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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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2011 Grace For Drowning
2013 The Raven That Refuse...
2015 Hand.cannot.erase
2016 4 1/2
2017 To The Bone
 

- Style : Godsticks
- Style + Membre : Porcupine Tree
 

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Steven WILSON - The Raven That Refused To Sing (and Other Stories) (2013)
Par JEFF KANJI le 4 Mars 2019          Consultée 1295 fois

Au cœur d'une vaste campagne de remasterisation et de remixage pour les grands du Prog, KING CRIMSON et JETHRO TULL en tête, Steven Wilson a gagné la reconnaissance du milieu en tant que producteur. Ces mix en 5.1 contribuent eux aussi à sa popularité désormais. On sentait que le petit génie anglais qu'il est a été particulièrement marqué par ce travail, et "Grace For Drowning" l'a vu plonger corps et âmes dans le Rock Progressif de ces dinosaures qu'il vénère.

Pour autant "Grace For Drowning", dont les ambiances étaient très travaillées, limite Ambient justement, était un opus difficile d'accès, plutôt long et laborieux à assimiler. Je ne l'ai même pas entièrement compris moi-même et pour être franc, ce n'est pas un album que j'ai ressorti une seule fois avant cette chronique. "The Raven That Refused To Sing (And Other Stories)", le troisième album solo de rang de Steven WILSON, qui éloigne encore un peu plus l'espoir d'une reprise d'activité pour PORCUPINE TREE, continue dans cette démarche d'hommage au Rock Progressif. Mais il se pose davantage comme une synthèse du genre.

En effet Steven WILSON exploite ici les aspects qu'il aime dans cette musique pour enfin s'approprier sa vision du Rock Prog, l'héritage laissé par ces grands auxquels il livre un hommage appuyé. On pensera immédiatement à JETHRO TULL bien sûr sur "Luminol", où Theo Travis a l'occasion de montrer une nouvelle fois ses talents de virtuose. Co-produit par Alan Parsons (dois-je le présenter ?) qui semble avoir eu une influence non-négligeable sur le résultat au vu de certaines textures sonores et de voicings que l'on retrouve dans ses productions, ce disque-concept se focalise sur sept phénomènes surnaturels ; l'assurance de voyager, une fois de plus. Il faut savoir qu'après "Grace For Drowning", Steven songeait au départ à refaire un disque avec PORCUPINE TREE, (comme il l'avait fait après "Insurgentes") avant de décider de mettre l'accent sur sa propre carrière, se mettant même en retrait dans BLACKFIELD.

"The Raven That Refused To Sing" bénéficie de l'expérience de tournée plus intense que s'est imposé Steven WILSON. En effet, il a pour l'accompagner sur ce disque la plupart des musiciens qui étaient avec lui en tournée. On retrouve ainsi un Marco Minnemann tout en finesse à la batterie et Nick Beggs à la basse. Steven possède un don pour produire des disques à la fois éthérés, dynamiques, et respectueux de chaque instrument. Les parties de basse sont un véritable régal. Avec peu d'éléments, Steven Wilson, en compositeur intelligent, crée des paysages sonores qui invitent au voyage.

La grande force de ce troisième opus solo, c'est qu'il condense en seulement six titres (avec trois pièces qui passent les dix minutes quand même) son savoir-faire, et si le recours à plusieurs instruments, exotiques dans le Rock/Metal comme la clarinette et le Chapman stick (l'une des spécialités du charismatique Nick Beggs), ou caractéristiques du Prog (le mellotron pour lequel Steven nourrit une passion) attirent l'oreille, ce sont les compositions avant tout qui sont chiadées.

"Luminol", qui avait été joué déjà sur la fin de la tournée "Grace For Drowning", reprend pourtant exactement où l'album précédent se terminait. On y retrouve cet alliage de guitares lancinantes, parfois discrètes, de vocaux planants, et d'instruments solistes tissant des harmonies parfois inhabituelles. On est même parfois dans une approche carrément Jazz qui en rebutera certains. Pour autant pas de cacophonie. "Luminol" c'est une leçon de dynamique, où basse, flûte, orgue et guitare se rendent la politesse tour à tour dans des mises en place à la ELP, un crescendo vertigineux de quatre minutes avant que la voix du maître n'apparaisse, rehaussée de chœurs et doublée, pour donner ce côté presque fantomatique typique d'Alan PARSONS.

Encore un disque qui exige un certain confort et un certain état d'esprit pour pouvoir s'immerger dans le monde mêlant féerie et nature (dans un cocktail tout YES-ien, on va arrêter là le name-dropping promis), montrant tout de même que Steven Wilson maîtrise de mieux en mieux ses objectifs, car "The Raven That Refused To Sing" est plus lisible, et il est plus aisé d'en ressentir les émotions et d'en comprendre le chemin ("Drive Home"). En cela il faut reconnaître que Steven WILSON en tant qu'artiste solo a sans doute compris beaucoup de choses, et ce disque est un véritable tournant dans sa carrière, qui signera pour de bon la fin de PORCUPINE TREE et le début d'une reconnaissance qui va ne faire qu'augmenter au fil des années et des sorties studio.

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   JEFF KANJI

 
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- Steven Wilson (chant, mellotron, claviers, guitare, basse sur 3)
- Guthrie Govan (guitare lead)
- Nick Beggs (basse, chapman stick sur 3, chœurs)
- Adam Holzman (claviers, orgue hammond, piano, minimoog)
- Marco Minnemann (batterie, percussions)
- Theo Travis (flûte, saxophone, clarinette)
- -
- Jakko Jakszyk (chant additionnel sur 1,5)
- Alan Parsons (guitare wah-wah sur 3)
- Dave Stewart (arrangements cordes)
- London Session Orchestra


1. Luminol
2. Drive Home
3. The Holy Drinker
4. The Pin Drop
5. The Watchmaker
6. The Raven That Refused To Sing



             



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