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THUNDER - All The Right Noises (2021)
Par DARK BEAGLE le 25 Octobre 2021          Consultée 2035 fois

L’élégance britannique pourrait être une vaste blague quand on se penche sur le hooliganisme qui animait les stades de foot, le Punk qui semble être diamétralement opposé à cette idée, ce concept. Il y a également Boris Johnson, mais lui il n’y peut rien. Enfin si. Mais bon. Mais bon, à côté de cela (j'aillais écrire "ce truc"), vous avez des types comme Roger Moore ou Benedict Cumberbatch qui en imposent ou imposaient dans le cas du premier. Toujours bien habillés, possédant un charme certain. Ce bon vieux Charlie Watts était du même tonneau. Et il y a THUNDER. Si un groupe représente bel et bien l’élégance dans le domaine du Hard Rock UK, c’est lui et "All The Right Noises" arrive à point nommé pour nous le rappeler.

THUNDER, ce n’est pas une affaire de violence ou d’agressivité. Le style du groupe se veut bien plus complexe que cela, que ces évidences qui viennent à l’esprit quand on pense à notre style de musique préféré. THUNDER, ce sont des riffs bien pensés, qui sont au service des compositions et qui ne sont pas un cache-misère, la section rythmique est bien en place, délivrant un groove souvent infernal, entraînant en puissance. Ajoutez à cela un clavier qui sait se tenir (comprenez par là qui accompagne sans jamais chercher à s’imposer au détriment du reste) mais qui arrondit merveilleusement bien les angles. Puis saupoudrez le tout de chœurs qui viennent embellir l’ensemble et vous obtiendrez un bon résumé de ce qu’est THUNDER.

Et sur "All The Right Noises" à la pochette qui fait songer à un opus de Prog (il s’agit en fait d’une sculpture quelque part dans le Lancashire), nous retrouvons évidemment tout cela. Tous ces ingrédients qui sont l’ADN du groupe ou plutôt qui le sont devenus après des premières années sous le signe des permanentes choucroutes, des splits à voir comme du repos forcé pour se retrouver (le line-up n’a plus changé depuis 1997). Mais l’erreur serait de penser que THUNDER est mou du genou parce que ce n’est pas le cas. Il y a du muscle derrière tout cela, mais ce n’est pas du muscle que l’on montre cela, non madame, c’est du muscle qui se devine sous la chemise. Et pas une once de graisse avec ça (enfin, ne vous fiez pas aux photos des musiciens).

Les trois premiers morceaux résument plutôt bien l’album. Une trilogie d’ouverture parfaite, qui indique très clairement que, pour peu que l’on soit amateur de ce genre de Hard Rock classieux, tout est fait pour que l’on passe un très bon moment. "Last One Out Turn Off The Lights", c’est de l’entertainment à l’état pur, un morceau qui repose beaucoup sur le pattern simple d’une batterie, un rythme facile à suivre en tapant du pied, ponctué par les assauts de la guitare de Luke Morley (comme les œufs, avec un r en plus sauf que ça ne s’écrit pas du tout pareil) jouissifs à souhait. Et par-dessus, Danny Bowes est très en forme, il cabotine, sa voix a un peu vieilli bien entendu, mais elle en impose encore.

Avec "Destruction", on change de registre. Le propos se veut plus Heavy, moins joyeux. C’est plus frontal mais là encore les refrains sont magistraux. Le chant de Bowes évolue, il se veut plus posé mais plus inquiétant également. Là encore, c’est du tout bon et "The Smoking Gun" étonne forcément à côté. Un très bon titre encore, mais où le groupe se veut plus feutré, il se met plus dans l’ambiance d’un vieux club enfumé où il délivrerait un Blues étrange mais chaleureux, avec un solo à la talk-box pas désagréable pour un sou. Rien que pour cette trilogie initiale, le disque vaut le coup d’être écouté, parce que c’est bien fait et que ça sonne encore et toujours de façon très sincère, après toutes ces années et tous ces albums.

Le souci, c’est justement qu’ils résument parfaitement bien l’album. Un peu trop peut-être. Le reste est à l’avenant. Plusieurs morceaux se font encore remarquer, à l’instar du bien joli "St George’s Day", qui a une signification toute particulière pour les Anglais, ou encore "She’s A Millionairess" et son côté Soul aux chœurs imposants, "I’ll Be The One", la ballade qui fait mouche, gorgée de feeling, ou le plus remuant "Going To Sin City" qui donne envie d’aller au casino voir si le bandit-manchot nous porte chance. Mais ces titres, aussi bons soient-ils, ne parviennent pas à surclasser les trois premiers en termes d’aura.

Cependant, "All The Right Noises" laisse une excellente impression. Le groupe est, comme à son habitude depuis… allez son retour discographique en 2015, irréprochable ou presque. Ça joue bien, ça joue intelligent, mais ça conserve une certaine fraîcheur, une certaine spontanéité qui font plaisir à entendre ou percevoir. THUNDER est une machine bien huilée qui continue à en imposer, aussi bien en studio que sur scène où la formation délivre souvent des prestations XXL. Et cela fait du bien d’avoir encore des points de référence dans l’univers du Hard Rock typiquement british comme THUNDER, qui assurent une espèce de continuité héritée des ’70, mais sonnant de façon actuelle.

Ce disque, c’est un peu comme aurait dû sonner UFO à une étape de sa carrière et comme il aurait tenté de le faire dans un passé assez récent. La bande à Luke Morley a repris cet héritage et n’ont pas peur de l’ombre de ce géant aux chevilles d’argile, cela fait longtemps que les comparses de Phil Mogg ne font plus peur à personne. Pour tous les nostalgiques du groupe, THUNDER est plus qu’un lot de consolation, c’est le complément idéal et ce "All The Right Noises" pourrait bien tourner sur les platines aussi longtemps qu’un "Lights Out".

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   DARK BEAGLE

 
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- Danny Bowes (chant)
- Luke Morley (guitare, harmonica, mandoline, chant)
- Ben Matthews (guitare, claviers, chant)
- Chris Childs (basse, chant)
- Gary 'harry' James (batterie, chant)


1. Last One Out Turn Off The Lights
2. Destruction
3. The Smoking Gun
4. Going To Sin City
5. Don't Forget To Live Before You Die
6. I'll Be The One
7. Young Man
8. You're Gonna Be My Girl
9. St George's Day
10. Force Of Nature
11. She's A Millionairess



             



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