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HARD/HEAVY MÉLODIQUE  |  E.P

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1985 Auroch
 

- Style : Scorpions, Venin
- Membre : OcÉan

AUROCH - Auroch (1985)
Par JEFF KANJI le 10 Juin 2021          Consultée 682 fois

Première partie de VULCAIN (Cambrai) MAMA'S BOYS dans sa ville de Belfort, AUROCH aura connu une existence aussi éphémère que brillante… Même si tout le monde s'en est un peu foutu alors. Pourtant les musiciens à son initiative, Robert Defer en tête (décédé il y a deux ans, je vous invite à regarder la touchante vidéo-hommage que lui a consacré Max Yme) ainsi que deux autres musiciens d'un ALPHA REVELATION qui ne va sans doute pas aussi loin que leurs ambitions le leur permettent. La difficulté, quand on n'est pas francilien à cette époque est de trouver les bons éléments, ici l'Est de la France, et c'est un élève de Robert Defer qui viendra même compléter l'effectif. Ce pedigree ne semble pas forcément impressionnant pour quiconque verra les noms des musiciens, mais outre Robert Defer qui se distinguera avec BONIFACE et surtout ANGE, puis bien plus tard avec SILVERTRAIN, Jean-Pierre Guichard arrive dans AUROCH fort d'une solide expérience au sein d'ANGE également, puis OCÉAN.

D'emblée décidé à mettre toutes les chances de son côté, le groupe s'inscrit dans une veine Hard/Heavy, bien moins marquée par les cadors anglais du moment que par SCORPIONS, son voisin d'outre Rhin. Pour cela il convient de saluer la performance de Régis Brival dont les mélodies se parent d'accents à la Klaus Meine franchement pas dégueulasses et qui ont leur part dans la qualité de cet EP. Trouvé en téléchargement sur un site spécialisé dans la mise à disposition de pépites oubliées des années 80 (j'ai perdu l'adresse et le nom hélas), cet EP en apparence modeste, sorti en 1985 après de courtes sessions en studio dans le Nord, est du même tonneau qu'un autre oublié de l'époque, VENIN, qui essaie lui aussi de s'extirper de sa région pour obtenir un peu de reconnaissance médiatique.

Les deux formations ont en commun de sérieuses qualités d'écriture, et un très bon niveau, et dans le cas d'AUROCH, la paire Defer/Chrestien est tout bonnement excellente. S'il n'y a que trop peu de matière (quatre titres), chaque ligne mélodique ou solo sait marquer son territoire et contribuer à la mise en valeur des compositions. Compositions ancrées dans leur époque, avec un riffing plombé très germanisant, mais une structuration des morceaux et des mélodies franchement hérités de l'école Hard Rock.

"Marginal", "Les Hordes Sauvages" et "Solitude" sont trois très bons titres qui ont un réel goût de reviens-y. "Songe" propose davantage une petite pause plus atmosphérique dirons-nous, comme pas mal de groupes français aimaient proposer à l'époque (KILLERS avec "Délire De Mort", SORTILÈGE avec "Quand Un Aveugle Rêve" pour rester dans le pur contemporain de 1985-86). Une aventure qui était terriblement prometteuse, mais qui se verra comme trop souvent brisée dans son élan, pas aidée par un double changement, avec l'arrivée de Philippe Yborra de SILVERTRAIN et d'Alain Debernardi. Trop de changements pour une jeune formation qui disparaîtra aussi vite qu'elle est venue. Graver sur microsillon sa musique aura quand même eu un intérêt crucial, pour témoigner du travail et du talent de ce quintette, dont cet unique EP a été réédité au format d'époque en 2014 par Cameleon Records, qui avaient effectué le même travail de mémoire pour VENIN.

Note réelle : 3,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Robert Defer (guitare)
- Jacky Quevy (basse)
- Jean-pierre Guichard (batterie)
- Michel Chrestien (guitare)
- Régis Brival (chant)


1. Marginal
2. Les Hordes Sauvages
3. Songe
4. Solitude



             



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