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1995 Herzeleid
1997 Sehnsucht
2001 Mutter
2004 Reise Reise
2005 Rosenrot
2009 Liebe Ist Fur Alle Da
2019 Rammstein
 

- Style : Oomph!, Ham, Secret Discovery, Heldmaschine, Stahlmann, Megaherz
- Style + Membre : Lindemann, Emigrate

RAMMSTEIN - Mutter (2001)
Par JEFF KANJI le 25 Mars 2012          Consultée 1542 fois

Visiblement quelque peu occulté dix ans après sa sortie, les fans et le grand public retenant visiblement mieux les déflagrations plus Indus de son prédécesseur "Sehnsucht" (dont des extraits avaient fait le bonheur de certaines B.O. hollywoodiennes), il est temps de remettre sous le feu des projecteurs "Mutter", qui, à juste titre, a cassé la baraque à sortie en 2001 et achevé d’établir RAMMSTEIN non plus comme une curiosité mais comme un monument du Metal, milieu encore assez hostile à son égard.

La personnalité si particulière de RAMMSTEIN, entre chant guttural dans la langue de Goethe, envolées lyriques accompagnées de clavier et assise rythmique massive et intraitable, trouve son maître-étalon en "Mutter". Les rythmiques quasi-robotiques, écrasantes de la paire Kruspe/Landers, nous clouent sur place à l’image du démarrage en trombe de "Mein Herz Brennt" qui donne le ton de l’album ; à la fois martial, épique et symphonique. Le groupe, s’il incorpore toujours avec intelligence les sons de claviers et autres samples electro, a décidé de pousser le bouchon un peu plus loin en incorporant des parties de cordes et des nappes du plus bel effet, dépeignant des atmosphères tantôt dramatiques, gothiques ou romantiques ("Mein Herz Brennt" encore, "Mutter" mais surtout pour moi le morceau ultime de RAMMSTEIN : "Sonne").

La quintessence du groupe à l’acmé de son inspiration est palpable sur chaque note de ce dernier, du décompte introductif sur fond de clavier Trance, à la rythmique foudroyante, des paroles simples mais poétiques aux chœurs virils qui scandent le refrain, de la voix féminine qui apporte son souffle épique et son émotion au chant de Till Lindemann toujours empreint de mélancolie. On pourrait dire encore beaucoup sur "Sonne" (à l’image de son clip déviant le conte de Blanche-Neige), mais les autres morceaux de la galette méritent plus qu’une petite attention ; en effet comment résister à "Links 2,3,4" qui sur un ton humoristique, se raille de l’imagerie néo-nazie que beaucoup de non-germanophones ont un peu vite collé au groupe, tout en pondant une chanson au refrain tendu et épique. "Ich Will" nous ramène vers des couleurs rappelant plutôt leur précédent effort "Sehnsucht" avec son côté plus sec, moins grandiloquent et plus industriel. "Feuer Frei !" voit, comme son titre l’indique ("Feu à Volonté"), la machine RAMMSTEIN s’emballer et démontrer que les Allemands sont aussi efficaces quand le tempo s’accélère.

"Mutter" est la pièce la plus touchante chantée par Till Lindemann à ce jour, dans le sens où elle évoque les rapports psychanalytiques de la mère à l’enfant (l’artwork morbide du fœtus dans le formol n’est pas anodin). Ce pont central qui laisse la place aux seules cordes et à la voix murmurée qui monte crescendo pour éclater dans un cri de douleur de l’enfant à sa mère par la profondeur de la voix de basse du chanteur, décuple l’ampleur dramatique de ce morceau plus calme introduit par de jolis arpèges et par une voix de bébé. "Spieluhr" bien que convaincante fait surtout respiration suite à "Mutter" et à cet enchaînement de classiques depuis le début de la galette, avant que "Zwitter" ne vienne arracher le plancher. "Rein Raus" fait preuve de l’humour si particulier de RAMMSTEIN, parlant ouvertement des joies de la levrette ! "Adios", bien qu’un peu moins percutante que "Feuer Frei !", préfigure néanmoins par son utilisation de la guitare et son jeu de batterie les expérimentations plus osées de "Reise, Reise" qui marqueront une nouvelle étape dans la carrière des Allemands.

Une fois la planante "Nebel" (à l’enrobage sonore pas très éloigné d’un morceau comme "Seemann") terminée, on n’a qu’une seule envie : redémarrer cet album-référence qui a cette force de pouvoir s’écouter comme un tout (ce que je préfère) mais aussi par morceaux choisis ; en témoigne les nombreux extraits sortis en single. Je ne vous conseillerais que trop de visionner les clips du groupe, faisant toujours preuve d’idées originales et de mises en scène pointues (le clip de "Sonne" notamment). La musique de RAMMSTEIN ayant toujours eu un impact visuel primordial. L’autre force de "Mutter" réside, à mon avis, dans sa production gargantuesque qui fera référence pour les dix quinze années suivantes ; Jacob Hellner, le fidèle producteur, étant un artisan particulièrement opiniâtre et personnel. Je recommande donc chaudement ce disque culte au succès commercial amplement mérité. Putain dix ans !

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- Till Lindemann (chant)
- Paul Landers (guitare)
- Richard Kruspe-bernstein (guitare)
- Christian Lorenz (clavier)
- Oliver Riedel (basse)
- Christoph Schneider (batterie)


1. Mein Herz Brennt
2. Links 2 3 4
3. Sonne
4. Ich Will
5. Feuer Frei !
6. Mutter
7. Spieluhr
8. Zwitter
9. Rein Raus
10. Adios
11. Nebel



             



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