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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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2011 Grace For Drowning
2013 The Raven That Refuse...
2015 Hand.cannot.erase
2016 4 1/2
2017 To The Bone
 

- Style : Godsticks
 

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Steven WILSON - To The Bone (2017)
Par JEFF KANJI le 29 Janvier 2018          Consultée 3619 fois

Steven Wilson n'a jamais été un artiste brillant par son sens du spectacle ni par sa démesure. Pourtant, le faux-jeune (il vient de fêter ses cinquante ans) a une carrière des plus productives, et même si l'univers du Metal est naturellement plus enclin à guetter un disque de PORCUPINE TREE (la formation qui l'a révélé à la scène Metal Prog avec des disques comme "In Absentia" ou "Fear Of A Blank Planet"), il a fallu s'habituer à le voir produire moins de disques et à l'écouter davantage en solo. Démarrée en 2008 avec le prometteur "Insurgentes", cette virée solo n'a fait que populariser davantage un artiste qui sait se rendre de plus en plus accessible, album après album.

Alors que j'ébauchais sa discographie avec "Grace For Drowning", double-album à la gloire du Progressive Rock de KING CRIMSON et consorts, et deuxième volet d'une trilogie commencée par le "Heritage" d'OPETH et achevée avec la collaboration STORM CORROSION, la suite a montré une volonté à la fois de ne pas se renier artistiquement et de mettre sa musique à portée d'un plus large public. "The Raven That Refused To Sing" a ainsi créé un précédent confirmé par l'EP "4½" et "Hand. Cannot. Erase.".

S'entourant de pointures plus ou moins diverses au cours de ses expériences studio, Steven Wilson a, pour la première fois depuis longtemps, repris les guitares à son compte sur "To The Bone" à l'exception du titre "Song Of I" sur lequel le jeune prodige tchécoslovaque David Kollar vient exprimer ses talents. Entouré une nouvelle fois d'une pléiade d'invités pour réaliser sa musique, le compositeur se dépasse littéralement sur "To The Bone".

Autant vous le dire, on est ici loin de "Grace For Drowning". "To The Bone" a été composé en s'inspirant de Peter GABRIEL, Kate BUSH ou encore TEARS FOR FEARS. Et en effet, j'ose le dire, Steven WILSON vient de sortir ni plus ni moins que le "So" de cette décennie. Le mythique cinquième album de Peter GABRIEL parvenait à synthétiser son talent pour livrer des paysages sonores uniques alliés à des compositions catchy avec même parfois un très gros potentiel Pop ("Red Rain", "Sledgehammer").

Et c'est ça qu'a réussi Steven WILSON ! On a eu des indices tout de même, "The Raven That Refused To Sing" se présentait un peu comme une conclusion à toute cette période Rock Prog 70, en forme d'hommage aux géants du style et "Hand. Cannot. Erase." montrait une volonté de Steven de synthétiser tous les aspects qu'a pu prendre sa carrière, tant avec PORCUPINE TREE, NO-MAN ou encore BLACKFIELD, même s'il est de nouveau pleinement investi dans le projet.

"To The Bone" n'est pas un album particulièrement recommandé aux metalleux pur jus, même si parfois on a de la rythmique solide et que les riffs font parfois penser au PORCUPINE TREE du début des années 2000, car sa sensibilité Pop est exacerbée, et un titre comme "Permanating" vous hérissera les poils… Et pourtant, cette petite sucrerie Pop enjouée assez BEATLESienne, où le chant de Steven est saisissant de mimétisme avec celui de Peter Gabriel, est à l'image des dix autres titres ; une réussite. Il n'y a bien que sur la plus ordinaire "Blank Tapes" qu'on pourra passer, mais elle est placée stratégiquement comme une respiration à mi-course, avant d'attaquer le TEARS FOR FEARS-ien "Song Of I" avec son côté à la fois minimaliste et très travaillé.

La grande force de "To The Bone" c'est d'allier plusieurs éléments qui ne vont pas forcément de pair et qui sont, au bout du compte, la garantie quasi absolue de délivrer un chef d'œuvre, soit un songwriting inspiré où les mélodies jouent un savant équilibre entre originalité et accroche, des arrangements fouillés et une ambiance personnelle et unique, de la variété entre les titres (le Metal Prog "Detonation" côtoie la Pop Progressive de "The Same Asylum As Before" à la mélodie enchanteresse), une production aux petits oignons ("Refuge"), suffisamment de mystère sur sa conception, et un timing idéal.

Steven WILSON a bien fait monter la sauce depuis trois-quatre ans avec ses albums, qui lui assurent une popularité grandissante en tant qu'artiste solo, et le successeur de "Hand. Cannot. Erase." se devait d'être à la hauteur. "To The Bone" est un chef d'œuvre, rien de moins, le genre d'album inspirant qui rappelle que tout n'a pas été fait ou dit en musique.

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Par DARK BEAGLE




 
   JEFF KANJI

 
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- Steven Wilson (chant, guitare, basse sur 1-3,5,8,11, claviers)
- -
- Ninet Tayeb (chant sur 3,7-8, chœurs sur 1,4,6)
- David Kollar (guitare sur 9-10)
- Paul Stacey (guitare solo sur 5)
- Nick Beggs (basse sur 6,9)
- Robin Mullarkey (basse sur 4,10)
- Adam Holzman (piano, clavinet sur 1, orgue sur 1-2,5-6, solina strings sur)
- Craig Blundell (batterie sur 1,3,8-9,11)
- Jeremy Stacey (batterie sur 1-2,4-6,10)
- Pete Eckford (percussions sur 1-2,6,8,10)
- Mark Feltham (harmonica sur 1,5)
- Sophie Hunger (chant sur 9)
- Jasmine Walkes (spoken word sur 1)
- David Kilminster (chœurs sur 1-2,4,11)
- Dave Stewart (cordes sur 2,4,9,10)
- London Session Orchestra (4,9,10)
- Paul Draper (séquenceur sur 1)
- Andy Partridge (texte sur 1)


1. To The Bone
2. Nowhere Man
3. Pariah
4. The Same Asylum As Before
5. Refuge
6. Permanating
7. Blank Tapes
8. People Who Eat Darkness
9. Song Of I
10. Detonation
11. Song Of Unborn



             



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