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THRASH METAL  |  STUDIO

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SEPULTURA - Machine Messiah (2017)
Par CANARD WC le 17 Avril 2017          Consultée 2290 fois

Sorte de monstre des mers, SEPULTURA a évolué dans notre monde musical d’abord tapi sous les vagues, surgissant ensuite, dangereux souvent par le passé puis devenu inoffensif, ingérable, incernable, inclassable un peu. De ses débuts crasseux à la gloire commerciale et artistique ("Chaos A.D."), SEPULTURA a décliné, s’est déchiré, presque mis à mort par l’ego de Max Cavalera qui a laissé derrière lui une bête blessée, au fond du gouffre. Depuis "Against", le groupe a peiné d’abord à se reconstruire, cherchant en lui-même une nouvelle envergure tout en gardant l’âme des débuts et cherchant surtout à sauver ce qui peut l’être.

Honnêtement, je n’y croyais pas.

SEPULTURA sans Max groovait dans le vide, affublé du poids d’un passé difficile à porter. Quelques bons passages, quelques idées, quelques bons titres mais depuis 1998 on avait surtout l’impression d’écouter un Tribute plus qu’autre chose. Puis "The Mediator Between blabla" est sorti, superbe avec moult éclats de force, de vigueur et volonté en tout genre. Avec "Machine Messiah", SEPULTURA enfonce le clou de la bonne porte entrouverte pour l’avenir. C’est l’histoire la mayonnaise qui prend, de l’album qui redonne de l’espoir, l’espoir qu’on nourrit, qui nourrit aussi.

"Machine Messiah" est donc le meilleur album depuis "Chaos A.D.", pas plus pas moins. Je pourrais en faire des tartines pour vous justifier pareille assertion, prendre chaque morceau, détailler les forces en présence, les nuances mais je n’en ferais rien car ce ne serait pas drôle pour vous. Le plaisir de la découverte a du bon. Retenez juste que ce SEPULTURA-là a réussi à retrouver son âme, tout en affichant une profitable évolution. C’est précisément de cette ambivalence, de ce retour à l’équilibre entre l’avant et le maintenant qui constitue la force de cet album. On peut dès lors balayer l’album pour trier un peu les choses : "Silent Violence" ou "I Am The Enemy" fleurent bon l’époque "Arise" (cool, tant mieux) mais rien à voir avec – par exemple - "Phantom" qui renoue quant à lui avec une tradition plus "Roots" (bloody Roooots) soit groovy catchy comme on a aussi pu l’aimer.

Si "Machine Messiah" n’avait été qu’un jeu de pistes, il aurait été difficile de s’enthousiasmer davantage. Sauf qu’il y a aussi l’inspiration, la prise de risque et de la nouveauté au menu. Allez jeter une oreille sur "Iceberg Dances" pour comprendre. Entre envie technique et innovation, ce nouveau SEPULTURA décide durant moins de cinq minutes de se la jouer MEKONG DELTA (en bien) façon instrumentale débridée, déroutante, légère dans son approche tout en conservant l’esprit du groupe. Ainsi formalisé, c’est impeccable. L’autre passerelle est la même que celle jetée sur l’album précédent, c’est-à-dire un pont vers le sombre, le mid tempo, le quasi Death (cf. "Sworn Oath") ou le sans concession aucune sur "Vandals Nest". GOJIRA n’est pas loin non plus sur "Cyber God". Bref, SEPULTURA a retrouvé la flamme, bien aidé par Kisser qui semble s’éclater « guitaristiquement parlant », ses solos font plaisir à entendre et contribuent à redonner à l’ensemble cet élan, cet apparat d’inspiration qui leur manquait – selon moi – depuis que Max était parti conspirer tout seul dans son coin.

Il est difficile pour un groupe du calibre de SEPULTURA d’arriver à s’extirper au mieux du sentier (au pire du bourbier) dans lequel il s’était fourré. Ce nouveau cru est aussi surprenant au sens positif du terme que l’éponyme qui ouvre "Machine Messiah" : sombre, mid tempo, à contre-courant total avec ce qui va suivre. Dès le départ, le groupe affiche une couleur qui se nuancera au fil du titre pour tendre vers le désespoir et la colère. Des nuances pour trouver du relief. Tout le programme 2017 de SEPULTURA, rien que pour cela il faudra voter pour eux au prochain référendum.

Pour le reste, notez juste qu’ils sont de retour. Pour de bon, j’ai l’impression. Perso, il m’avait manqué depuis tout ce temps-là.

Note : 4/5.

Morceau préféré : "Phantom Self"

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   CANARD WC

 
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   (2 chroniques)



- Derrick Green (chant)
- Andreas Kisser (guitare)
- Paulo Jr. (basse)
- Eloy Casagrande (batterie)


1. Machine Messiah
2. I Am The Enemy
3. Phantom Self
4. Alethea
5. Iceberg Dances
6. Sworn Oath
7. Resistant Parasites
8. Silent Violence
9. Vandals Nest
10. Cyber God
11. Chosen Skin (bonus Track)
12. Ultraseven No Uta (the Echoes & Misuzu Children's



             



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