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HARD ROCK  |  STUDIO

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BLUE ÖYSTER CULT - Tyranny And Mutation (1973)
Par DARK BEAGLE le 13 Septembre 2020          Consultée 282 fois

La période Noir et Blanc de BLUE ÖYSTER CULT divise. Il y a d’un côté ceux qui ne jurent que par le premier album, de l’autre ceux qui pensent que "Secret Treaties" est tout simplement un sommet du Hard Rock des années 70. D’autres encore se prononcent pour ce "Tyranny And Mutation" à la pochette qui n’est pas sans rappeler la froideur du premier opus. Ce disque reprend là où s’était arrêté son prédécesseur, mais il ne se contente pas d’être un vulgaire bis repetita, il va commencer à dessiner de nouveaux contours, il va également épurer des lignes et asseoir un peu plus le style du BÖC comme une référence incontournable de l’époque.

Nous retrouvons l’aspect frondeur, agressif, qui avait fait quelques merveilles sur l’album précédent. "Hot Rails To Hell" et "The Red & The Black" ne font pas dans le détail, leur but est clairement d’en mettre plein la vue. Pour le coup, ce ne sont pas les titres les plus originaux du répertoire du BÖC, mais cela ne les empêche pas d’être redoutables et de prendre encore une toute autre dimension sur scène. Mais déjà nous pouvons noter la fluidité des soli de Buck Dharma ainsi que la spontanéité du groupe qui nous balance ses morceaux comme Mike Tyson ses directs dans la tronche de ses adversaires (alors vous m’excuserez, mais c’est la référence la plus moderne que j’ai en boxe).

Le groupe va aligner bon nombre de pépites, comme "7 Screaming Diz-Busters" et ses parties instrumentales de folie, ou encore l’envoûtant "Mistress Of The Salmon Salt" qui renoue avec l’aspect le plus ésotérique de la musique de BLUE ÖYSTER CULT. Et pour le coup, le résultat est brillant. Pouvant évoluer à trois guitares (quand le regretté Allen Lanier délaissait ses claviers), la formation dégageait quelque chose de dense, de lourd, de puissant, tirant parfois sur le Psychédélisme et quand Lanier reprenait son rôle de claviériste, tout prenait une autre dimension.

Quand bien souvent l’archétype de l’époque était de faire sonner un Orgue Hammond à l’image de DEEP PURPLE ou de URIAH HEEP, le BLUE ÖYSTER CULT avait une façon bien à lui d’inclure les claviers, tout en élégance, avec un petit côté extra-terrestre dans l’interprétation ("O.D’d On Life Itself"). Et c’est là que les musiciens ont forgé leur légende, à travers une écriture souvent exigeante et riche, aux mélodies toujours mouvantes, pouvant évoluer dans de nombreuses directions différentes. Souvent comparé à BLACK SABBATH, ce qui n’est pas franchement audible par rapport à ce que proposait la bande à Iommi à la même époque, il faudrait plus voir BLUE ÖYSTER CULT comme une espèce de DOORS moderne, plus mystique et rompu à la culture des Bikers.

"Tyranny And Mutation" est un disque fort. Il met en lumière les qualités d’écriture et d’interprétation d’un jeune groupe habilement guidé par leur producteur Sandy Pearlman, qui entourait ses protégés d’un halo de mystère, laissant courir les rumeurs les plus folles, leur donnant une réputation de bad boys. Quoiqu’il en soit, cet album ouvre les portes d’un univers teinté de SF, bariolé comme il se doit, riche et profond, où la décharge sonique n’est pas la réponse à tout, comme en atteste le mésestimé "Wings Wetted Down", à la fois lumineux et obscur. Un grand disque, je vous le dis.

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   DARK BEAGLE

 
   (2 chroniques)



- Eric Bloom (chant, guitare, synthés)
- Albert Bouchard (batterie, chant)
- Joe Bouchard (basse, chant, claviers)
- Allen Lanier (claviers, guitare)
- Donald (buck dharma roeser)


1. The Red & The Black
2. O.d'd On Life Itself
3. Hot Rails To Hell
4. 7 Screaming Diz-busters
5. Baby Ice Dog
6. Wings Wetted Down
7. Teen Archer
8. Mistress Of The Salmon Salt (quicklime Girl)



             



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