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SAVATAGE - Streets: A Rock Opera (1991)
Par JEFF KANJI le 23 Septembre 2017          Consultée 758 fois

Nous sommes là aujourd'hui pour asséner une vérité : SAVATAGE est un groupe culte pour beaucoup et à mon avis à juste titre. Toutefois il fait partie de ces formations qui sont sorties peu de temps de l'underground et dont le succès d'estime n'a jamais permis de décrocher un disque d'or (ce qui est en grande partie l'une des raisons du silence discographique du 'TAGE depuis quinze ans). Autre vérité, SAVATAGE n'a sorti que très peu d'albums irréprochables, le très bon ayant souvent côtoyé le quelconque et le sympathique. Le dernier album alors en date, "Gutter Ballet" en est un exemple criant, où instrumentaux osés et pièces épiques se mêlent à un Heavy ricain plus générique, loin d'égaler la majesté de "Hall Of The Mountain King", premier des deux seuls chefs d'œuvre du groupe.

Et le deuxième c'est "Streets" qui pourtant n'est pas parfait, gâché qu'il est dans ses dernières longueurs par un enchaînement de ballades qui endort un peu, ce qui ne doit pas pour autant occulter les qualités de "Somewhere In Time" et surtout de "Believe" qui clôt majestueusement le disque dans une ambiance comédie musicale que ne renierait pas un MEATL LOAF. À côté de ça, Jon Oliva est à l'acmé de son talent vocal et de composition, et s'il arrivera à se maintenir sur "Edge Of Thorns", il ne proposera plus par la suite d'albums aussi aboutis avec SAVATAGE (du côté de sa carrière solo c'est encore autre chose - cf ma chronique de "Festival"). C'est aussi la dernière incarnation du SAVATAGE classique qui s'exprime sur "Streets", celui qui pratiquait un Heavy de donjons rugueux et qui a su progresser avec les années, notamment grâce à Paul O'Neill (RIP).

"Streets" est, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer, un livret de comédie musicale écrit par Paul O'Neill dans le courant des années 80 et qui n'a jamais pu voir le jour (tout comme le projet Romanov qui semble désormais voué aux oubliettes) jusqu'à ce que Criss Oliva tombe dessus et ne se décide d'en faire un concept album avec son frère. "Gutter Ballet", c'était son titre, deviendra à force de travail acharné "Streets", l'histoire de DT Jesus, de son ascension et de sa descente aux enfers jusqu'à l'absolution, concept qui rappelle à plusieurs égards celui de "The Crimson Idol" sorti par WASP l'année suivante.

Premier concept-album des Américains, "Streets" frappe par sa capacité à vous faire adhérer à son histoire au fil de titres ultra-accrocheurs qui ne renient jamais leur couleur SAVATAGE-ienne typique. Si l'album a été remanié plusieurs fois, dégraissé pour donner le disque sorti le 4 octobre 1991 ("The Show Must Go On" est sur toutes les ondes au même moment), cela ne s'est pas fait sans douleur et par ailleurs il faut souligner l'implication maximale des frères Oliva qui n'ont jamais aussi bien écrit ensemble (à part sur "Edge Of Thorns"), allant même jusqu'à enregistrer l'intégralité de certains titres comme "Jesus Saves" à deux. La version initiale, qui colle davantage avec ce côté comédie musicale sera sortie sur "From The Gutter To The Stage" avant d'être remontée pour la version narrée de "Streets" sortie en 2013.

Les textes sont également un point fort ici et les concepts albums suivants pousseront encore davantage cet aspect qui voit aussi la musique faire des œillades au classique et à la variété dans une moindre mesure, allant jusqu'à récupérer un chœur d'enfants de la "Zauberflöte" de MOZART pour introduire sa pièce-titre. Toutefois, "Streets" a une force que n'auront pas ses suiveurs, le fait de pouvoir s'appréhender facilement sans connaissance de l'histoire. SAVATAGE manie avec élégance le Heavy pour le mener à des sommets d'équilibre ("Tonight He Grins Again" et son thème limpide et majestueux, "Ghost In The Ruins" et ses chœurs fantomatiques), sans renier le côté plus viscéral de ses premières années ("Strange Reality", le speedé et Rock'N'Roll "Sammy And Tex").

Et dire que ce disque aurait théoriquement du/pu contenir "Where The Crowds Are Gone" et "Gutter Ballet"… Jon Oliva ne perd cependant pas l'occasion d'évoquer avec subtilité la première avec le conclusif "Believe" avec ces vers qui résonnent avec beaucoup de force chez votre serviteur :

"I never wanted to know, never wanted to see,
I wasted my time till time wasted me
Never wanted to go, always wanted to stay
'Cause the persons I am are the parts that I play…"

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   JEFF KANJI

 
   STEF

 
   (2 chroniques)



- Jon Oliva (piano, chant)
- Criss Oliva (guitare)
- Johnny Lee Middleton (basse)
- Steve Wacholz (batterie)


1. Streets
2. Jesus Saves
3. Tonight He Grins Again
4. Strange Reality
5. A Little Too Far
6. You're Alive
7. Sammy And Tex
8. St. Patrick's
9. Can You Hear Me Now
10. New York City Don't Mean Nothing
11. Ghost In The Ruins
12. If I Go Away
13. Agony And Ecstasy
14. Heal My Soul
15. Somewhere In Time
16. Believe

- Bonus Tracks:
1. Desiree
2. Ghost In The Ruins (live)
3. Jesus Saves (live)



             



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