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ROYAL HUNT - Dystopia (2020)
Par JEFF KANJI le 22 Juin 2021          Consultée 1676 fois

Si le quintette danois ne semble pas ralentir la cadence et maintenir le tempo intimé par son compositeur/leader en chef André Andersen, il faut bien avouer que cela va maintenant faire quelque temps qu'il ne nous a pas enchanté et proposé un album à la hauteur de son statut et de sa réputation. ROYAL HUNT est devenu, faute à cette érosion et à son style qui n'évolue plus depuis bien longtemps, un groupe has-been dont peu de gens aiment encore à se rappeler l'existence. Et pourtant il n'a jamais tout à fait perdu son talent d'écriture...

Sauf que là où la dernière décennie a été marquée par une inspiration en dents de scie, "Dystopia" vient ouvrir la nouvelle en fanfare. Et comme généralement chez ROYAL HUNT, chaque début de décade marque une révolution, le chantre danois ne va pas déroger à son cycle. Rassurez-vous, DC Cooper est là, et a priori rien ne semble vouloir indiquer une autre séparation comme celle de la fin des années quatre-vingt-dix.
Place plutôt à la célébration, avec le concours d'une palette d'invités pour le moins luxueuse, car outre les fidèles choristes qui vont avoir droit à leur moment de gloire, ce sont pas moins de deux anciens chanteurs de ROYAL HUNT qui viennent donner corps à l'histoire de "Dystopia". Oui, Mark Boals et Henrick Brockmann sont temporairement de retour pour interpréter chacun un personnage de cette histoire qui sonne plus ROYAL HUNT que ROYAL HUNT.

Car si on remarquera immanquablement l'absence de John West, sa présence avait permis d'accoucher du rutilant "The Mission". Et s'il n'est pas question de l'album de 2001, André Andersen s'inspire d'un auteur qui lui a réussi à l'époque, à savoir Ray Bradbury. Et après les Chroniques de Mars, il ne pouvait que se tourner vers ce qui est souvent considéré comme le magnum opus de l'auteur américain (qui a donné lieu à une adaptation de François Truffaut, excusez du peu) : Fahrenheit 451.

Transposant l'histoire dans les temps actuels, "Dystopia" se présente selon les dires d'Andersen comme la première partie d'une adaptation moderne de Fahrenheit 451 ; il a voulu pour cela proposer une musique plus théâtrale que d'ordinaire, en profitant pour en accentuer la dimension orchestrale. Sur ce second point, on ne peut échapper au grandiose dont se parent plusieurs passages, notamment sur "The Art Of Dying" porté à bouts de bras par Mats Levén, dont les qualités d'interprète restent intactes, ou le superbe "Snake Eyes". Comme souvent, ROYAL HUNT veut dire aussi profusion de claviers. Ainsi, quand ces derniers laissent assez de place aux autres instruments (ce que l'on a toujours reproché à ROYAL HUNT), l'aspect orchestral participe grandement à donner à "Dystopia" une ampleur et une ambition qui rappellent les travaux les plus emblématiques du groupe ("Paradox" en tête) mais aussi "A Life To Die For". Car le reste du temps, André nous ressort les mêmes gimmicks d'écriture, et "Burn", même s'il est porté par un DC Cooper impérial, ne fait que rappeler une recette qui remonte à "Day In, Day Out".

L'écriture est néanmoins l'un des points les plus particuliers et les plus attachants de "Dystopia". Déjà, l'album n'est absolument pas fait pour être écouté en aléatoire, car au sein des morceaux eux-mêmes, différentes sections peuvent se dégager, parfois même interrompues ou entrecoupées de silence ou d'effets. Et il ne faut pas attendre plus loin que "Burn" pour y être confronté. Alors que DC Cooper et ses sbires semblent nous proposer une fin en trompe-l'œil, le titre n'est pas fini et continue de raconter son histoire, avant que la musique ne reprenne les devants. Il en va de même pour l'ambitieux "The Art Of Dying" ! Et l'interaction entre les différentes voix fonctionne à merveille, car plutôt que d'opter pour un casting mélangé, ou une approche un titre : un chanteur, les timbres et les textures vocales servent la diversité d'expression et cela donne des moments particulièrement touchants comme "I Used To Walk Alone" qui sous ses mélodies un peu Hollywoodiennes sert à merveille son propos sans virer guimauve, ce qui n'était pas des plus évidents sur ce genre de mid-tempo.

En trouvant un sujet qui fait écho chez l'auditeur, et en préfaçant chacun des textes par une citation d'un grand auteur (de Voltaire à Goethe en passant par George Sand et Ray Bradbury bien sûr), ROYAL HUNT ne cède à aucune de ses propres exigences, et pour ceux qui depuis longtemps lui font confiance, c'est une sacrée récompense, car après une période d'inspiration toute relative, le quintette danois se montre largement à la hauteur de ses ambitions et de sa gloire passée. Un retour au top niveau que je n'espérais pas réellement à vrai dire.

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   JEFF KANJI

 
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- André Andersen (claviers)
- Andreas Passmark (basse)
- Andreas 'habo' Johansson (batterie)
- Jonas Larsen (guitare)
- D.c. Cooper (chant sur 2-3, 5-6, 8-9)
- -
- Alexandra Andersen (chant sur 4)
- Henrick Brockmann (chant sur 6,9)
- Mark Boals (chant sur 4,9)
- Mats Levén (chant sur 3,9)
- Kenny Lübcke (chant sur 6,9, chœurs)


1. Inception F451
2. Burn
3. The Art Of Dying
4. I Used To Walk Alone
5. The Eye Of Oblivion
6. Hound Of The Damned
7. The Missing Page (intermission I)
8. Black Butterflies
9. Snake Eyes
10. Midway (intermission Ii)



             



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