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GAMMA RAY - Land Of The Free (1995)
Par JEFF KANJI le 17 Mai 2014          Consultée 3540 fois

Rien ne semblait pouvoir freiner GAMMA RAY dans son ascension. "Insanity & Genius" était déjà bien plus qu’un avertissement, tant la qualité était au rendez-vous sur la plupart des titres, entre deux trois délires récréatifs témoignant encore d’une jeunesse vigoureuse et un peu fofolle (il faut d’ailleurs à tout prix regarder le "Lust For Live" sorti en 1994 pour comprendre que la fiesta prédominait chez nos musiciens). Le niveau avait été monté d’un cran par rapport à "Sigh No More", délaissant hélas l’aspect plus mid-tempo d’un "One With The World" ou le côté plus aventureux d’un "Dream Healer" pour radicaliser un peu plus son Heavy Metal de plus en plus axé Power.

"Land Of The Free" est pour beaucoup l’album de référence de GAMMA RAY et on peut le comprendre. Il est aussi un album-charnière, celui où l’équipe en place depuis fin 92 est réunie pour la dernière fois avec l’association Nack/Rubach et Dirk Schlächter à la guitare, mais il est aussi l’album où Ralph Scheepers a été remercié. L’ex-TYRAN PACE auquel Kai Hansen avait déjà pensé au moment de lui succéder dans HELLOWEEN, avant que Michael Kiske ne fasse son apparition, est éloigné des autres membres du groupe géographiquement (Stuttgart, là où les autre membres sont perdus plus au nord à Hambourg) et postule pour succéder à Rob Halford au sein de JUDAS PRIEST (il fut l’un des ultimes aspirants au poste, supplanté par Tim Owens) rendant la collaboration de plus en plus difficile ; et c’est non sans amertume que les deux hommes doivent mettre fin à leur collaboration (la légende parle d’une soirée terrible où après l’annonce de son renvoi, on retrouvait un Ralph inconsolable se mettant une méga caisse dans un bar de Hambourg, assisté par Kai).

Du coup "Land Of The Free" est aussi l’album du choix crucial : celui de reprendre le chant pour Kai, en plus de la guitare, chose qu’il avait décidé de ne plus faire presque dix ans auparavant, après "Walls Of Jericho ". Pari risqué mais au final la meilleure façon d’assumer son héritage et son leadership. Il allait falloir assurer grave. Mais comme souvent c’est sous la pression que les grands groupes sortent de grands albums. Arrivé à un moment où le Heavy est exsangue, supplanté par le Grunge et les scènes Rock/Metal alternatives et phagocyté par la nouvelle tendance venue des US (le Neo), "Land Of The Free" affirme haut et fort ses arguments.

Le plus pur héritage des deux "Keeper Of The Seven Keys" est ici présent avec cette alliance de mélodies entêtantes et fédératrices posées sur des rythmiques en acier trempé typiques de Kai Hansen qui a pris le taureau par les cornes, s’assurant la quasi-exclusivité de la composition, ne laissant qu’un "Farewell" (rehaussé de la participation d’Hansi Kürsch) à Dirk Schlächter et laissant quartier libre à Jan Rubach le temps de "Salvation’s Calling" avant de remettre son grain de sel dans le "Afterlife" de ce dernier, adressant un message personnel touchant à son ami Ingo Schwichtenberg (ex-HELLOWEEN) disparu l’année précédente :« Now you're gone without a word, you didn't say goodbye, I miss you here...».

Les classiques de GAMMA RAY issus de cet album sont en nombre, à commencer par sa pièce éponyme qui voit, rassemblées sur le refrain, les trois voix les plus caractéristiques du Power Metal allemand, à savoir celle de Kai bien entendu, celle d’Hansi Kürsch (BLIND GUARDIAN) et celle de Michael Kiske dont on pouvait être triste de ne plus avoir de nouvelles depuis son éviction d’HELLOWEEN. On retrouvera ce dernier sur un titre Rock'N'Roll sur mesure plus loin dans l’album ("Time To Break Free"). Dire que l’idée de recruter l’emblématique vocaliste a effleuré l’esprit de notre petit rouquin n’est pas peu dire, mais avec ce nouvel album, Kai tient sa revanche en supplantant les 4 derniers HELLOWEEN à lui tout seul et en réaffirmant à une audience plus large qui est le créateur du Speed Mélodique ; pas sûr que l'effet eut été aussi radical s'il avait récupéré l'homme à la voix d'or.

"Man On A Mission", "Gods Of Deliverance" ou "Land Of The Free" constituent des démonstrations remarquables des compétences de la bande et à l’image de "Heading For Tomorrow", cet opus est profondément marqué de la personnalité flamboyante de son géniteur qui affirme son talent dans les cavalcades effrénées, ce que le groupe viendra confirmer sur "Somewhere Out In Space". Il reste toutefois encore un peu de place pour des morceaux un peu plus différents comme "Farewell" où Dirk Schlächter troque sa guitare pour le piano (avant de la troquer pour la basse), le Heavy "Abyss Of The Void" ou le Rock'N'Roll décomplexé de "Time To Break Free".

Les délires plus psyché à la "Heal Me" ou "Heading For Tomorrow" se sont fait la malle... Mais GAMMA RAY ouvre son album de la plus grandiose façon avec l’un des titres les plus emblématiques de son répertoire : "Rebellion In Dreamland", laissant les guitares en son clair poser l’ambiance avant de progressivement évoluer vers un Heavy épique qui se mue progressivement en Speed tonitruant où une avalanche de soli (mention spéciale au brio de Dirk Schlächter sur la partie rapide) déboule sur un final en chœur idéal pour conclure ce mastodonte de plus de 8 minutes.

Clairement GAMMA RAY sort en 1995 son premier chef d’œuvre.

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Par STEF




 
   JEFF KANJI

 
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   (3 chroniques)



- Kai Hansen (guitare, chant)
- Dirk Schlächter (guitare, claviers)
- Jan Rubach (basse)
- Thomas Nack (batterie, chœurs)
- Axel Naschke (chœurs sur 2,4,6,8,11)
- Catharina Boutari (chœurs sur 1,2,4,11)
- Hacky Hackmann (chœurs)
- Sascha Paeth (claviers additionnels)
- Michael Kiske (chant sur 9, 12, chœurs sur 9)
- Hansi Kürsch (chant sur 7, chœurs sur 1,7,9)


1. Rebellion In Dreamland
2. Man On A Mission
3. Fairytale
4. All Of The Damned
5. Rising Of The Damned
6. Gods Of Deliverance
7. Farewell
8. Salvation's Calling
9. Land Of The Free
10. The Savior
11. Abyss Of The Void
12. Time To Break Free
13. Afterlife



             



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