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THRASHCORE  |  STUDIO

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SEPULTURA - Dante Xxi (2006)
Par POWERSYLV le 13 Mars 2006          Consultée 12186 fois

Dante Alighieri (Durante degli Alighieri) : poète, homme politique et écrivain florentin en 1265 à Florence, mort en 1321 à Ravenne.

La Divine Comédie : poème de Dante où il décrit sa descente aux Enfers, son passage par le Purgatoire et enfin son accession au Paradis, pour terminer par son union à Dieu.

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Nous voici 10 ans après Roots, un disque qui a marqué la carrière de SEPULTURA en inaugurant une ère faite de mélange thrash, hardcore et de rythmes tribaux. L’eau a coulé sous les ponts entre temps (départ de Max Cavalera parti fonder SOULFLY, arrivée de Derrick Green) et votre serviteur n’a accordé que peu de crédit aux Nation, Roorback et consorts. Peut-être ai-je eu raison, ou tort. Toujours est-il que le Live In Sao Paulo sorti l’an dernier m’avait quelque peu réconcilié avec les brésiliens, présentant un chanteur plutôt convainquant sur scène (même si la voix a un peu de mal à passer) et surtout des classiques qui se sont rappelés à mon bon souvenir.

2006 : SEPULTURA s’apprête à sortir un nouveau disque qui risque de changer quelque peu la donne : Dante XXI.

Avec ce Dante XXI, c’est un SEPULTURA regénéré et intrépide qui pointe le bout de son nez, conceptuellement et musicalement. Attention, la formule fondamentale que le groupe a inauguré depuis quelques années maintenant est toujours d’actualité, et ceux qui attendaient un retour vers des rivages plus « Slayeriens » en seront pour leurs frais. SEPULTURA est encore ici le chantre d’un thrashcore des familles mais bien exécuté, où surnagent encore quelques petites poussées death discrètes (le tempo très rapide et les riffs accérés de « Dark Wood Of Error ») et surtout bien plus inspiré que les quelques extraits que j’ai pu entendre depuis 1998. Les rythmiques précises d’Igor Cavalera, secondé par le discret Paulo Jr. à la basse sont véritablement l’épine dorsale de chacun des morceaux. Bien évidemment, il y a encore les guitares grasses et triturées de l’ami Andreas Kisser. Pour sûr que le grand black Derrick Green fait encore le grand méchant et nous gratifie de vocaux infernaux et vindicatifs. Pourtant, tout comme les rythmes tribaux étaient timidement introduits sur un Chaos A.D. (tout le monde se souvient de « Kaiowas ») – rythmes plus exploités sur l’album Roots -, on perçoit ici la présence de quelques instruments classiques, violons et piano essentiellement. Oui, vous avez bien lu. Cette présence n’altère en aucun cas la musique des Brésiliens mais s’explique par la volonté de développer de-ci de-là quelques atmosphères afin de coller au thème du disque. Ce qu’ils font plutôt bien d’ailleurs.

Car ici, fini les sujets politiques, culturels ou sociaux exploités sur les albums précédents, finies les litanies sur la misère du Brésil ou que sais-je encore. Et puis, à quoi bon ressasser des idées dont on a déjà fait le tour ? SEPULTURA met ses vélléités tiers-mondistes au vestiaire et s’attaque ici à un thème littéraire puisqu’il a décidé de revisiter la célèbre « Divine Comédie » de Dante Aligheri, dont la lecture a impressionné Derrick Green. Non l’idée de se prendre pour Bernard Pivot, mais celle de réaliser avec sa musique une sorte de bande originale de cette œuvre littéraire, sans pour autant l’illustrer complètement car ça prendrait des plombes. Et SEPULTURA s’y prend bien car il se sert de ce thème comme tremplin pour intégrer des éléments nouveaux tout en restant fidèle à son style. On peut percevoir un aspect plus mélodique (le terme est relatif) qui pourrait bien faire revenir les agneaux égarés de ces dernières années. Personnellement, je suis assez convaincu par cette dernière livraison : des passages sont étonnants (l’ampleur du titre « Ostie » avec ses instruments classiques et son côté grandiose), les atmosphères sont bien rendues avec notamment le côté malsain voire morbide de l’Enfer (l’ambiance dans la deuxième partie de « False », l’oppressant « Fighting On »), une certaine libération et contemplation finale avec l’étrange et presque trip-hop « Still Flame ». Les 4 hommes arrivent à créer un concept sans tomber dans les surenchères ou le pompeux et ne sacrifient leur musique à aucune mode.

L’évolution progressive de SEPULTURA et sa faculté à s’adapter et à tourner avec des groupes divers et qui ont depuis quelques temps le vent en poupe (je fais ici allusion à la tournée prochaine en première partie d’IN FLAMES) pourrait bien faire revenir des fans plus jeunes dans l’escarcelle du groupe. Aux yeux des quelques spécialistes qui connaissent la carrière de la période Green, on tient avec ce Dante XIII plus ambitieux le meilleur album du groupe depuis … Roots, tout simplement. Un disque bien agréable en tout cas qui devrait étonner les plus vieux fans, attirer les jeunes sans pour autant faire fuir les afficionados des dernières productions.

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   (3 chroniques)



- Derrick Green (chant)
- Andreas Kisser (guitare)
- Paulo Jr (basse)
- Igor Cavalera (batterie)


1. Dark Wood Of Error
2. Convicted In Life
3. City Of Dis
4. False
5. Fighting On
6. Ostia
7. Buried Words
8. Nuclear Seven
9. Repeating The Horror
10. Crown And Miter
11. Still Flame



             



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