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STRYPER - 7 Weeks: Live In America (2004)
Par JEFF KANJI le 8 Juillet 2020          Consultée 219 fois

Oz Fox a beau être un très bon chanteur, il n'est pas Michael Sweet. STRYPER se délite au début des années quatre-vingt dix. Robert Sweet (fondateur du groupe il faut le rappeler) n'a jamais perdu l'espoir (la foi ?) que le groupe se reforme quand le moment serait opportun. Et cela viendra d'un événement personnel. En priant le Seigneur, il reçoit une aide financière providentielle qui le sauve de la banqueroute. Michael, qui a depuis quitté la Californie pour le Massachusetts, est libre et ok. Tim Gaines et Oz Fox rejoignent ainsi les deux frères. Il faut dire que qu'Hollywood Records a demandé aux gars d'enregistrer deux nouveaux titres pour une compilation best of. Et donc il aurait été dommage de ne pas profiter de cet alignement d'étoiles pour se payer une petite tournée de reformation.

La tournée sera américaine (dans un premier temps, puisque le groupe filmera un DVD à Porto Rico l'année suivante) et immortalisée sur le premier album live des Jaune et Noir. Et, tout comme ses collègues de DOKKEN, dont ils partagent le style et certaines amitiés, on voit bien que la scène de L.A. vivait très bien grâce à MTV et ne se précipitait pas pour réaliser des enregistrements en public, DOKKEN y ayant eu droit parce que ses managers sentaient le split à plein nez. Pour STRYPER c'est désormais chose faite.

Qu'est ce qui a changé chez les défenseurs de la Foi ? Et bien à l'écoute de "7 Weeks: Live In America" hormis le son de guitare un peu plus moderne, force est de reconnaître que la musique passe le cap de la scène avec une aisance folle, ma seule interrogation venant des chœurs, très amples, voire même un peu trop pour être honnêtes, avec seulement Tim et Oz pour les exécuter (bon ok il y a un claviériste en plus, l'astuce vient peut-être de là). Sur un titre comme "Calling On You" c'est un peu suspect tout de même. Mais passé cette anicroche, je m'éclate. Les Américains sont très performants dans l'exercice du Live, où leur Heavy Metal porté par des mélodies limpides d'un Michael Sweet très en voix (parfois doublé par Oz, comme sur le refrain de "Free") révèle toute la force de ses riffs, et la justesse de ses harmonies de guitare.

Et puis concernant la setlist, si elle ne suit pas exactement celle de "7: The Best Of Stryper" on ne va pas pleurer, si ce n'est devant l'absence remarquée de "In God We Trust"… Et pas que le tube interplanétaire, tout l'album, inexplicablement ignoré. Même "Against The Law" a droit de cité avec le rapide "Caught In The Middle" qui fait son petit effet, et que je suis ravi de trouver là, quoique Michael en pense, ce quatrième album, délesté de christianisme, possédait bien des qualités. Donc ce Live aurait pu sortir à peu de choses près sur la tournée "To Hell With The Devil", les deux premiers albums constituant la quasi-totalité du programme proposé sur les trente-six dates de la tournée.

Après est-il possible de regretter ce Live ? Je ne crois pas, car le niveau de qualité musicale est très élevé, le groupe enchaînant tube sur tube sans jamais faillir, les guitares sont en particulier vertigineuses, et je ne parle pas du chant de Michael Sweet qu'on ne saurait prendre en défaut, et monter si haut sans avoir perdu la puissance de ses jeunes années, c'est pas donné à tout le monde (sa praline à la fin de "The Way" ça calme). Toujours est-il que pour un Live plus consistant il faudra un peu attendre, et même le "Live At The Whisky" sorti dix ans plus tard ne répondra que moyennement aux attentes, proposant plus ou moins la même chose, panaché de titres du très bon "No More Hell To Pay" défendu sur les planches à ce moment-là. STRYPER joue très bien, et le temps semble n'avoir eu absolument aucune incidence sur ces quatre-là, dont la complémentarité s'entend à chaque instant de ce "7 Weeks: Live In America", qui a défaut de faire office de best of live, constitue un bon état des lieux des aptitudes scéniques de ces quatre soldats sous les ordres de Dieu.

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   JEFF KANJI

 
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- Michael Sweet (chant, guitare)
- Robert Sweet (batterie)
- Oz Fox (guitare, chant, chœurs)
- Timothy Gaines (basse, chœurs)
- -
- Brent Jeffers (claviers, chœurs)


1. Sing-along Song
2. Makes Me Wanna Sing
3. Calling On You
4. Free
5. More Than A Man
6. Caught In The Middle
7. Reach Out
8. Loud'n'clear
9. The Way
10. Soldiers Under Command
11. To Hell With The Devil
12. Honestly
13. Winter Wonderland
14. Closing Prayer



             



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