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HARD ROCK  |  LIVE

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BLUE ÖYSTER CULT - Live At Rock Of Ages Festival 2016 (2020)
Par DARK BEAGLE le 7 Janvier 2021          Consultée 874 fois

Les fans de BLUE ÖYSTER CULT sont comblés en cette année 2020 ! Certes, le concert parisien a été annulé à cause d’un certain virus qui n’a pas fini de nous les briser, mais il y a eu un putain de nouvel album ! Si ça ce n’est pas énorme, alors la foi en l’humanité peut entièrement s’écrouler, je n’en aurai plus rien à battre. Mais avant cet événement planétaire (ok, j’exagère un peu), il y a eu trois albums live publiés par Frontiers, le nouveau label des Américains pour préparer le terrain. Trois. Ce qui est quand même beaucoup et qui offre forcément son lot de doublons, même si deux sets sont pour fêter des anniversaires d’album. Puis il y a ce quatrième enregistrement en public qui arrive sans crier gare et qui propose encore onze morceaux et…

Bon, pour y aller franco, ce "Live At Rock Of Ages Festival 2016", capté un peu moins d’un mois avant le décès du producteur emblématique du BÖC, Sandy Pearlman, aurait clairement pu être l’album live de trop. C’est une surenchère à laquelle se livre Frontiers et il n’est pas dit que chacun de ces disques trouve son public, sinon chez les fans hardcore de la bande à Eric Bloom et Donald Roeser, qui en ont déjà trois d’anthologie sur leurs étagères : "On Your Feet Or On Your Knees", "Some Enchanted Evening" et "Extraterrestrial Live", ce qui n’est pas rien. Bref, il serait aisé de faire l’impasse sur ce petit dernier qui va clairement faire du doublon.

Pourtant, ce serait omettre que BLUE ÖYSTER CULT, sur scène, c’est un groupe qui ne fait pas semblant. Même en 2016, quand Bloom affiche soixante-dix ans et des poussières ainsi qu'une voix à faire verdir de jalousie Ian Gillan, la formation reste impressionnante sur scène. On pourrait penser qu’avec l’âge, les deux têtes pensantes du BÖC laisseraient courir, se contenteraient d’aller à la cool, n’ayant plus rien à prouver depuis longtemps. Et au final, non. Les versions des titres – quasiment que des standards – proposés ici prennent quasiment une tournure Heavy Metal, tandis que le combo affiche une forme extraordinaire.

Et ça, on le remarque dès "This Ain’t The Summer Of Love", robuste, incisif. Eric Bloom en fait peut-être un peu trop derrière le micro, mais il envoie du lourd, le gaillard. Et puis on note très vite la qualité des chœurs, une qualité qui va s’avérer à ce niveau constante comme va le prouver "Golden Age Of Leather" qui se voudra assez impressionnant à ce niveau. Roeser est également en grande forme au chant et ses soli restent fluides et vertigineux. Il a su conserver tout son feeling malgré le temps qui passe. Il va grandement contribuer à l’aspect Heavy des compositions. "Burnin’ For You" navigue ainsi entre deux eaux, "O.D’d On Life Itself" est quant à lui gargantuesque, "(Don’t Fear) The Reaper" prend des accents bien plus électriques qu’en studio. Tandis que "Lips In The Hills", c’est de la tuerie en barre, inutile d'épiloguer plus longtemps dessus.

Puis surtout, il y a toujours cette volonté de se laisser aller à l’improvisation, à enchaîner les soli avec la même envie qu’aux débuts, toujours dans cet esprit typiquement Rock’N’Roll qui a toujours animé le groupe (l'éternel "Buck's Boogie"). BLUE ÖYSTER CULT n’est pas une formation qui se contente de retranscrire bêtement ses chansons de l’album à la scène, elle leur donne une nouvelle vie, une profondeur inédite et énergique écrasante. Voir un concert du BÖC, c’est prendre le risque de se faire renverser par un bulldozer dont la lame serait un mur de son. Et à ce niveau, rien n’a changé, les Américains sont toujours une véritable machine de guerre, qui délivre un set furieux et endiablé. Le public en a pour son argent.

En parlant du public, le mix est assez étrange par moments. Autant il semble parfois bien loin, autant de temps on a l’impression qu’un micro a été placé au milieu de la foule, on entend presque des discussions. Le Rock Of Ages étant un festival allemand, Bloom a l’élégance de s’adresser à plusieurs reprises au public dans la langue de Goethe. Bon, ok, ce ne sont pas non plus des phrases très construites, très compliquées. Et son jeu d’acteur, même en audio, laisse gentiment à désirer quand le BÖC fait monter la sauce avant un superbe "Godzilla" avec des bruitages de tremblements de terre ou de blocs s’effondrant. C’est l’intention qui compte et ça fait partie du show, c’est toujours sympa car cela rend l’enregistrement moins statique, plus vivant.

Le bémol majeur de ce Live est son côté prévisible. La setlist présente de nombreux doublons avec des Lives passés, voire avec ceux sortis plus tôt dans l’année sous la bannière de Frontiers. Après, bien sûr, il faut replacer l’ensemble dans son contexte, le fait que ce soit une prestation de festival, où il convient de balancer une sélection imparable, constituée de classiques, mais quand on a une carrière aussi longue et un temps imparti, difficile de faire un tour complet des nombreux hits qui ont émaillé leur carrière. Donc oui, on peut déplorer l’absence d’un "Take Me Away" (si, si !), d’un "Flaming Telepaths", "Astronomy" ou encore d’un "Black Blade", il convient de se contenter de ce qui est proposé ici, de bien belle façon.

Ce disque n’est pas un Live essentiel de BLUE ÖYSTER CULT. Il est très sympa, très agréable à écouter, mais voilà, quand on est un groupe qui en a pondu dans son passé, considéré comme des essentiels du genre, c’est juste une pièce de plus. Un petit trophée que l’on expose quand même, même s’il fait un peu honte au milieu des grandes coupes, parce que ce n’est pas la honte, c’est juste moins… éblouissant. Et encore ce n’est pas le bon terme. BLUE ÖYSTER CULT reste impressionnant sur scène après toutes ces années et cela aurait été encore mieux s’il n’y avait pas déjà eu trois autres Lives à se mettre sous la dent cette année. Une sensation de trop plein ? Peut-être. Mais si jamais vous devez découvrir le BÖC aujourd’hui, ce disque pourrait être une bonne porte d’entrée.

Enfin, je dis ça, mais s'ils balancent un jour un disque qui commémore l'anniversaire en live de "Fire Of Unknown Origin", je répondrai présent, hein.

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   DARK BEAGLE

 
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- Eric Bloom (chant, guitare)
- Donald Roeser (chant, guitare)
- Kasim Sulton (basse, chant)
- Jules Radino (batterie)
- Richie Castellano (claviers, guitare, chant)


1. This Ain't The Summer Of Love
2. Golden Age Of Leather
3. Burnin' For You
4. O.d'd On Life Itself
5. Harvest Moon
6. Me 262
7. Buck's Boogie
8. Lips In The Hills
9. Then Came The Last Days Of May
10. Godzilla
11. (don't Fear) The Reaper



             



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