Recherche avancée       Liste groupes



      
THRASH METAL  |  STUDIO

Commentaires (11)
Questions / Réponses (2 / 3)
Lexique thrash metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Testament, Annihilator
 

 Overkill Wreckingcrew (945)

OVERKILL - Horrorscope (1991)
Par CANARD WC le 4 Juillet 2007          Consultée 11774 fois

Y a pas 36 groupes de Metal qui ont été capables de sortir 5 putains d’albums d’affilée. Sans déconner. Avec « Horrorscope », OVERKILL rentre avec fracas dans cette caste fermée des groupes à l’assise discographique indéniable.

Avec une régularité à faire pâlir n’importe quel tâcheron du Metal, OVERKILL enchaîne son 5ème skeud en à peine 8 ans de carrière. Un nouvel opus encore plus percutant, encore plus ébouriffant et rafraîchissant comme une bière bien fraîche un après midi de canicule.

De « Feel the Fire » jusqu’à la présente offrande, les oreilles les plus attentives auront pu apprécier les micros évolutions du groupe. Sans débander, OVERKILL ne s’est jamais laissé démonter. Cette opiniâtreté artistique a conduit le groupe vers un paradoxe : donner à son Thrash ouvertement emprunté à « MAIDEN-METALLICA &co » une certaine identité. Plus que du pompage en grande messe, OVERKILL a réussi à esquisser une vision presque originale du genre à la jonction des deux mondes : le Heavy burné et le Thrash Old school.

En capitalisant les qualités des précédents, Horrorscope pousse le bouchon à son paroxysme et met un peu plus l’auditeur sur le cul.

A ce titre, on peut considérer cet opus comme un pic discographique. Certains n’hésitant pas à le proclamer sans sourciller comme étant « le meilleur skeud du groupe et de loin non mais sans blague ». Si la réponse à cette question n’est pas si évidente que cela, il est un fait monolithique : Horrorscope tue. De cette race d’album qui met tous les Thrasheurs d’accord.

Conjuguant force et intensité, OVERKILL (vraisemblablement au sommet de sa forme) se laisse aller à un panachage au poil blastant avec bonheur (« Bare Bones »), surprenant le pékin lambda (« Frankenstein »), capable encore de poser une ambiance unique (« Soulitude »). Le coté ramassé de l’oeuvre fait d’Horrorscope une inquiétante randonnée dans les contrées sombres et improbables d’un Heavy mid tempo et d’un Thrash énergique. Les gentils relents « doom » perçus sur le précédent album (« Years of Decay ») sont ici repris avec une certaine intelligence. Et plus encore.

Sans parler de concept album, OVERKILL a tenté de donner un supplément d’âme à sa musique en saupoudrant l’ensemble de ce zeste de « sombritude » (ambiances sombres, mortuaires, acoustiques doucereuses, riffs horrifiques, paroles...) de façon à ce qu’Horrorscope soit bien digne de son titre.

La terrible cohérence de l’ensemble est d’autant plus admirable qu’OVERKILL réussit à faire passer d’un bout à l’autre de l’album « le chaud et le froid ». On retrouve ainsi aux extrémités deux titres opposés dans la démarche mais à la structure identique. Dès l’intro, le groupe affiche avec « Coma » une forme du tonnerre. La gentillette acoustique caresse les oreilles. On attend le parpaing sur le coin du crâne qui ne vient pas. Ca repart en acoustique et le riff se fait toujours attendre... BAM BAM BAM !!! Les guitares claquent et la double surenchérit. OVERKILL pète le feu et sa musique à l’intensité jouissive est son meilleur avocat. De même, la conclusion reprend la même progression dans un registre très différent. L’intro mélodique avec le solo presque « pacifique » laisse Ellsworth fredonner un refrain calme. On sent que ça va péter. Mais pas tout de suite. La montée en puissance est en deux temps. Les riffs s’accélèrent emportés par un Ellsworth décidément en grande forme. Ca ressemble à du MAIDEN épique et agressif. Il était difficile de trouver une conclusion idoine à un album comme Horrorscope. A cet exercice périlleux, OVERKILL a mis un beau point final.


Horrorscope est bel et bien un putain d’album. Tellement bon, qu’il semble difficile de lui succéder. C’est peut-être le seul petit « nuage noir » à relever. Ce Heavy / Thrash irrésistible ne pourra pas se suffire à lui même éternellement. OVERKILL est – semble-t’il – arrivé au bout du bout, à une sorte de paroxysme au delà duquel il est difficile de progresser. Avec l’arrivée des années 90 et le déclin du Thrash, la question reste entière : OVERKILL saura t’il se renouveler encore ? La suite au prochain épisode.


Note : 4,5 / 5

Morceaux préférés du Canard : Coma et Soulitude.
Curiosité : l’instrumentale « détonnante » Frankenstein.

A lire aussi en THRASH METAL par CANARD WC :


DARK ANGEL
Leave Scars (1989)
Violemment ahurissant, diablement accrocheur !

(+ 1 kro-express)



SLAYER
Decade Of Aggression (1991)
Le live thrash à posséder : simplement mythique !

(+ 3 kros-express)

Marquez et partagez




 
   CANARD WC

 
  N/A



- Bobby "blitz" Ellsworth (chant)
- Merritt Gant (guitare)
- Rob Cannavino (guitare)
- D.d. Verni (basse)
- Sid Falck (batterie)


1. Coma
2. Infectious
3. Blood Money
4. Thanx For Nothin'
5. Bare Bones
6. Horrorscope
7. New Machine
8. Frankenstein
9. Live Young, Die Free
10. Nice Day ... For A Funeral
11. Soulitude



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod