Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style + Membre : Sweet & Lynch
 

 Site Officiel (133)
 Myspace (143)
 Chaîne Youtube (238)

STRYPER - In God We Trust (1988)
Par JEFF KANJI le 28 Juin 2016          Consultée 976 fois

Le troisième album des Américains débarque en 1988. Une bonne partie du parti-pris sonore et musical de "In God We Trust" tient dans cette première phrase. En effet, 1987 a vu la plupart des artisans du Hard/Heavy adoucir leur propos, dans l'espoir d'accéder à un plus large succès commercial via les ondes de MTV. WHITESNAKE a effectué un pari gagnant mais s'il y a bien eu un album qui a changé le paysage sonore, c'est bien le "Hysteria" de DEF LEPPARD qui apportait au monde du Hard mélodique cette notion de perfection sonore qui n'existait quasi pas, exception faite de ce stakhanoviste de Tom Scholz peut-être allié à une production over the top. SCORPIONS, avec son "Savage Amusement" tentera comme nombre de formations de coller à ce nouveau son, et c'est aussi ce que va faire STRYPER qui part de moins loin avec déjà la réputation d'avoir le gros son, comme son premier album ou l'étincelant "To Hell With The Devil" permet de le constater.

Cela va surtout se ressentir du point de vue des arrangements, où les claviers se montrent encore plus présents dans la musique du groupe, le pompon étant sans doute atteint sur "Come To The Everlife" avec ses programmations de synclavier dont QUEEN avait déjà abusé deux ans plus tôt sur "A Kind Of Magic". Mais les chœurs, point fort du groupe, n'auront jamais autant de place que sur ce disque et pas toujours pour le meilleur. Si les premières minutes de l'album permettent instantanément de retrouver un STRYPER en état de grâce avec un Heavy mélodique de haute volée auréolé d'un refrain énergique et entêtant qui succède sans peine avec "To Hell With The Devil", un titre comme "Come To The Everlife" n'a clairement pas la carrure d'un "Sing-Along Song" et les chœurs ont tendance à l'aplatir plus qu'autre chose.

D'une manière générale, cet album sonne clairement plus radio-friendly que son prédécesseur, déjà moins agressif que "Soldiers Under Command". Cela donne "Lonely" par exemple pour la réussite, et "I Believe In You" pour la soupe sucrée. Fort heureusement, STRYPER parvient à nous rappeler à intervalles réguliers qu'il est un maître en Heavy et que la vitesse ne lui fait pas peur. Ainsi "The Writing's On The Wall" malgré son riff un peu convenu est une réussite, et ce grâce au talent vocal de Michael Sweet, et "The Reign" doit pas mal à la frappe de mule de Robert, à son tempo speed et aux vocalises puissantes et haut perchées de son frère.

On se rend compte aussi au fur et à mesure de l'album de l'absence des autres musiciens. Timothy Gaines a décidé encore une fois de ne pas s'emmerder avec l'enregistrement et a laissé le brave Brad Cobb se charger une nouvelle fois des basses, comme sur l'album précédent. Et surtout, la dualité Fox/Sweet est aux abonnés absents, le guitar-hero Oz Fox restant en retrait, ce qui a pour conséquence de nous priver des choix d'harmonies originaux et de son jeu parfois imprévisible sauf sur le titre éponyme où c'est assez flagrant.

En somme, "In God We Trust" débarque avec les acquis de "To Hell With The Devil" mais se repose dessus en se contentant bêtement de colorer sa musique en fonction de la tendance du moment. Il y a des inconvénients à cela ; "In God We Trust" est avec son successeur "Against The Law" l'album qui a le plus vieilli, non pas à cause du son, de très bonne facture, mais de ses gimmicks et de sa surproduction des voix qui trahiront son époque. STRYPER n'a pourtant pas à rougir puisque "In God We Trust" regorge de bons titres, mais clairement cette fois-ci il y a un "It's Up 2 You" putassier en trop et un titre aux prétentions Arena Rock qui s'enlise ("Come To The Everlife"). Ce sera le dernier album intéressant des Américains avant que les années 90 et les velléités solistes de Michael Sweet ne contraignent le groupe à une hibernation forcée de presque quinze ans.

Note réelle : 3,5/5.

A lire aussi en HEAVY METAL par JEFF KANJI :


SAVATAGE
Return To Wacken (2015)
Ma compilation idéale pour découvrir le groupe




SAXON
Sacrifice (2013)
Réglé comme une horloge

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   JEFF KANJI

 
  N/A



- Michael Sweet (chant, guitare)
- Robert Sweet (batterie)
- Oz Fox (guitare)
- John Von Tongeren (claviers)
- Billy Meyers (claviers)
- Brad Cobb (basse)
- Steven Croes (programmation)


1. In God We Trust
2. Always There For You
3. Keep The Fire Burning
4. I Believe In You
5. The Writing's On The Wall
6. It's Up 2 You
7. The World Of You And I
8. Come To The Everlife
9. Lonely
10. The Reign



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod