
12. Christmas Eve (sarajevo 12/24) (instrumental)
13. Not What You See



             



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