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- Style : Led Zeppelin, Gary Moore

Rory GALLAGHER - Rory Gallagher (1971)
Par DARK BEAGLE le 30 Avril 2017          Consultée 874 fois

A la surprise générale, TASTE splite alors qu’un succès international semblait lui ouvrir les bras. John Lennon était fan, le groupe s’était produit au fameux festival de Wright pour y laisser une prestation mémorable gravée sur sillons. Mais voilà, les habituelles divergences musicales auront eu raison de la formation Irlandaise qui aurait pu voir grand, viser haut. Son guitariste et chanteur, Rory GALLAGHER, va rapidement sortir un premier album studio et là, il fallut bien se rendre compte d’une chose : on le tenait, ce troisième opus de TASTE et il était alors tellement facile de comprendre que Gallagher en était l’âme et que s’il ne se faisait pas un nom avec TASTE, il le ferait en solo.

Nous sommes en 1971 et la musique Rock avait connu de grands bouleversements quelques années plus tôt. LED ZEPPELIN avait connu un succès immédiat avec son Hard Rock touchant aussi bien au Blues et au Folk et avait placé quelques pierres angulaires du genre, histoire que l’on se souvienne bien d’eux comme étant les pionniers les plus célèbres du genre ; BLACK SABBATH avait alourdi la formule, créant tour à tour le Heavy Metal ainsi que le Doom, tandis qu’après des débuts timides, DEEP PURPLE faisait rugir la Stratocaster de Ritchie Blackmore. Rory Gallagher, lui, jouant également sur Stratocaster, va explorer les voies du Blues, le mâtinant de sonorités plus explosives, à l’instar d’un Jimmy Page, en moins flamboyant toutefois sur cet opus éponyme.

Ce qui est appréciable, c’est la grande diversité que propose le jeune guitariste sur ce disque. Il va nous exposer à du Rock’N’Roll furieux (Laundromat), caresser des nuances plus Folk ("Just The Smile", "It’s You", de loin le titre le plus léger du disque), nous balancer des pépites de Blues qui vont en laisser pantois plus d’un ("I Fall Apart", "Can’t Believe It’s True"). Son jeu est précis, soigné, parfois un brin timoré. Mais dès que le jeune homme cesse de chanter, il laisse ses doigts parcourir le manche de sa Stratocaster et là…

Les nombreux soli de Gallagher viennent apporter du piquant à l’ensemble, une dose élevée de saturation, un mordant des plus appréciables. Souvent longs, mais jamais ennuyeux, ils démontrent tout le talent du jeune six-cordiste et viennent tirer l’ensemble vers le haut. "Hands Up", un Rock gentiment énervé, prend une autre dimension quand Gallagher commence à s’exprimer autrement que par la voix, "Sinner Boy" prend une toute autre dimension, bien aidé il faut dire par le groove que délivre la section rythmique. Mais c’est bien "I Fall Apart" qui se montre des plus brillantes. La ballade prend une toute autre dimension alors que Gallagher fait crier sa guitare, tout en nuances et subtilité alors qu’il durcit le ton, qu’il sue sang et eau pour nous transporter, nous achever aussi.

Mais il ne faut pas croire que les soli prennent le dessus sur le reste. Parce que si les riffs des morceaux peuvent paraître simples, voire convenus, ils dégagent énormément d'émotions différentes. Les ballades sont à ce titre remarquables de sensibilité, comme en témoignent "Can't Believe It's True", fragile et touchante ou "I Fall Apart", qui est au final certainement le titre le plus marquant de cet album, qui condense en son sein toutes les qualités du guitariste.

Le disque se révèle un peu plus à chaque écoute et très vite, on peut en faire un parallèle avec la pochette, criante de sobriété. On y voit Rory, l’air un peu effacé, avec un sourire timide et une posture qui trahit une certaine humilité. Et l’on retrouve exactement ça d’un point de vue musical. Gallagher joue avec son cœur et son âme, il nourrit ses compositions de sa personnalité et laissera sa part d’ombre ressortir durant ces soli racés, grinçants et musclés dont il nous abreuve avec une grande générosité.
Ce premier opus n’est peut-être pas le plus explosif de la carrière de Rory Gallagher. Il se veut même assez soft si l’on excepte les soli qui viennent apporter un peu d’aridité à l’ensemble. Mais on ne peut passer à côté de son feeling, qui ressort de façon agréable et touchante également. Le jeune Irlandais est une référence en matière de guitare. Pas forcément des plus connues, citée spontanément par la majorité des guitaristes, mais une référence au même titre qu’un Jimmy Page ou un Ritchie Blackmore. Et si sa carrière solo commence de façon assez calme, il se montrera bien plus vindicatif par la suite.

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- Rory Gallagher (guitare, chant)
- Gerry Mcavoy (basse)
- Wilgar Campbell (batterie)
- Vincent Crane (claviers)


1. Laundromat
2. Just The Smile
3. I Fall Apart
4. Wave Myself Goodbye
5. Hands Up
6. Sinner Boy
7. For The Last Time
8. It's You
9. I'm Not Surprised
10. Can't Believe It's True



             



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