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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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1984 Fugazi
  Real To Reel
1985 Misplaced Childhood
1986 Brief Encounter
1987 Live From Loreley
  Clutching At Straws
1988 B'sides Themselves
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1989 Seasons End
1991 Holidays In Eden
1994 Brave
1995 Afraid Of Sunlight
1997 This Strange Engine
1998 Radiation
1999 Marillion.com
2001 Anoraknophobia
2004 Marbles On The Road
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2007 Somewhere Else
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MARILLION - Misplaced Childhood (1985)
Par JEFF KANJI le 17 Octobre 2018          Consultée 203 fois

Parler de "Misplaced Childhood" aujourd'hui, c'est transmettre à une nouvelle génération, y compris la mienne, née avec cet album, un témoignage de la grandeur atteinte par MARILLION en tout peine plus de deux ans depuis son premier album. Comprendre pourquoi ce disque faisait l'unanimité chez les hardos, réussissant l'exploit de tenir le sommet des charts et de rester classé quarante et unes semaines consécutives, hardos qui seront encore plus conquis par "Clutching At Straws" dont certaines couleurs commencent déjà à poindre ("Waterhole", "White Feather").

MARILLION est pour les mélomanes de ma génération une formation élégante, toujours un peu à la marge et fortement imprégnée de ce qu'en a fait son frontman Steve Hogarth. Mais la formation qui a inventé le Neo Progressif fut tout aussi poétique et, à mon goût, encore plus passionnante dans ses vertes années, celles qui la voyaient gravir des montagnes en compagnie de Derek Dick aka Fish, ce géant à la verve légendaire, qui quittera ses comparses avec pertes et fracas en 1988.

Le sommet est atteint après la tournée "Fugazi", alors que le marathon d'enfer tenu par le groupe depuis la fin 83 se termine. C'est un groupe ultra soudé (qui de l'aveu de ses membres, perdra ce côté gang pendant les tournées à succès de 85-86) et plutôt détendu qui s'attelle à l'écriture de son nouveau disque, et ses petites pièces finissent par constituer deux mastodontes, destinés à devenir face A et B d'un concept album articulé autour du légendaire trip sous acides de Fish, qui l'aura inspiré sur ce voyage et cette lutte intérieure entre l'enfant toujours présent en chacun de nous, et la difficulté de gérer les problèmes d'adultes, qui sont si compliqués et souillés après l'innocence de l'enfance, particulièrement vive sur "Bitter Suite". On comprend mieux cette introduction magique, féérique presque, où cette mélodie de clavier de Mark Kelly nous transporte dans un autre univers, hors du temps, où l'enfant en nous se protège sous son kimono en imitation de soie.

Cet album tend lui-même à être "misplaced" devant l'avalanche de tubes de sa face A, qui vont faire la légende de MARILLION. De la romantique et syncopée "Kayleigh" au charme pluvieux de "Lavender" jusqu'aux vers héroïques de "Heart Of Lothian", nous tenons là trois monuments de la carrière de MARILLION. Mais l'album n'est pas pensé comme une suite de morceaux individuels. Je dirais que ce disque mêle les plus puissantes évocations de "Script For A Jester's Tear", "Forgotten Sons" et "Jigsaw" en un tout d'une impeccable cohérence.

Car le sommet de l'album, même si l'on arpente la haute montagne, il se trouve selon moi au sein de ces tableaux successifs sur "Bitter Suite" et "Blind Curve", où chaque petite musique crée un moment unique au sein du parcours émotionnel du personnage, que l'on peut assez sensiblement identifier à son auteur, qui y glisse de nombreux messages personnels, à commencer par "Kayleigh" bien entendu. Mais aussi à ces "I O U for your love" sur "Lavender" ou ces "So I see it's me, I can do anything, I'm still the child 'cos the only thing misplaced was direction" sur "Childhood's End?" (et le point interrogation a son importance ici).

Mêlant écriture très personnelle, production parfaite de Chris Kimsey qui a traversé le temps avec une facilité étonnante, sens de l'accroche et parfaite gestion des éléments, MARILLION a sorti son magnum opus, le genre d'œuvre qui échappe même à ses créateurs tant sa saveur si unique a su devenir intemporelle. Cette multitude de petites pièces musicales incroyablement inspirées et interprétées doit échapper à la tentation de les individualiser, comme les titres choisis le laissent supposer, MARILLION ayant toujours conçu cet album comme un ensemble, jouant dès fin 84 la face A en intégralité sur scène, et ce sera d'ailleurs l'un des attraits de "The Thieving Magpie", l'album live de la tournée "Clutching At Straws" qui sortira deux ans plus tard.

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   SPHERIAN

 
   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Fish (chant)
- Pete Trewavas (basse)
- Mark Kelly (claviers)
- Steve Rothery (guitares)
- Ian Mosley (batterie)


- Misplaced Childhood
1. Pseudo Silk Kimono
2. Kayleigh
3. Lavender
4. Bitter Suite
5. Heart Of Lothian
6. Waterhole (expresso Bongo)
7. Lords Of The Backstage
8. Blind Curve
9. Childhoods End?
10. White Feather



             



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