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RAMMSTEIN - Mutter (2001)
Par POSSOPO le 12 Novembre 2009          Consultée 9228 fois

Je me sens seul.
Tout le monde m'en veut.
Personne ne me comprend.

"Tu déconnes possopo, "Mutter" c'est le meilleur RAMMSTEIN, tellement plus beau qu'avant il est devenu le Teuton".
"Arrête un peu mec, c'est pas parce que c'est plus simple que c'est moins bon, snobinard fan de Prog va !"
"Non mais je te connais, tu fais ton intéressant là. Tout le monde aime "Mutter" donc toi, tu ne l'aimes pas. J'ai raison, non ?"

C'est à peine si j'ose encore envoyer mes arguments, si j'essaie de faire entendre à toutes et à tous la seule vraie vérité, la mienne :
"Mutter" ne vaut pas un demi "Sehnsucht" !!!
Car "Mutter pèse bien trois "Sehnsucht" et demi !!!

C'est bien en astiquant au maximum sa formule unique de Tanz Metal couleur guimauve artificielle que RAMMSTEIN s'est planté. Et "Mutter" n'est rien de plus qu'un sur-"Sehnsucht", toujours plus barbe à papa clichés à deux balles, mélodies en mousse l'éponge qui fait coin coin. Et comme le mieux est l'ennemi du bien… Accessible comme jamais, le Germain a souhaité faire exploser le compteur aux étoiles. Et on comprend parfaitement grâce à ce disque pourquoi KISS figure parmi les premières idoles de Richard Z. Kruspe Bernstein. Pas un défaut en soi, les goûts et les couleurs…

Mais enfin, si j'accepte d'entendre dire beaucoup de bien d'un troisième opus tout heureux de se voir porté aux nues par une grosse majorité de fans du combo, je me demande encore comment certains peuvent écouter et réécouter une galette au manque absolu et parfaitement volontaire de finesse. "Mutter" est un instantané, un chouette petit opus à ne surtout pas écouter de bout en bout comme un opus dont on rippera les morceaux pour les passer en shuffle avec tout plein d'autres sur son baladeur MP3. On y mettra aussi Madonna, U2, du G-Funk et un bon vieux remix de Technotronic. RAMMSTEIN bombe le torse, devient plus carré encore que par le passé, se pare d'une production en béton armé, assomme son auditoire de hits immédiats. Qui osera dire que les guitares ne souffrent pas d'une obésité irrévocable ? Qui ne comparera pas les cordes pimpon de "Mein Herz Brennt" avec la version grotesque de "Kashmir" reçue sur la BO du merveilleux Godzilla US (réalisé, c'est amusant, par le plus généreux des cinéastes allemands) ? Qui ne regrettera pas le tragique abus des effets sonores, autrefois évocateurs et jolis à siffloter, aujourd'hui adipeux jusqu'à s'en faire vomir, les doigts bien au fond de la gorge (sa propre gorge hein sinon, ça devient sexuel) ? Qui ne mettra pas en parallèle "Mutter" et la discographie d'un étrange demi-frère qui l'a très certainement largement influencé, la maudit CLAWFINGER ?

Pire, qui ne comprendra pas la supercherie mélancolique ?
Parti d'un étrange et incompris "Seemann" en 1995, relayé en 1997 par "Klavier", RAMMSTEIN a décidé d'étaler la confiote en sucrant tous ses nouveaux titres. Trop de sentiments sur une seule comptine, les fans n'ont rien pigé. Mélangée à de la pisse de cheval et déposée avec méthode sur les 11 plages de 2001, l'univers entier est conquis. On appelle ça vulgarisation ou méthode commerciale, c'est au choix, les deux mots tout aussi vilains l'un que l'autre conviennent parfaitement.

Pourtant oui, "Mutter" donne la trique, rien à dire là-dessus. C'est même sa fonction première. Du méga-tube calibré radio plus efficace que du Viagra. Adeptes du Big Mac supersize me, jetez-vous dessus. A y regarder de près, "Mutter" c'est comme le glam des années 80, plus c'est gros, plus ça marche. Après tout, j'ai peut-être fait la bêtise de trouver une sensibilité à l'artiste débutant (j'avais vu du Lili Marleen dans "Sehnsucht", des frissons années 30… la blague). J'aurais du m'arrêter à son côté pataud puisqu'il ne reste au final que ça, à cette voix sur-mixée présente dès sa première année discographique, à ces riffs trop carrés pour être honnêtes. Je me suis trompé, RAMMSTEIN c'est gras et un peu con et c'est pour ça que c'est bon.

"Mutter n'est donc pas un mauvais disque mais le sur-ajout de plastique lui donne un tempérament de moins en moins humain, il en pique les narines. Vous voulez du facile, du mélodique de la foire à la saucisse, du cliché pompier boîte à musique disconight, allez-y à fond. Car si l'abus de chamallows est mauvais pour la santé, je n'ai pas dit que l'ingestion des sucreries les plus stupides de l'histoire des sucreries ne procurait pas un plaisir certain.

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- Till Lindemann (chant)
- Paul Landers (guitare)
- Richard Kruspe-bernstein (guitare)
- Christian Lorenz (clavier)
- Oliver Riedel (basse)
- Christoph Schneider (batterie)


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